Mercredi 26 novembre 2008

Nous voici revenus à Buenos Aires, ça sent la fin des vacances. Ce mardi nous prenons un taxi pour la Bocca, où se trouve la Bombonera (stade de foot jaune et bleu de l’équipe de Boca Junior ou joua Diégo Maradona). Dans le quartier de Caminito, les magasins de T-shirts ne manquent pas, mais préférence nationale aux clubs argentins. Prés du stade se trouve le siège des supporters des Fanatics de la Bocca avec une jolie décoration et tout l’attirail du parfait supporter.

 

Le quartier de Caminato, carte postale la plus célèbre de Buenos Aires, fut restauré en 1959, les tôles et les planches des maisons furent repeintes en couleurs vives : jaunes, bleues, rouges, et les touristes arrivèrent. Assez décevant en premier abord, des dizaines de bus descendant des centaines de touristes sur ce tout petit quartier. Des boutiques de souvenirs et des restaurants attirant les touristes, des artistes peintres exposant leurs œuvres, tout cela ressemble un peu à Montmartre.


















Mais le temps de boire une bière à l’ombre d’un bar au tarif touriste (30 pesos les 2 petites bières), l’heure des visites organisées est terminée, et nous avons les rues presque désertes pour nous. Mais le soleil tape encore dur aujourd’hui. En nous éloignant du quartier, re-apparaissent les maisons délabrées de la vie quotidienne des habitants : le coup de peinture sur les tôles date de plusieurs années. Nous attrapons un bus, un peu au vol qui nous ramènera centre ville, où avec une certaine flemme nous rentrerons à l’hôtel en métro.

 

 

 

Le soir nous partons pour un repas show de tango, au restaurant El Querandi. La salle immense est divisée en 2, pour les groupes et les individuels. Dés l’ouverture à 20h30, le service commence : il y a un choix de menus avec le vin ou la bière à volonté. (560 pesos pour 2 …c’est pas donné). Les serveurs s’affairent autour de nous, toutes les tables seront au café lorsque le spectacle de musique et tango commencera à 22h. Des musiciens, (en autre contrebasse, bandonéon, violon et piano) et des danseurs qui exécuteront un spectacle de très bonne qualité. Un photographe professionnel fait des photos de toutes les tables, à la fin du spectacle il en offre une à chaque table dans un beau livret, joli cadeau souvenir, jusqu’à la sortie ou l’on nous réclame 40 pesos, pour la photo, et Gérard a cru que c’était gratuit, pauvre innocent.


Nous retournerons dans notre quartier du Congrès à pied, sur Corrientès l’artère la plus vivante de la ville, les Argentins sortent des restos, des cinémas ou des théâtres.

Par Syvie et Gerard - Publié dans : Argentine
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Lundi 24 novembre 2008

    Avant de prendre le bus en cama, pour Buenos Aires, nous passons voir un jardin tenu par une jeune dame, qui donne depuis plusieurs années du nectar de fleurs et des graines aux oiseaux. Son jardin est devenu le rendez-vous de dizaines de sortes de colibris, des petits bleus, des verts, des légèrement jaunes, des plus gros, ils sont tous là à butiner les flacons en formes de fleurs, des centaines pendant le temps de notre visite, magnifique. Au rythme des battements d’ailes, nous essayons de faire quelques photos, ce n’est pas facile, ça va vite et c’est nerveux, enfin sur 100, trois ou quatre à peu prés de bonnes.





    La chaleur est accablante, plus de 40 degrés, nous nous installons au restaurant, la salle est climatisée, la terrasse est en plein cagnard, 2 filets de bœufs de 400 grammes chacun et une bouteille de blanc, (Torrontes de Cafayate, le préféré de Sylvie). Le tout pour 125 pesos, 30 euros pour 2 avec accompagnements et déserts. Nous sommes prêt à attendre le bus jusqu’à 19 h 30, à ce moment là il fait encore 38 et ce n’est plus le vin qui nous donnent chaud.


    Le bus part à l’heure comme d’habitude. Après quelques kilomètres nous nous offrons 2 contrôles de police avec des chiens, sûrement à cause de la frontière du Paraguay et du Brésil, un couple de jeunes a gagné un contrôle en règle, fouille de leurs bagages et isolement dans deux salles différentes, les chiens renifleurs avaient trouvé une piste. Après une demi-heure d’attente, ils nous rejoignent souriants, le chien avait reniflé des restes de fumée, l’odeur n’est pas encore un délit, ouf, nous repartons. La nuit se passe et nous sommes à Buenos Aires.

Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Dimanche 23 novembre 2008

Nous sommes à l’hosteria Los Helechos, près du terminal de bus. Pratique pour monter dans El Practico, le bus jaune qui va nous emmener dans le parc des Chutes d’Iguazu. Différents chemins partent vers les chutes, nous commençons par le tour « inférieur », au pied des chutes, puis le tour « supérieur » déjà plus impressionnant, qui donne un panorama sur l’ensemble des chutes. Balades dans la forêt, on ne rencontrera pas de jaguar, dommage, on se contente de papillons et de coatis, particulièrement intéressés par les poubelles des restaurants.



Pour se rafraîchir, nous montons dans un bateau qui fait un circuits entre les cascades. En réalité, il s’avance tellement dans les remous, que nous prenons « des tonnes d’eau sur la tête », c’est ce qui nous semble…Nous descendons tous du bateau, trempés et dégoulinants. De retour sur le circuit supérieur nous serons presque secs.





Un petit train dessert les différents chemins, nous le prenons pour le dernier parcours, la Gorge du Diable. Une passerelle de 1100 m traverse le fleuve jusqu’à la faille.  Un tourbillon d’eau en forme de fer à cheval plonge de 70m, un bruit de tonnerre et des trombes d’embruns qui nous tombent dessus. Extraordinaire….mais de nouveau trempés

Après 8h de marche, nous reprenons El practico pour rentrer en ville.

Le lendemain, nous repartons vers les chutes, mais du côté brésilien, un peu plus compliqué, il faut faire un changement de bus et se faire tamponner le passeport. Coté brésilien, également, le parc est aménagé : bus, restos, souvenirs….Le parcours est beaucoup plus court, une heure de marche. Tout le long du chemin, on aperçoit les chutes du côté argentin, et en fin de parcours une passerelle emmènent les touristes également vers la Gorge du Diable, mais par le bas de la faille. Aussi spectaculaire que par le haut. On sortira de là, encore trempés.


En face des chutes, le parc des Avés rassemblent les oiseaux de la région et en particulier, les aras, les perroquets et les toucans. Nous traversons de grandes volières, en approchant les oiseaux, , les toucans ne sont pas peureux du tout, nous pouvons les toucher, ce qui n’est pas le cas des colibris, qu’il sera très difficile de voir de près.


Nouveau tampon sur le passeport et nous rentrons en Argentine. Nous avons nos billets de bus, nous rentrons sur Buenos Aires. Les vacances se terminent.

Par Sylvie et Gerard - Publié dans : Argentine
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Mercredi 19 novembre 2008
    Aujourd’hui, nous allons terminer la boucle des vallées calchaquies qui va nous ramener à Salta. Mais avant nous faisons un détour par le sud, pour visiter les ruines de Quilmès, site construit à flan de collines. Les constructions sont bien reconstituées sur une partie du site, montrant l’importance de l’agglomération et de ses défenses avec des petites tours qui se superposent dans la colline. Construite au IXe siècle par les Indiens Quilmes, elle résista longtemps aux conquistadores.


   
Un peu plus au sud nous faisons halte au musée de la Pachamama, la Mère Terre. Ce musée construit par Hector Cruz expose ses œuvres, tapisseries, peintures, poterie, tout à l’effigie de la Pachamama. Même l’extérieur du musée vaut le détour, plusieurs bâtiments en pierre, sur les murs des représentations en pierre blanche, quartz certainement, de tous les signes mythologiques de la création de la terre : suris, lamas, pumas…Et le tout au milieu de fontaines, d’arches, et de cactus cardones.


    En début d’après-midi nous remontons à Cafayate au milieu des vignobles et prenons la route du retour. Cette fois nous sommes sur une route goudronnée avec pas mal de virages qui passent au milieu de la quebrada Las Conchas. Les roches rouges ou blanches découpées, los castillos, las ventanas, l’obélisque, la Gorge du Diable…se suivent sous un ciel noir de plus en plus menaçant. Ça craint un peu, la route est inondable et il y a quelques petits rios à traverser.

    Puis la route arrive dans la vallée de Salta, plus large, et …nous sommes arrivés après l’orage. Il y a de grosses flaques d’eau dans les rues, la circulation est « bordélique », particulièrement celle des bus locaux qui font du gymkhana entre les voitures, les motos et les piétons. Toujours très difficile la circulation le soir. Nous rendons la voiture à Europcar et nous allons boire une bière, une Stella Artois. On passe sur le repas du soir, où il a fallu se goinfrer de viande (du cabri et des côtes de bœuf en rib grillés) pour ne pas laisser trop de restes dans l’assiette.
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Mercredi 19 novembre 2008
    Après un petit-déjeuner copieux à l’Hostal Llaqta Mawk’a nous visitons le musée archéologique de Calchi. Le directeur nous donne des explications mais hélas en espagnol. Beaucoup de céramiques et surtout des pétroglyphes datant d’avant l’ère Inca.

    Nous prenons ensuite la ruta 40, pour 165 km de piste. Nous traversons de petits villages : Molinos, Seclantas et nous arriverons même à trouver une terrasse, plein soleil pour boire un coup à Angastaco. En réalité, les villages traversés se composent de quelques maisons disséminées. Par contre le paysage est féerique :des québradas à la suite les unes des autres tout en longeons des rios et en autre le rio Calchaquie pas mal à sec, ce qui permet de traverser les gués. La plus jolie sera la Québrada de La Flechas, avec ces roches déchiquetées.

   


Après 7 heures de pistes, les yeux éblouis, nous arrivons à Cafayate. Il s’agit d’une petite ville, en bout de piste et qui permet de retourner vers Salta par une route goudronnées. Autour de la place centrale des bars et des restaurants à la recherche du touriste, assez rare en cette saison, mais très souvent français…peut être à cause des vignobles de la vallée. Cafayate est réputé pour ses vins en cépages torrontès. Nous en profiterons pour boire de nouveau une bouteille de vin blanc de ce cépage, accompagné d’un excellent repas. Il nous faudra faire le tour de la place avant de prendre la rue de notre hostal, Del Valle.
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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