Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 22:21
Il est 8h, nous arrivons à Cordoba, Hugo nous attend sagement assis entre les arrivées 10 à 15, nous avons oublié de lui préciser la compagnie de bus, alors il surveille tous les bus. Nous le voyons du haut du bus, accolades et l’on va boire un coup au café du terminal.
Il nous accompagne dans un tour de quartier pour trouver un hôtel, C’est plus facile avec lui car il connaît les rues avec hôtels, nous trouvons rapidement l’hôtel Corona, à 2 pas du terminal de bus et à 600 mètres du centre ville, il est très bien situé et ne coûte que 140 pesos.
    Il rentre chez lui et nous invite pour l’apéro et un assado avec sa mère et ses copains pour ce soir. On va en ville, un tour de place et l’on rentre pour une petite sieste.
Nous partons en taxi jusque chez Hugo, nous arrivons en début d’après-midi (heure argentine), il est 19h30. Nous trouvons facilement : les indications d’ Hugo et de Mr Google  se sont parfaitement recoupées.
    Nous allons faire les dernières courses au Wall Mart, et attaquons l’apéro en attendant les copains qui doivent arriver en début de soirée, vers 21h30. Au programme, vin rouge et empanadas réalisées par sa mère, les deux étant d’excellente qualité, nous en oublierons de faire les photos pour immortaliser la soirée. Les copains arrivent échelonnés, l’apéro continu en attendant.
    22h tout le monde est là, nous sommes 9, la braise est chaude, les choses sérieuses commencent, Hugo a lancé le feu, puis Toto (un copain assureur) a pris les choses en main. La cuisson est excellente, la viande est délicieuse et les salades de sa mère aident le tout à passer. L’heure de la musique et du « Fernet branca, coca » est arrivée. Hugo distribue les guitares à 2 de ses copains, (nous ne nous souvenons pas de leur nom), mais dont le talent est immense. Un, en première guitare solo (virtuose) et le second qui l’accompagne avec brio, un régal, puis ils inversent car le second chante alors des tangos, puis Hugo chante et l’on recommence, un vrai récital à la maison. Après la glace et le gâteau, la fatigue et le vin aidant, nos yeux se ferment tout seul, il est temps de prendre le taxi pour rentrer. Nous les abandonnons en plein concert, il est 2 heures.

    Le réveil est tardif, nous prenons le bus pour Alta Gracia. Nous visitons l’estancia Jésuite et la maison d’enfance de Che Guevara transformée en musée, puis nous rentrons à Cordoba où nous allons réserver un tour dans la vallée de la Punilla pour le lendemain.
    Le bus vient nous prendre à l’hôtel, nous faisons un tour de Cordoba pour prendre les autres excursionnistes et c’est le départ. Nous passons par le barrage de San Roque (niveau très beau, il ne pleut pas) pour aller à la capitale du folklore Cosquin. Nous continuons la vallée et arrivons à Capilla del Monte, au pied du mythique Cerro Uritorco. C’est l’endroit, paraît’il, ou apparaisse le plus grand nombre d’OVNI d’Argentine. Ensuite nous allons à Los Cocos, ou nous faisons le tour de télésiège jusqu’en haut de la colline, jolie vue sur la vallée et retour à Cordoba via La Cumbre et Villa Carlos Paz.

    Le lendemain nous avons une deuxième excursion, pour aller à La Cumbrecita. Nous longeons une retenue d’eau le lago Los Molinos. Dans ce lac arrivent les quatre rivières qui alimentent une des réserves d’eau de Cordoba. La colline est brûlée un peu partout, un incendie a ravagé les bois, il y a une dizaine de jours, la sécheresse est présente. Aujourd’hui la saison estivale commence, il pleut depuis ce matin et nous faisons notre tour sous la pluie et le brouillard. Nous dégustons les spécialités régionales, fromage de chèvre, jambon, coppa, saucisson etc…

    La visite du village piétonnier de La Cumbrecita, se fait sous l’orage. C’est un ensemble de chalets construits par des Allemands, on se croirait au Tyrol. Nous regagnons le bus, trempé jusqu’aux os. L’arrêt suivant, s’effectue à La Villa General Belbrano, bourgade très touristique, des magasins et des bars restaurants partout. La ville est aussi dans le style montagnard tyrolien, nous essuyons notre deuxième orage pendant la visite.

     Nous rentrons à Cordoba à 19h 30. Le gérant de l’hôtel nous explique avec force gestes, la visite d’Hugo. Nous allons chercher nos sacs et attendons dans le hall. Hugo et sa maman sont venus nous accompagner au bus pour Buenos Aires que nous devons prendre à 22h31.
Nous allons ensemble au terminal de bus, dans la voiture de Hugo et nous installons au bar avec des empanadas et des boissons en attendant notre départ. Au revoir à Hugo et sa maman et nous montons dans le bus, les vacances sont bientôt terminées.
Nous n ‘avons pas d’hôtel à notre arrivée, l’Ayamitre est complet et nous n’avons pas eu le temps de lire les guides. Nous faisons une demi-heure de queue pour prendre un taxi que nous envoyons vers le quartier de Congreso. Nous apercevons un hôtel qui doit être dans nos prix. Nous faisons arrêter le taxi. L’hôtel Normandie coûte 240 pesos avec AC, frigo et wifi dans la chambre. Ce sera très bien.
Après la douche, un peu de logistique : lessive chez le Chinois et change. On traîne dans les rues avant de rentrer à l’Hôtel.
Le lendemain, nous n’avons plus beaucoup de courage, nous allons flâner à San Telmo, puis à Puerto Madero. Le soir, nous retrouvons Rodolphe pour manger dans le quartier.
Et le dernier jour arrive. Nous avons gardé la chambre d’hôtel jusqu’au soir ( pour terminer le blog avec le wifi). Nous visitons le Palacio de l’Agua, un superbe bâtiment construit en 1894 pour apporter l’eau potable de Mar del Plata à Buenos Aires. Ca ressemble au Palais Longchamps. A  l’intérieur ont peut voir les canalisations et les réservoirs de l’époque.
C’est aussi notre dernier repas à Buenos Aires : au Palacio de la Papas Fritas, on avalera notre morceau de viande à 400g accompagné d’un vin de Mendoza. Il fait très lourd.
Nous sommes à l’hôtel pour faire les sacs, l’orage éclate, il pleut à verse.


Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 13:00
Une dernière  pour Christian, c'est en vert car il y a  des parties ou nous sommes allés  plusieurs fois.
Les aventures de Cordoba arrivent
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 01:18
    Nous sommes arrivés à Mendoza vers 10h. C’est dimanche, comme beaucoup de villes d’Argentine, tout est fermé sauf les restaurants. Nous nous installons en terrasse d’un restaurant de parilla où nous accompagnons notre viande d’un vin local : La Linda. Après la bouteille de Malbec, et la nuit passée dans le bus, la sieste s’imposera… En fin d’après-midi nous nous promenons au parc San Martin. Là, les familles sont venues pique-niquer sur les pelouses, certaines avec tables et chaises et même bouteille de gaz. Nous, nous avons une bouteille d’eau …
L’hôtel s’est occupé de notre séjour, lundi, nous partons vers le Chili. Nous montons la vallée de l’Aconcagua que nous apercevons du haut de ses 6962 mètres. Nous passons aussi à Puente del Inca, une arche faite de concrétion minérale et sulfureuse, une vingtaine de mètres au-dessus de la rivière. Les couleurs varient suivant l’éclairage et le soleil. Nous avons des verts, des rouges, des marrons et des blancs avec toutes les gammes de dégradés. Des vendeurs offrent aux touristes, les minéraux locaux et différentes variétés d’articles pétrifiés par les eaux, des chaussures, des bouteilles, et de nombreuses petites sculptures recouvertes par le calcaire coloré.

    Nous allons jusqu’à la frontière Chilienne, Las Cuevas à côté du tunnel à 3100 m et nous redescendons à Mendoza.
Le lendemain nous sommes plus terre à terre : visite de bodegas. Chaque cave présente son vin, et lors de la dégustation explique comment découvrir le vin : couleurs, arôme…Nous visitons également une exploitation d’huile d’olive, là aussi avec dégustation (d’huile, mais aussi de tomates séchées  l’huile d’olive).
Et comme nous n’avons pas tout compris dans la dégustation, nous recommençons la visite le mercredi de 2 autres bodegas, une très grande, elle produit 45 millions de bouteilles, la bodega Lopez, Les installations, (cuves, pressoirs) sont impressionnantes, toutes en inox et automatisées, Le raisin est déversé dans 4 cuves avec vis sans fin. . L’embouteillage et la mise en carton sont aussi automatiques. L’autre bodega est plus artisanale, elle fait du vin bio, la bodega Cecchin, ensuite nous faisons la visite d’une huilerie et d’une fabrique de liqueur avec dégustation.
Nous rentrons, prenons nos sacs à l’hôtel et allons directement au terminal des bus, embarquement pour Cordoba en cama.

Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 04:59
    On se débarbouille à l’eau froide et après avoir déjeuné avec tous les enfants, nous chargeons nos bagages. Ils nous embrassent tous avant que nous montions dans la voiture, cuisinier et cuisinière y compris. Ils nous feront des signes d’adieu jusqu’à ce qu’on disparaisse au bout de la route.
Nous reprenons la piste pour descendre jusqu’à Susques . De nouveau nous nous arrêtons chez Norma pour acheter du ravitaillement.
        La route est toujours barrée, les manifestants n’ayant pas eu gain de cause, continuent à bloquer la route. Nous, nous prenons la ruta 40, la piste qui nous amène jusqu’à Puesto Sey. La route est différente, nous montons puis descendons dans le lit des rivières que nous traversons à gué ( il n’y a pas beaucoup d’eau ). Nous rencontrons des lamas et des vigognes ainsi qu’un renard, el zorro, qui nous regardera passer. Avec l’eau de la rivière il y a plus de présence animale, particulièrement des oiseaux que sur la piste de San Juan. 72 km plus loin, nous arrivons dans le village de Puesto Sey. Là le bus passe, mais il n’y a ni électricité ni téléphone. C’est le dernier village de la province de Jujuy.
   
    Les enfants sont au réfectoire. La directrice nous accueille et nous fait asseoir. Les cuisiniers retournent en cuisine pour nous préparer le repas. Pendant ce temps, le prof de musique, Luis,va chercher les instruments de musique. Il accompagnera à la guitare un groupe d’une dizaine d’enfants qui nous font un concert de musique et de chants. La directrice et les instituteurs entraîneront les autres enfants à chanter et à taper dans les mains. Nous aurons ainsi droit à un super concert d’une heure environ. A la fin, la directrice fait monter sur un banc une nina de cinq ans qui chantera puis fera de la flutte : une future artiste…

    Nicole restera à discuter avec la directrice qu’elle ne connaissait pas encore. Lors du festival c’est Rober qui accompagnait les enfants. Mais ayant des problèmes de santé, il ne peut pas vivre loin d’un hôpital et a donc quitté l’école de Puesto Sey pour celle de Susques.
Nous partons de l ‘école vers 15h, nous avons encore pas mal de piste pour rentrer à Salta.
Les enfants nous accompagnent, là aussi jusqu’à la voiture et nous disent adieu.

    Nous continuons notre trajet, nous allons remonter jusqu’à 4393 m derrière le volcan Tuzgle.
Soudain, devant nous un pickup garé et un peu plus loin un scrappeur. C’est une partie de la piste très étroite et en descente, nous ne pouvons pas passer. Les ouvriers sont venus réparer une partie de la piste, un virage où il y a eu un effondrement. Nous attendons un quart d’heure environ, puis le scrappeur descend la piste. Nous le suivons jusqu’à une ligne droite où nous pouvons le doubler. A l’aller il avait aplani le terrain, ce qui fait que nous roulons sur une piste plate sans cailloux. On apprécie particulièrement, puisque la route passe dans le lit de la rivière et qu’à notre dernier passage il y avait beaucoup de cailloux et un peu d’eau.

    Nous apercevons bientôt le pont du chemin de fer, derrière c’est la descente sur piste toujours jusqu’à San Antonio de los Cobrès. Nous avons ensuite une cinquantaine de km sur asphalte puis les 70 derniers km en piste. Nous arrivons à Salta vers 21h 30. Nous déposons Julia chez sa mère et nous nous installons à l’hôtel, tout poussiéreux. Nous remettons la douche à plus tard et partons boire une bière en attendant notre pizza.
Le lendemain, nous rendons le pickup. Nous le garons en face de l’agence puis allons tirer de l’argent au distributeur. C’est moins cher de payer cash que par carte bleue.
Nous retrouvons ensuite Nicole au restaurant. Nous reparlons de notre voyage, avec de temps en temps les larmes qui nous montent aux yeux en repensant à ces moments plein d émotion passés avec les enfants des 2 écoles perdues au fond de la Puna.
Nous allons bientôt quitter Salta et la région nord de l’Argentine, nous avons nos billets pour Mendoza. Nicole remontera à Jujuy.

Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 22:10
    Nous nous mettons d’accord avec Nicole, pour aller rendre visite aux écoles parrainées par l’association, les Enfants d’Atacama, Julia, une agronome doit nous accompagner. Hélas il n’y a aucun pick up de disponible pour lundi à Jujuy. Nous partons donc à Salta, ville plus grande et plus touristique. Les agences sont fermées le samedi après-midi et le dimanche. Nous trouvons quant même une petite agence Earth, ouverte et avec un Toyota Hillux de disponible.
        Dimanche matin, Nicole vient nous retrouver à l’Hôtel avec les croissants pour le petit-déjeuner.
Lundi matin, nous partons tous les 3 à l’agence. Nous avons prévu de prendre la voiture à 8h30, mais heure argentine, l’agence ouvrira à 9h. Nous réglons les formalités et prenons la route pour la maison de Rafael, à Jujuy, où Julia nous attend et d’où nous chargeons les paquets de vêtements récupérés de France et d’Argentine.
Une fois la plateforme du pick up chargée, nous montons dans la Quebrada. Nous avons prévu une étape à Purmamarca à 2200 m pour ne pas monter directement au col à 4170m. Nous faisons quelques achats, puis un tour de voiture dans « la palette de couleurs » des montagnes derrière le village.

    Nous attaquons doucement la montée en lacets qui nous mène au col puis à Susques où nous avons prévu de passer la nuit. La propriétaire des lieux, Gladys, nous accueille. C’est l ‘ancienne directrice du collège, à presque 70 ans, elle se met à l’informatique. Toute contente, elle nous montrera ses cours de Word et d’Excel…L’hôtel, La Viguna, n’a pas l’eau chaude (et pas de chauffage), le réveil est donc tonique, et nous entraine pour les prochaines étapes. On se rendra compte en sortant qu’il a gelé pendant la nuit.

    Nous nous rendons à la boutique de Norma pour acheter du ravitaillement pour l’école : du riz, des pâtes, des sodas, quelques légumes et de la viande hachée et des poulets congelés. Nous ferons connaissance avec la fille de Norma, Wara qui nous présentera « Princesse », le petit agneau élevé derrière la maison. Nous faisons un 2e ravitaillement dans une autre boutique de Susques.
Et nous partons à la manif ; en effet la route du Chili est bloquée par les manifestants qui réclament des effectifs pour l'école. Nous sommes accueillis par les femmes du village qui nous proposent maté et pain. Il faut bien se réchauffer pour commencer la journée. Les grandes marmites d’eau chauffent. Petit à petit la manifestation s’organise, d’abord de gros blocs de rochers coupant la route, puis le Padre arrive avec des feuilles de papier, des crayons, de la ficelle…pour écrire les slogans et un câble pour barrer la route solidement.

    Nous ne restons pas longtemps voulant arriver à l’école de San juan de Quillaquès pour le repas du midi.
La piste part derrière le village, il n’y a aucun moyen de transports publics. Le seul véhicule du village est celui du Maire. Nous remontons à 4100 m et arrivons au village à 3900 m ( qui compte 130 habitants ) vers 12h.
Les enfants sont dans la cour et travaillent à la construction d’une mare pour des canards, que la Directrice Elisa ramènera de Jujuy, le week-end prochain. Après avoir désensablé le trou bétonné, les garçons apportent l’eau tirée du puits, et les plus petits ainsi que les filles regardent si l’eau s’échappe…

    Elisa fait reprendre les cours. Elle est seule, les 2 institutrices étant absentes. Nous en profitons pour faire le tour de l’école et regarder les installations : des panneaux solaires pour l’électricité sur le toit, des fours solaires dans la cour, le trou dans le sol qui sert de puits. A l’extérieur se trouve le four à pain, l’école fait son pain une fois par semaine. Il y a aussi le poulailler, une idée de Nicole qui l’a fait construire pour que les enfants aient des œufs et éventuellement de la viande. A côté la serre qui n’a pas résisté aux rafales du vent.

    La cloche sonne, c’est l’heure du repas au réfectoire. Nous nous asseyons en bout de table à côté l’Elisa. Steacks hachés ( qui a bien supporté les quelques heures passées sous la bâche) avec du riz, puis une soupe de légumes et une banane en dessert.
Les enfants après un petit moment à jouer dans la cour reprennent les cours. Julia avec les 3 plus grands va à la serre. Elle fera découper les morceaux de plastique arrachés, et par bandes entourera les fils de fer de la carcasse. Il y aura peut-être plus tard du plastique de remis, mais en réalité, c’est la conception de la serre qui est à revoir : elle ne résiste pas aux assauts du vent, donc l’enterrer plus profond, mettre des plaques de marcolite (tôle ondulée fibrée transparente) au lieu du plastique…

    Nous participons également au goûter : maté avec du cake. A chaque repas il y a un tour pour mettre la table et la desservir. De même, les grands doivent s’occuper des 3 petits : leur couper la viande, les aider à manger.
Ce sera ensuite la distribution des vêtements apportés. Des grands désignés par Elisa font faire des tas séparés selon les tailles. Ensuite elle appellera les plus petits en taille et leur distribuera les vêtements, puis ce sera le tour des filles, puis des garçons. Aucun enfant se manifestera, tous attentent le vêtement qu’Elisa leur donnera. Puis ils se retirent, plient délicatement le tee-shirt ou le jean et vont les ranger dans leur dortoir. Certains tellement contents vont garder les combinaisons de ski qu’ils ont eues…Peut-être étonnant mais l’hiver par des températures négatives et peu de chauffage, cela est très pratique.
    Il y a également des peluches et des poupées distribuées :  un ravissement. Chacun part dans son coin pour jouer, même les garçons.
Elisa distribuera également les chaussettes achetées par Nicole : 4 paires pour chacun. De même les enfants vont les prendre avec soin et les ranger.
C’est une atmosphère irréelle : loin de notre société de consommation, les enfants connaissent le prix des choses et sont contents de recevoir en cadeau une paire de chaussettes…
Elisa connaissant toutes les familles, partagera ensuite les vêtements de bébé et d’adultes pour les frères et sœurs ou les parents des enfants.
Tous les enfants nous embrasseront.
    Gérard leur passe sur le micro une sélection des photos faites pendant le festival. Assis par terre ils se regardent et commentent.
   
    Nous changeons de pièce et allons à la cuisine, ou le cuisinier et la cuisinière préparent les empanadas, nous apportons une aide symbolique à étendre la pâte et à la confection, les notres se repèrent de suite par leurs irrégularités.
Nous prenons le repas avec les enfants, empanadas et poulets avec riz. 

    Les enfants nous récitent des poèmes et nous offrent un cadeau à chacun, bonnet pour Gérard, bérets pour les filles, ponchos et un cactus décoré. La séance de photos est animée, Julia et Gérard prêtant leurs appareils à photos pour que chacun puisse prendre son cliché. La directrice doit intervenir pour calmer l’enthousiasme des enfants et la pagaille que nous avons organisée.
Il fait très frais, la cuisinière propose de ranger la voiture sous un abri pour que le radiateur ne gèle pas pendant la nuit. . Tout le monde va se coucher plein d’émotion, sous un ciel étoilé, des étoiles partout, magnifiques.
   
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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