Lundi 26 octobre 2009
re special Christian
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Samedi 24 octobre 2009
Spécial pour Christian
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Samedi 24 octobre 2009
    Nous partons à 8h de Rio Gallegos pour la terre de feu, 12 h de voyage jusqu’à Ushuaia nous attendent. Nous traversons la pampa comme d’habitude. Après une centaine de kilomètre, voici le passage de la frontière chilienne, nous subissons les formalités habituelles pour sortir de l’Argentine. Nous remontons dans le bus, le chauffeur vérifie que tout le monde est là. Pour passer la frontière chilienne qui se trouve la porte à côté, on redescend, les mystères ou les formalités. Pourquoi a t il fallut remonter dans le bus ? on ne sait pas, le tout nous a pris 1h. Encore de la pampa, mais chilienne cette fois-ci, cela change tout, et nous arrivons au bac pour traverser le détroit de Magellan. Le bateau arrive, ouvre les portes. Il se tient près du bord au moteur sans amarres, avec une petite dérive, nous montons et il recule de cent mètres afin de se réaligner sur la pente cimentée. Les voitures, les bus et les camions embarquent sans dommage. Nous traversons le détroit et la même manœuvre de l’autre côté nous permet de débarquer.
   
On repart, passage de frontière dans l’autre sens, cette fois-ci, nous quittons le Chili pour rentrer en argentine, du coup notre visa est à nouveau valable pour 3 mois. Encore un peu de pampa jusqu’à Rio Grande où nous effectuons une petite halte, histoire de renouveler quelques passagers, de la pampa à nouveau et changement de décor, nous voici dans un paysage de montagne, des sommets enneigés, une station de ski, de la neige sur le bord de la route, nous approchons d’Ushuaia.        
    Au détour d’un virage, nous voyons le canal de Beagle et sur son bord, Ushuaia, il est 20h, nous sommes arrivés. Sur le plan, nous repérons l’hostel Antartica que nous avons réservé depuis Rio Gallegos, il est à cinq quadras sur la droite et deux en face, soit environ sept cent mètres, un sac devant, un derrière, nous voilà parti, un peu de marche fait du bien après douze heures de trajet. Nous trouvons du premier coup. Une grande chambre, environ 20 mètre carré avec les toilettes et les douches à l’extérieur (200 ps).
    Lundi matin, il fait beau. Nous faisons un tour de ville en passant à l’office de tourisme qui nous donne des conseils et des plans. Sur le quai, tous les tours operators se trouvent là, nous allons au kiosque des « tres marias » qui propose une promenade sur le canal de Beagle à 15h, si le temps le permet (180 ps par personne). A l’heure dite nous embarquons sur le voilier construit à la Seyne sur mer et qui a déjà fait 4 fois la traversée de l’Antarctique. Nous sommes 8 touristes, un guide, le capitaine et son aide. Nous sommes assis à l’arrière du voilier avec un Italien. Par politesse, nous faisons connaissance : il travaille à Orange Business Service …à Milan. Madre de Dios…
    
    Nous abordons les îles Bridges, une colonie de lions des mers : el macho avec ses femelles et leur petit. Autour de jeunes mâles, encore inoffensifs …pour el macho. Sur les îlots voisins nous voyons des colonies de cormorans royaux. Nous débarquons sur l’île « H » voisine en escaladant la falaise, petit tour avec les explications de Marino sur la végétation, les oiseaux et les anciens habitants, les Yamanas. Il est bientôt l’heure de rentrer, avec les voiles. Le capitaine surveille sans cesse l’horizon où arrivent de gros nuages. Nous sommes transis par le froid et par le vent. Une heure plus tard, le capitaine repart au moteur, le ciel est complètement couvert et le vent glacial. Nous rentrons au port à 21h, nous n’avons jamais eu aussi froid…. Le soir restaurant la Cantina qui sert les araignées de mer de géantes : centollas. Nous les prenons déjà préparées accompagnées de vin blanc. A la table d’à côté, une jeune couple d’argentins va se battre avec les ciseaux pour décortiquer leur araignée.
   
    Le lendemain, nous partons en bus avec piratour (275 ps), pour aller voir les pingouins. Nous avons choisi cette agence, car c’est la seule qui permet de débarquer sur l’ile. 1h30 de bus dans la montagne et sur la piste, les paysages sont magnifiques. Nous arrivons à l’estancia Harbenton, racheté par Total, pour parfaire son image de protection de la nature. Quand on est un des plus gros pollueurs mondiaux, on protége quelques hectares de nature, pour se donner bonne conscience et surtout on le fait savoir au monde entier. C’est de la communication d’entreprise, rien que de la gueule. On est accueilli par la guide, et l’on prend un zodiac pour arriver sur la plage de l’île ou son regroupé les pingouins. Sitôt débarqué, le guide se transforme en commandante en chef, ne pas aller si prés, pas dans cette direction, ne faites pas de bruit, suivez moi, etc etc… un peu autoritaire mais avec des explications claires et précises et répondant à toutes les questions. Le tour au milieu de centaines de pingouins de magellan fut intéressant, d’un côté les pingouins, de l’autre des touffes d’herbes et au loin les montagnes enneigées, cela donnait un ensemble de toute beauté. Bien sûr, il y avait aussi, les oies sauvages, les cormorans royaux, les canards et des pingouins royaux qui se tenaient en groupe, bien droit avec les côtés du bec dorés, mais on ne va pas s’attarder sur les minorités. Retour à l’hôtel par la piste avec un arrêt photos, il est 9h, l’heure du restaurant. Nous allons dans une parilla à volonté, avec agneau grillé, viande et un buffet d’entrée et de déserts.

    Ce matin, on va réserver à Aerolinas Argentina nos billets d’avion pour rentrer lundi à Buenos Aires, nous trouvons pour 14h30 des billets à 673 ps avec Austral air. Notre retour assuré, nous partons à midi en bus regular au parc national de la terre de feu (50 ps). Une fois l’entrée du parc payée, encore 50 ps, nous nous faisons arrêter près d’un pont pour prendre la première randonnée vers la laguna negra, cela nous permet de voir la formation de la tourbe. Nous enchaînons par le mirador Lapataia, comme vous l’avez compris c’est un point de vue sur la baie Lapataia du canal Beagle, et nous descendons sur la baie.

    Le temps est magnifique, le paysage aussi. Toujours à pied nous continuons par le trail des castors, ils ont barrés la rivière sur trente mètres et cela fait un beau barrage et une retenue d’eau. Nous ne voyons pas de castors, mais un couple de renards qui traversent le barrage juste devant nous, puis nous rentrons par la route jusqu’au point de stationnement des bus, nous arrivons juste pour prendre celui de 17h. Restaurant et l’on se couche.
    Ce matin, il pleut, nous changeons le programme et nous allons faire les boutiques, les musées et ensuite un peu d’internet.
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Lundi 19 octobre 2009
    Réveil à 6 heures, nous allons prendre le bus de Chateltravel devant le Rancho grande. Nous profitons de la demi-heure d’avance pour prendre le petit-déjeuner. C’est un petit bus de 25 places d’une agence locale, les bagages ont du mal à rentrer, ils squattent les 5 places arrières, enfin en tassant on rentre tous.
    Sur le trajet, nous voyons le bus de Chateltravel en panne sur le bord de la route, voici la raison du changement impromptu de bus. Le voyage dure 4h jusqu’à El Cafalate pour 75 ps, nous avions confirmé notre billet ouvert la veille.
    Nous prenons de suite un billet pour le bus de midi, direction Rio Gallegos, 1 heure d’attente, nous payons 53 ps.
Nous profitons du paysage de la pampa de Patagonie, un grand désert herbeux, mais il y a toujours quelque chose pour nous distraire, des oies par-ci, des guanacos par là, des lièvres qui filent à toute vitesse, des vaches, une estancia tous les 50 km, des chevaux,une voiture, un bus en panne, des moutons, au début nous voyons même 3 condors. Il y a de la vie dans la pampa.

    A 16h nous voilà à la station de bus de Rio Gallegos, le premier bus pour Ushuaia est dans deux jours, l’enchaînement n’est pas franchement réussi, nous réservons nos place pour lundi matin, et nous allons passer le week-end à Rio Gallegos. Nous logeons à l’hôtel Paris à 160 ps.
    La ville n’est pas touristique, elle est réputée pour la congélation de viande de bœuf avant l’expédition pour l’étranger. Dimanche c’est le jour de la fête des mères, à tous les coins de rues des marchands d’œillets et de roses à l’unité. Dimanche tout est fermé, nous faisons un tour venté le long de l’estuaire, il fait du vent pour changer, il fait donc froid puisque le vent nous transperce et pour finir, il se met à pleuvoir.

    Un dimanche à aller au restaurant « RO.CO ». Il est de qualité comme celui de hier soir « CHINO », un bon choix. Nous arrivons dans les premiers au restaurant à midi, on a pris l’habitude de se méfier des heures d’affluence inhabituelle pour nous. C’est le cas, il y a bien 200 personnes assises à 12h30, il est plein, jusqu’à 15h une douzaine de personnes attendent en permanence une table de libre. Nous regardons les familles : quelquefois 4 générations présentes.  Nous sortons du resto 3h après. La ville est toujours aussi vide, bien que le soleil soit revenu.


Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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Samedi 17 octobre 2009
    Notre étape suivante est El Chaten où nous arrivons en fin de matinée.. A l’entrée du parc, les bus s’arrêtent, on descend et ont nous fournis des explications sur le parc des glaciers ainsi qu’une carte avec les diverses randonnées à faire. On peut ainsi faire son planning.
     Nous avons une chambre pour la 1er nuit à hôtel Rancho Grande(160 ps). Celui ci étant complet, on nous propose une cabana juste à côté. On verra demain… Pour l’instant nous partons faire notre 1er randonnée, la plus facile jusqu’au Chorillo del Salto : une cascade d’une cinquantaine de mètres. Il y a un petit rayon de soleil, juste de quoi se réchauffer un peu. La promenade se fait à plat le long d’une piste qui longe le rio de las vueltas. C’est une promenade familiale, la piste mène jusqu’à un parking situé à une cinquantaine de mètres de la cascade, beaucoup de personnes y accèdent en voiture.

     Le lendemain nous déménageons donc dans notre cabana à 200 pesos et nous partons juste après en randonnée. C’est une cabana à deux étages, au rez de chaussée, 2 couchages superposés, la cuisine salon et la salle de bains avec baignoire, à l’étage 2 chambres, une avec deux lits simples, l’autre avec un lit double.

    Le ciel est bleu, pas un nuage et pas de vent. Nous nous avançons vers les pics du Fitz Roy que nous découvrons devant nous de plus en plus près. Nous arrêtons notre randonnée à Poincenot dans une vallée un peu marécageuse et partons vers le lago Capri avant de rentrer. Le lac est accueillant, avec le camping juste au dessus, nous en profitons pour nous asseoir sur la berge en admirant le paysage.
    
Notre promenade aura duré 6 heures, nous en avons un peu plein les chaussures mais nous sommes ravis des paysages rencontrés.
    Le matin suivant, idem, ciel bleu et pas de vent. Cette fois nous partons vers la laguna Torre. Nous montons pendant 250m, et nous atteignons un point de vue sur la vallée et les montagnes, ensuite une longue traversée de trois vallées pendant 7 à 8 km, le dénivelé est négligeable, plus ou moins 30 m. A 13h nous sommes face au lac. Le glacier Grande y descend, des morceaux de glace flottent sur l’eau d’un bleu-vert laiteux et au-dessus les pics du Fitz Roy et du Torre. Une vue magnifique et inoubliable…

    Sur le chemin du retour, nous observons un couple de pics verts entrain de « piocher » dans les troncs d’arbres, le mâle a la tête rouge, bec rouge, la femelle a la tête noir, bec rouge. Vendredi nous nous levons toujours avec le soleil mais cette fois il y a quelques nuages blancs dans le ciel et le vent souffle un peu. Nous avons au programme de la journée deux marches qui amènent aux points de vue au dessus du village.

    Cette fois le Fitz Roy appelé autrefois par les indiens El Chalten mérite bien son nom de « montagne qui fume » : un nuage reste accroché au tour des parois. Le vent souffle un peu plus, il fait froid. Demain, nous partons vers Ushuaia.
Par Sylvie et Gérard - Publié dans : Argentine
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