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Rapatriement

Publié le par Sylvie et Gerard

Rapatriement

Et bien non, ça ne se passera pas comme souhaité. Il n'y a pas de place en business, donc c'est la civière.

L'équipe médicale vient nous chercher à l'hôpital. Après les adieux au personnel et au Dr Diaz, nous montons dans l'ambulance, en civière pour Gérard.

Arrivés devant l'aéroport, il faut attendre l'ouverture des guichets de Air France à 14h. Une fois l'enregistrement ouvert, l'équipe médicale et Sylvie enregistrent les bagages.

Là nous nous séparons, Sylvie rentre sous douane comme tout autre passager et moi avec l'ambulance et l'équipe médicale nous allons sur le tarmac au pied de l'avion.

Et là ça se complique un peu. Nous sommes devant l'avion 3h avant le départ. Le personnel au sol d'Air France doit monter la civière en s'occupant du ravitaillement et du chargement de l'avion.

Je suis sorti de l'ambulance et installé dans une passerelle monte charge en attendant que la place soit faite dans l'avion. Pour installer la civière, il faut coucher 6 sièges à l'arrière de l'avion puis installer le mécanisme qui soutiendra la corbeille.

Au moment de m'installer, l'infirmier se rend compte que le dispositif est installé du côté droit de l'avion et non du côté gauche. La différence, c'est que du côté gauche la cloison des toilettes se retire et qu'il est possible de passer la civière de travers pour arriver dans l'avion ce qui nécessite moins de personnes pour soutenir.

Donc branle bas de combat avec la chef des hôtesses de l'air qui fait venir le commandant de bord. Si on refait l'installation l'avion partira en retard. Le commandant de bord prend la responsabilité du retard. Le personnel au sol, en prenant tout son temps démonte d'un côté et remonte de l'autre.

Les passagers commencent à rentrer dans l'avion. Ceux du fond de l'avion doivent attendre debout leur nouvelle place.

Puis arrive le chargement de la civière. Le médecin, l'infirmier, les 2 brancardiers passent la civière à travers la cloison. Celle-ci bascule une fois d'un côté, une fois de l'autre. Dans l'avion personne ne parle, tout le monde regarde horrifié l'embarquement, se demandant quand je vais me retrouver par terre.

Et non, je suis enfin installé au fond de l'avion, les hôtesses repartissent les places.

Maintenant nous avons perdu notre couloir aérien et devons attendre le feu vert de la tour de contrôle. Nous allons partir avec 2h30 de retard. Le "chargement" aura pris 5h30.

Et maintenant quelques 13h de vol. Quelques piqures, antalgiques, morphine…pour oublier les douleurs du transport. Dans un premier temps, il y a traversée des Andes. Tout le monde doit rester assis, personnel compris. Mais il n'y aura pas trop de perturbations. On me détache un peu et j'ai le droit d'être légèrement redressé. Pendant la traversée de l'Atlantique, ça remue, même franchement. J'ai l'impression d'être sur une balançoire et les douleurs reviennent.

Roissy, je sors en dernier de l'avion par une passerelle installée à l'arrière. Une ambulance me récupère et nous emmène à la passerelle d'embarquement pour l'avion de Monpellier ( pas Marseille, il n'y avait plus de place ). Sylvie passe par l'aéroport.

C'est encore de l'attente sur le tarmac, l'avion est en retard. Une heure et demi plus tard, c'est l'installation qui se fait beaucoup plus facilement.
A Montpellier une nouvelle ambulance va nous amener à Marseille, le temps de récupérer Sylvie et les bagages.

Changement de plan, nous n'allons plus à la Clinique Bonneveine mais à l'Hôpital St Joseph. Une fois sorti de l'ambulance, nouvelle déconvenue, on ne m'attend pas et il n'y a pas de lit libre. J'attends dans un box des urgences. Sylvie qui était avec moi décide de rentrer à l'appartement déposer les bagages. Elle revient aux urgences, mais cette fois ne peut plus rentrer. Elle va attendre quelques heures. Vers minuit, 6 heures après mon arrivée, un médecin passe. Je vais dormir dans le box des urgences en attendant une place en rhumatologie pour le lendemain. Sylvie part rapidement pour avoir le dernier métro.

Le lendemain vers 11h j'ai mon lit dans une chambre individuelle. Le dimanche, le médecin passe me voir avec mon dossier et demande de nouveaux scanners.

J'ai 3 fractures au bassin, 2 à droite et une à gauche. Il y en a une autre au coude gauche. Je dois rester couché pour quelques semaines.

Le vendredi, ne nécessitant pas de traitement particulier, je parts pour la maison de soins Fernande Berger à la Rose.

C'est là que je passe les fêtes de fin d'année. Mon prochain rendez-vous avec le médecin est prévu le 7 janvier. Je saurais à ce moment là si je peux me lever et commencer la rééducation.

Voilà comment se termine nos vacances en Patagonie. Nous sommes contents d'être de retour en France, à Marseille.

Nous avons reçu beaucoup de soutien pendant nos mésaventures. Nous remercions tout le monde, cela nous a fait énormément plaisir.

Profitant de cette nouvelle année, nos présentons à tous nos meilleurs voeux pour 2014.

Rapatriement
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Commenter cet article

SVPat MARTI 02/01/2014 14:48

Ben, je ne savais pas toutes ces (mé)aventures. Je te souhaite quand même de bonnes choses pour 2014 et dans l'immédiat de rapidement pouvoir te déplacer !
Patrick Marti

annie et Jean Charles 01/01/2014 17:28

C'est beau Marseille !!!!! Bonne chance pour le 7. Bises à vous deux

Serra Dominique 01/01/2014 16:40

Merci pour les splendides photos.
Bon courage pour la rééducation Gérard.
Que 2014 vous apporte la réussite, la santé et la prospérité.
Que le bonheur soit au rendez-vous dans vos coeurs et dans ceux de vos proches.
Bises fraternelles à vous deux.
Bernard et Dominique

Serra Dominique 01/01/2014 16:40

Merci pour les splendides photos.
Bon courage pour la rééducation Gérard.
Que 2014 vous apporte la réussite, la santé et la prospérité.
Que le bonheur soit au rendez-vous dans vos coeurs et dans ceux de vos proches.
Bises fraternelles à vous deux.
Bernard et Dominique