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Yuasa et Kii Tanabe

Publié le par Sylvie et Gérard

Nous profitons du trajet en train express jusqu’à Kushimoto au sud de la péninsule pour mettre à jour le blog, il faut optimiser tous les instants des vacances.

Hier nous avons pris la même direction en trains locaux pour aller à Yuasa.

Nous arrivons en pleine campagne, le village est minuscule. Nous voulons visiter une fabrique de sauce soja et de miso. Le ciel est gris, la chaleur humide et accablante, la lumière pour les photos est mauvaise, pas de relief, tout semble terne, nous avons l’impression de marcher dans un paysage en noir et blanc.

A l’aide du GPS, en serpentant dans des petites ruelles désertes à la limite de la campagne nous arrivons à l’usine facilement. Nous repérons une grande bouteille de sauce soja qui trône devant l’entrée. Nous ne sommes pas seuls, une touriste japonaise nous précède et ouvre une porte de magasin. Deux personnes nous accueillent chaleureusement avec un livret en anglais en nous indiquant une autre porte à l’extérieur . C'est une « visite no guide ». Sur le livret l’historique de la sauce soja et sa première fabrication à Yuasa. En fabricant du miso par erreur ils ont trouvé la sauce, nous somes dans le berceau du soja. Ici la fabrication est artisanale, tout se fait manuellement. Nous montons à l’étage pour arriver à hauteur des 8 cuves en bois de cèdre d’une capacité de 8000 litres chacune. Quatre sont pleines d’une sorte de pate marron. Nous surplombons un ouvrier en train de remplir des casiers carrés, par une succession de toiles remplies de pate marron d’un centimètre d’épaisseur. Il empile une dizaine de toiles et passe au casier suivant. Cela ressemble à la technique des tourteaux d’olives avant pressage.

Nous descendons au magasin, et commençons la dégustation des différentes sortes de miso et de sauce. Sylvie du bout des lèvres essaient quelques sortes de miso, moi je goutte à tout. Pour l’achat notre choix s’arrête sur un miso à l’uzu qui a aussi bien plus à Sylvie. Pour la sauce soja notre préférence va à une sauce fumée et une autre bio d’après ce que nous avons compris. Les 2 sont originales au gout. La sauce est artisanale, le prix l’est aussi. La bouteille de sauce fumée de 250 ml vaut 2500 yens, la bio vaut 1600 yens soit dix fois plus cher que le kikoman du supermarché.

Nous allons ensuite en retraversant la voie ferrée, le long de la rivière ou se trouve une série de vieilles demeures traditionnelles et une ancienne usine à soja. Celle-ci ne se visite pas, nous trouvons seulement une boutique. En face nous voyons une rare touriste sortir d’un hangar. C’est l’arrière du musée, de vieux ustensiles sont entassés pêle-mêle dans une grande pièce. Nous continuons le long de la rivière, trouvons un petit port où sont amarrés des bateaux de pêche, des filets trainent sur le quai, puis rentrons à nouveau dans le village. Des cités et des hangars côtoient les quelques ruelles antiques.

 

Retour à la gare en nous faufilant dans les ruelles, nous allons reprendre le train pour Kii Tanabe, un peu plus bas. Le long du trajet nous voyons des rizières partout, au bord des maisons, en terrasse. Le moindre terrain cultivable est exploité. Nous sommes à la saison du replantage. Dans les rizières les paysans courbés s’affairent les pieds dans l’eau à reverdir ce qui n’étaient que des flaques d’eau.

Nous arrivons à Kii Tanabe, ce n’est plus la campagne, mais une grande ville. Nous descendons par une grande avenue jusqu’au parc, tout est fermé sauf les toilettes. Nous débouchons sur la mer, la plage immense est déserte à droite personne, à gauche personne. Le temps est gris, il fait chaud c’est sinistre. Nous pensons que nous ne sommes pas allés au bon endroit, nous partons sur la droite, et essayons de trouver un quartier plus animé. Nous passons devant un temple, avec un cimetière qui le côtoie.

Autour de la gare de nombreux petits restaurants, tous fermés, il est 16h. Le quartier est beaucoup tout de même plus animé que la plage. Nous rentrons en express, c’est direct mais cela à un surcout de 970 yens par personne.

Nous arrivons à Kushimoto à la seconde prévu 12h23, nous faisons un tour à l'office du tourisme. Il nous donne tous les renseignements que nous voulons en anglais et lors que nous lui disons que nous allons loger au Royal hôtel, il nous précise que cela monte et que la prochaine navette est à 13h40. Il nous dit que si nous voulons, nous lui laissons nos bagages et qu'il les mettra dans la navette de l'hôtel. Nous acceptons cette proposition alléchante et partons à pied jusqu'à l'hôtel. Nous arrivons en 15mn et expliquons à la réception que nos bagages vont arriver par la prochaine navette.

A 13h45 nous descendons devant la porte, la navette arrive et nos bagages ne sont pas à l'intérieur, par gestes nous expliquons au chauffeur l'histoire de nos bagages. La réceptionniste intervient et lui explique en japonais le topo. Après un coup de téléphone à l'office du tourisme, le chauffeur redescend et dans les 10mn suivantes nous avons nos bagages. Nous faisons d'énorme progrès dans le japonais des signes gestuels!

Yuasa et Kii Tanabe
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