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Buenos dias Argentina

Publié le

Dimanche matin 2 novembre 2008, réveil 4h 30, certains disent que c’est des vacances.

    Appel du taxi TUPP, 5h il est en bas de l’immeuble, pour 59 euros il nous conduit à Marignane. Les formalités d’embarquement se passent sans problème, 25 kilos de bagages pour nous deux. Arrivée à Madrid et attente jusqu’à 12h 30 pour le décollage. Pour rejoindre le terminal d’embarquement une petite marche de 25 mn en prenant la navette (type métro Lillois sans chauffeur).
En attendant nous passons au change pour avoir un peu de monnaie locale afin de payer le taxi jusqu'à l’hôtel, le change n’est pas favorable, nous le disons mais changeons tout de même. (100 euros pour 358 pesos, de l’arnaque). Le vol se déroule presque sans problème, au milieu de turbulences prononcées jusqu’à Buenos Aires.

    Les formalités douanières franchies, nous récupérons nos bagages qui tournent sur les tapis en nous attendant. Sortie sur le trottoir, et recherche d’un véhicule, nous prenons les taxis officiels classiques, jaunes et noirs. Pour 95 pesos, il nous dépose à l’hôtel (Catalinas suites), il connaissait même le numéro de la rue (313 Tucuman). Nous avions préparé l’adresse sur un papier avec le plan au cas où nous aurions eu des difficultés de prononciation ou de compréhension, Même pas besoin, notre dialecte local semble compréhensible aux autochtones. A l’hôtel, idem, ils trouvent notre nom sur les réservations ( internet a bien fonctionné ). Chambre 422, avec dans l’entrée une petite cuisine avec évier, frigo et micro-ondes, puis la salle de bain et la chambre assez grande, elle donne sur la cour intérieure donc silencieuse. Nous nous couchons et profitons du sommeil du juste jusqu’à 9h.

    En regardant le plan avant le petit-déjeuner, nous voyons que l’hôtel se situe en centre ville, et assez proche de la station de bus, objectif de notre matinée (dix blocs d’après le réceptionniste, sans problème pour nous y rendre à pied, dit’il ). Nous allons à l’aide du plan et de la boussole à la station de bus, que nous trouvons sans trop de problème, elle n’est pas bien située sur le plan du routard, mais très proche , donc nous rectifions l’erreur en nous adressant aux locaux. Gare routière immense, des centaines de guichets numérotés de 1 à 170, alignés sur une allée centrale, accessibilités des deux côtés, et classés par régions desservies, avec des panneaux indicateurs tous les vingt mètres, le top. Nous cherchons et trouvons, ceux pour aller à JUJUY, (prononcé Rourouille ou à peu prés). Nous choisissons la compagnie de bus LA FLECHA sur les conseils de Nicole. Sylvie se choisit les premières places en haut, au-dessus du chauffeur comme le lui a dit Annie, ce sont les plus confortables et la vue est magnifique, comme si tu conduisais. Nous réservons les suites 2 et 3, pour 720 pesos les deux. C’étaient les plus chères du bus, et nous n’avons pas de quoi les payer. Alors nous sommes sortis jusqu’à la place San Martin, pour une visite à la banco nationale argentina, ici le taux est bien plus favorable nous changeons 400 euros pour 1700 pesos, et nous retournons à LA FLECHA pour prendre nos billets et payer.

    L’après-midi, nous déambulons, dans les rues du centre avec un passage par la place de la république et son obélisque, la place de mai. Cette place où des centaines de mères et femmes de disparus venaient réclamer des nouvelles de leurs proches et protester contre la dictature de l’époque, ou tout opposant au régime disparaissait dans les geôles de la police.

   


Visite de Corrientes, le Broadway local, plein de cinémas et de théâtres, et aussi de petites rues commerçantes et touristiques avec des orchestres en plein air, le soir des danseurs de tangos, les artisans d’art venant essayer de vendre leur production.

    A partir de 19 heures, les magasins ferment et sortent leurs poubelles, une nouvelle tranche de population apparaît, les cartenores ou les ramasseurs de cartons, Au milieu des touristes et employés de bureau rentrant chez eux, ils viennent trier les poubelles et récupérer les cartons et papiers, puis ils refont les poubelles, c’est le tri sélectif directement dans la rue. Mais c’est surtout la misère des banlieues, qui apparaît au milieu des quartiers bourgeois, c’est le seul endroit où ils trouvent quelques choses pour subvenir à leur besoin. Suite au prochain numéro demain, nous partons pour JUJUY.

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