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De Yavi à Humahuaca

Publié le par Sylvie et Gérard

    Après un petit-déjeuner consistant : galette de pain chaud maison avec du dulche de letche, nous prenons la route pour Humahuaca, mais par la piste (Ruta 5) qui nous emmène à la Laguna de Pozuelos. A la sortie du village, un autostoppeur indien, nous le prenons et l’emmenons au centre de La Quica . Avant de descendre de voiture, il nous demande, combien il doit. Pour lui, la course sera gratuite.

    La piste est en tôle ondulée, mais il nous faudra changer de vallée en passant à 3800 m. En redescendant sur le plateau à 3500 m, nous apercevons de petites maisons en torchis isolées, avec des « pâturages » où broutent les lamas. Un peu plus loin, nous voyons des vigognes, mais il faudra faire vite pour déclancher l’appareil photo, elles sont très farouches. A l’embranchement de la Ruta 41 et 5, nous avons droit à un nouveau contrôle de police, Sylvie essaie de distraire le gendarme en demandant la direction à prendre, mais imperturbable, il faut sortir, le passeport, les papiers de la voiture, et le permis international, ensuite j’ai eu droit à la prononciation de mon nom, puis il a répondu à Sylvie, tourner à gauche et tout droit, bonne route (enfin c’est ce que nous avons compris).

     Après le village de Pozuelos, un abri de bus au milieu de rien. Un adulte et 2 enfants attendent, nous en profitons pour demander le chemin de la Lagune. Il s’agit de l’instituteur et de 2 écoliers qui attendent le passage d’un véhicule pour se rendre à l’école. Nous leur proposons de monter et nous rebroussons chemin pour les déposer devant l’école à 5 km.

    Sur le chemin de la lagune, dans un petit rio, s’abreuve une centaine de moutons. Ils doivent ensuite laisser la place à une vingtaine de lamas. Tout cela se fait avec l’intervention d’un « berger » et de son chien très efficace pour séparer les animaux. Un peu plus loin, nous arrivons à la Lagune, des vigognes broutent le peu d’herbe. Nous apercevons les flamants roses et d’autres oiseaux, qui s’éloignent au fur et à mesure de notre approche. Cela n’est pas si important, le paysage est magnifique, avec les nuages qui se reflètent dans l’eau. Sur les photos, il y aura des petits points…roses.

    Nous changeons de vallée, puis arrivons à Humahuaca, à l’hôtel Kuntur Wasi conseillé par Géo. Nous le trouvons facilement. Ce soir, le restaurant est fermé, il y a réunion, au programme, les droits des Aborigènes. Le patron nous conseille un autre restaurant, plus bas dans une autre rue, il nous fait un plan pour s’y rendre. Au menu il y aura, lama à la moutarde de Dijon….excellent. Puis nous allons dormir épuisés.

    Le lendemain, journée cactus…D’abord près de Humahuaca, nous visitons des ruines d’habitations au milieu de cactus cardones. Le site s’étend sur 40 hectares. Le village actuel n’est qu’un champs de cailloux et d’épineux. Sur la place se dresse une église, les maisonnettes l’entourent, nous avons donc les principales caractéristiques du village. Aucune personne à l’horizon, nous pourrions penser à un village abandonné, si de la musique à pleine puissance ne venait pas troubler la tranquillité du site. Retour par la piste, la voiture est jaune de poussière, Un vent se lève par intermittence, pour soulever le sable et nous aveugler. L’après-midi nous visitons le site de Pucara à Tilcara, 50 km plus au sud de la vallée, et seulement à 2700 m d’altitude, nous galopons presque comme des lamas et pourtant après le passage d’un pont de bois, ça monte. Il s’agit d’une forteresse, en partie restaurée. Du haut de la colline une vue superbe sur la vallée, le Rio Grande et les montagnes environnantes. Le site est recouvert de cactus cardones. Les constructions du Pulcara sont en pierre, les toits en un mélange de boue et de paille, soutenus par des poutres en bois de cactus cardones. Les archéologues ont reconstruit plusieurs bâtisses avec des cours reliées entre elles par des petits couloirs bordés de murets. Les cours servaient de parcs à lamas. Du haut de la forteresse une vue magnifique s’offre à nous sur trois vallées, la montagne nous entoure avec des strates de toutes les couleurs, un véritable arc-en-ciel.

    Nous rentrons à l’hôtel, le restaurant nous appartient, nous sommes seuls. Le patron fait des exploits dans sa cuisine. En amuse-gueule avec un vin blanc Torrontes de Cafayate, très fruité, il nous sert un morceau d’aubergine aux herbes et à l’huile d’olive avec une échalote confite. Nous enchaînons par du steak au poivre et du poulet au citron accompagnés d’un succulente purée maison, le tout est excellent et bien présenté. Avant de nous servir le queso de cabra à la confiture de pastèque et aux noix, le patron nous propose un verre de vin rouge, excellent lui aussi. Nous le félicitons pour sa cuisine et nous montons nous coucher.

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