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De Humahuaca à Salta

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous redescendons la Quebrada, jusqu’à Purmamarca, en nous arrêtons tout le long du chemin pour prendre des photos, il fait soleil et les couleurs sont jolies. Petite halte au village de Casabiendo, son église se détache sur des montagnes rouges.

    Arrivés à Purmamarca, il tombe quelques gouttes. Nous commençons à partir vers le Cerro de Sieste Colores. Le chemin commence au bout du cimetière, le ciel devient tout noir, nous rebroussons chemin. Quelques centaines de mètres plus loin, des rayons de soleil réapparaissent. Nous repartons sur le chemin, on verra bien. En réalité, nous ferons environ 5 km sous le soleil, en faisant un maximum de photos, le soleil jouant avec toutes les couleurs de blanc, d’ocre, de vert et de rouge. Promenade superbe.
  
Nous reprenons la route vers Jujuy, c’est l’heure de pointe, nous savons que nous allons avoir des difficultés pour déposer le voiture au centre ville. Et c’est ce qui arrive, garé dans le virage de l’agence de location, un policier viendra mettre en garde Gérard…La voiture est rendue, nous cherchons un hôtel qui ne sera pas terrible. Dans le quartier, un bruit infernal de circulation et des alarmes qui se déclenchent à tous les coins de rues. On s’en fiche un peu, le lendemain matin, nous partons pour Salta.
   
    Deux heures de route avec la Flecha Bus, et nous sommes à Salta. Nicole nous attend et nous amène jusqu’à l’hostal Del Cerro, très convenable et bien situé. Resto, puis nous traînons en ville sur la Plaza 9 de Julio. Ce soir, une commémoration : relève de la garde avec présence du gouverneur et de sa femme. Il y a beaucoup d’animation dans le centre ville. Assis à la terrasse d’un bar, je fais remarqué à Nicole, le déclenchement d’une alarme sur la place et lui raconte ces alarmes identiques que nous avons eu à Jujuy, un bruit infernal une partie de la nuit, elle éclate de rire en me disant que ce ne sont pas des alarmes mais des cigales argentines, bien plus grosses et bien plus stridentes que nos cigales provençales. Je sens un ton narquois dans sa voix.

    Le lendemain, il fait grand soleil, nous montons jusqu’au Cerro San Bernardo par le téléphérique, la vue sur Salta est magnifique, on se croirait à la Bonne Mère surplombant Marseille. Le haut de la colline est verdoyant avec des cascades artificielles et des arbres en fleurs. Nous trainassons au restaurant regardant passer les touristes en majorité argentins, puis nous visitons le MAM. C’est le musée qui raconte l’expédition qui a permis d’exhumer 3 momies d’enfants drogués et enterrés vivants à 6739 mètres sur le volcan Llullaillaco. On y retrouve aussi les jouets rituels présents dans la tombe. 2 momies sont exposées toujours congelées (dans l’état de leur découverte) ce qui permet leur conservation.

    Le soir, Nicole retrouve Ménardo sur la place, nous les rejoignons. Ce soir c’est les résultats d’une course vélo. Après une heure de techno, les cyclistes défilent un à un devant le présentateur. Nicole repart à Jujuy dans la soirée,  les bisous de séparation. Nous nous arrêtons au restaurant, chez Alvarez, mais plus de place en terrasse. En quelques minutes, tables et chaises sont sorties sur le trottoir. Le serveur s’occupe particulièrement de nous, allant jusqu’à nous ouvrir les humadas et les tamales au cas où nous mangerions l’emballage…Les asadas seront très bonnes, c’est un restaurant pour locaux, la note n’est pas élevée.

    Samedi, un peu de logistique, nous réservons une voiture pour trois jours chez Europcar, puis notre billet de bus pour Igazzu. Cela nous laisse le temps de flâner en ville et de visiter le musée Pajcha. Un peu loin du centre ville, installé depuis 2 ans, il expose des objets, couvertures, masques, bijoux, objets religieux que l’on trouve de nos jours dans les villages entre Cusco et Salta mais qui tiennent leur origine de l’époque Inca et des Conquistators. La visite est guidée avec un topo en français, mais très bien expliquée (anglais ou espagnol) sur les murs, le sous directeur nous accompagne dans presque toutes les salles pour nous donner des précisions très intéressantes en anglais. Nous voyons par exemple des Christs sur la croix, avec une couronne de plumes et une jupe. Sur le parvis des églises des anges femmes, enceintes qui représente la fécondité…Sur chaque objet présenté, se retrouve des signes de l’ancien empire, les plumes, le serpent et le tissu.

     Nous finirons la soirée dans un bar à vin, le Cordobesa (charcuterie ; jambon cru, mortadelle, chorizo, salami, mais c’est pas l’Italie et du fromage de chèvre) avec un vino tinto Alamaya, mélange de cépages de la région de Salta. Il a plu toute la soirée.

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Céline 17/11/2008 21:21

Salut Gégé, salut tante,Apparemment votre voyage se passe bien, encore de très belles photos et a priori Gégé n'a pas perdu la main pour l'origamiGrosses bises à vous 2La famille Mizu