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Chez les sumos

Publié le par Sylvie et Gérard

Le décalage horaire est tenace, il nous permet de veiller jusqu’à 3h du matin (heure locale) sans problème. Les journées sont plus longues, mais le réveil est difficile. Nous sommes donc à pied d’œuvre vers les 10h, nous choisissons la marche, cela est plus vivifiant surtout que la température n’a pas baissé, elle avoisine toujours les 32 degrés. Pas bête nous marchons sur le trottoir côté ombre.

A l’ordre du jour aujourd’hui, nous avons mis, le musée de Edo Tokyo et la visite d’un parc près d’Asakusa, de l’autre côte de la rivière.

Avant de partir, nous avons fait une interview de google map qui nous a donné quelques précisions sur le chemin à suivre. Nous devons traverser la rivière par le deuxième pont et ensuite en tournant à droite nous devons atterrir sur le musée. Les prédictions se réalisent, un grand bâtiment moderne surplombant un immense patio nous attend.

La visite commence par le 6ème étage, nous passons sur un pont en bois reconstruit à l’identique qui traverse le 5ème ou se trouve toute une série de maisons modernes et anciennes, grandeur nature. Il y a des maquettes partout reproduisant la ville d’Edo au 17ème siècle. Pour chaque maquette, des « santons « peints rendent la scène plus vivante. La visite se continue en passant de Edo jusqu’à Tokyo dans les années 50, original et intéressant surtout les commentaires en japonais. Tout est de très bonne qualité, même s’il y a très peu de commentaires en anglais.

 

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Nous ressortons et sur le patio du 1er étage, nous buvons un coup à l’ombre du musée suspendu.

En sortant, nous passons devant le stade des sumos. Pendant 15 jours se déroule le tournoi de Tokyo, les guides disent que les places sont difficiles à trouver et très chères. Nous voyons des gardes qui nous laissent prendre en photos des sumos en train de papoter dans la cour, Nous ne pouvons pas rentrer mais ils nous montrent l’entrée 20 mètres plus loin en nous disant « tickets ».

 

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En essayant de lire les affiches et les prix, nous voyons des prix exorbitants, 90 000 yens (900 euros), 50 000 yens (500 euros), cela nous refroidit un peu. Nous allons nous renseigner à la caisse et là surprise, il y a des places sur la dernière rangée du stade à

2 100 yens. Nous voilà partis pour un tournoi de sumos.

Le stade couvert est immense et presque vide, les apprentis sumos luttent en premier et les vedettes vers 16h d’après le programme en anglais.

Au fil du temps, le stade se rempli, surtout les places du bas et des premiers rangs.

Nous assistons à une trentaine de combats, certains sont très courts, en quelques secondes, un des lutteurs touche le sol ou sort du cercle. Finalement au fil des matchs je me sens de plus en plus fluets.

Plus le niveau monte et plus le cérémonial est important, les Juryo se saluent, quelques assouplissements, ils lèvent la jambe droite, puis la gauche, ils s’accroupissent et  se lancent l’un sur l’autre dans un choc de titans.

Ensuite viennent les Maku-Uchi, les grades les plus élevés, les Yokozuna et Ozeki ont leurs serviteurs et propres coussins qui sont installés en bas du ring pendant la durée du match, avant l’affrontement les drapeaux défilent indiquant le nombre de tournoi qu’ils ont gagnés, il y a en un qui en a 16.

On amène le sel, ils salent le cercle, une fois, puis deux, s’accroupissent, se relèvent, recommencent, ressalent, lèvent les jambes, ressalent, s’essuient le visage et sous les bras, ressalent, s’accroupissent et se lancent l’un contre l’autre. Le combat dure entre 2 à 30 secondes. Le combat est finit, le juge désigne le vainqueur ou s’il y a doute, ils se réunissent à 5 juges sur le terreplein et désigne un vainqueur.

 

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Et on recommence avec 2 autres etc etc…

 

A la fin tous les spectateurs sortent avec des sacs en papier, 2 à 6 par personne plein de petites boites, qu’ils vont prendre à la consigne sauf nous. Nous rerentrons pour nous renseigner. Finalement se sont des gourmandises légères pour sumos (marrons, gâteaux, confiseries) qu’ils ont achetés pendant les entractes et qu’ils reprennent à la sortie. Les boites sont décorés avec des sumos et ont un succès fou.

Nous rentrons à l’hôtel à pied, après cette après midi sportive. Il est 18h, il fait nuit, tout est fermé.

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