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De Susques à Salta

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous n’avons pas très bien dormi : soif et chaud toute la nuit, effet de l’altitude ( nous sommes à 3800m ) ou de la bière partagée avec l’allemand… Nous nous levons, il est 9h30. Nous ne comprenons pas la jeune fille de l’Hosteria, mais au ton, nous comprenons qu’elle nous dispute… Il est trop tard pour commander le petit déj, normal les cloches de l’église sonnent et Dimanche de Toussaint, il ne faut pas rater la messe. Elle nous abandonne avec notre petit-déjeuner…nous chargeons la voiture et partons, sans même dire au revoir, il n’y a plus personne…
Après le plein d’essence, nous prenons la piste qui s’appelle Ruta 40 qui doit nous amener à San Antonio de los Cobrès. La piste en tôle ondulée est bonne, nous traversons 3 fois la rivière où coule juste un filet d’eau. Nous y voyons des canards et des oies.

    Les lamas aussi profitent du peu d’eau pour tremper les pattes et manger l’herbe un peu verte. Après 72 km nous traversons Puesto Sey, un des villages de l’association de Nicole. La rue principale est vide, même pas d’enfants dans les rues. Nous traversons sans nous arrêter, au ralenti, nous n’avons même pas repéré l’école.
    Un peu plus loin le paysage change, de gros blocs de cailloux sont en équilibre sur le flanc de la montagne, près à s’écraser sur la route…Par moment la piste est plus étroite, nous traversons plusieurs fois un petit rio avec un peu d’eau. Nous quittons la province de Jujuy pour celle de Salta.
   
Depuis Puesto Sey, il n’y a plus de signalisation sur la piste et cela continuera jusqu’au pont de chemin de fer. A voir les traces, ce tronçon de piste doit être très peu pratiqué. Quelques maisons isolées, un chien qui attaque la voiture…quelques vigognes. Mais le paysage est magnifique, les montagnes changent continuellement de couleur. Nous pique-niquons, assis sur des rochers rouges et jaunes, en repartant un petit mal de tête, en réalité nous étions remontés à 4300 m.

    Nous terminons les derniers kilomètres vers le pont de chemin de fer, le paysage est superbe, cette fois les montagnes sont roses et rouges et déchiquetées. Par contre la route devient plus difficile, en pente raide, étroite, sans difficulté majeure pour la voiture et dans le lit d’un rio. La voiture passe très facilement.
Nous voyons enfin le pont qui se trouve à 4200 m d’altitude avec de l’autre côté un minibus de touristes…Ouf le plus dur est fait, nous retrouvons les pistes fréquentées.

    Nous entamons la descente vers San Antonio de los Cobrès, un peu déçus par les paysages qui sont moins jolis. De plus nous ne voyons même pas le trajet de train. La ville nous paraît moche. Nous nous y arrêtons juste pour boire. La descente continue, d’abord par la route goudronnée puis de nouveau par la piste. C’est à partir de ce moment-là que les paysages changent, la piste devient plus difficile, surtout plus étroite avec des virages, nous traversons des montagnes de cailloux, avec quelques cardones, puis des cheminées de fée, et en plus nous retrouvons le chemin de fer avec ses ponts de fer pour traverser les vides entre les montagnes.
    Nous pensions trouver un hôtel avant de rentrer à Salta, mais nada. Nous rentrons donc dans la ville, sans carte, elles sont dans le coffre. Nous repérons les poteaux du téléphérique sur la montagne et nous roulons dans leur direction. Nous savons que l’hôtel El Cerro, que nous connaissions de l’année dernière se trouve dans les environs. Il y a de la place, nous nous installons. Nous sommes couverts de poussière et la première chose à faire est de prendre une douche. Il est 19h30, nous retournons à la réception pour nous déclarer. Là un couple de Français nous fait la conversation et nous propose d’aller manger avec eux.  Après des bières sur la place centrale en attendant l’heure d’ouverture du resto, nous mangeons notre asado de tirra. Nous nous couchons, il est 23h et il fait encore très chaud.

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