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Uyuni

Publié le par Sylvie et Gerard

Nous voici samedi 23 octobre  en fin d’après-midi débarquant tout cradingue à Tupiza après 4 jours magnifiques.

Nous avons quitté Potosi mardi dernier, nous avions réservé dans un grand bus pour être sûr que nos bagages voyagent en soutes et non sur le toit. Bien sûr en arrivant pas de grand bus, 2 agences ont regroupé les voyageurs sur un bus « moyen », et les sacs partent sur le toit…Dans le bus, majorité de touristes. Nous prenons des locaux en cours de route.

Nous arrivons à Uyuni en fin d’après-midi après 6 h de bus, pratiquement que de la piste. La ville est toute petite, tout se regroupe sur 2 rues. Nous nous installons à l’hôtel Julia, une immense chambre à 150 bol avec petit déjeuner. N’ayant rien mangé depuis le petit déj de l’hôtel, nous décidons d’aller manger avant toute chose, mais en repassant devant la réception nous demandons où se trouve l’agence Expemsa, recommandée par le couple d’Italiens à Arica. La jeune fille nous accompagne sur le trottoir, et devant la porte de l’hôtel, nous présente la dame de l’agence…qui discutait sur le trottoir avec d’autres personnes. Cette dernière nous emmène dans son agence à 20m de l’hôtel et nous explique le programme en 4 jours. Mais pour l’instant, nous ne sommes que 2 à éventuellement s’inscrire et le 4X4 ne part qu’avec 6 personnes.

Nous partons vers la place centrale où se trouvent boutiques de souvenirs et restos. Nous venons de parler avec des Françaises et un Québequois revenant d’un tour qui nous conseille une pizzeria. Il fait encore soleil, nous nous mettons en terrasse avec le Lonely Planet version française bien en vue sur la table : ce serait bien d’arriver à remplir une voiture.

Passent devant nous 3 Français ayant fait avec nous le voyage en bus de Potosi. Ils démarchent les agences. Nous leur parlons de notre agence, et leur disons que nous sommes volontaires pour combler une voiture. La pizza arrive, nous commençons à manger. Arrivent un couple Franco-Belge avec qui nous avons également voyagé. Ils cherchent eux aussi à partir. Nous les envoyons également à l’agence et nous continuons à manger tranquillement.
Quelques minutes plus tard, tous les 5 reviennent et nous font la proposition d’aller à Tupiza au lieu de revenir à Uyuni  ce qu’ils ont négocié très bien à l’agence pour compléter avec d’autres personnes déjà inscrite, nous acceptons. Tous ensemble nous partons nous inscrire et payer l’avance avant de tous nous retrouver à la pizzeria. Le départ est pour le lendemain matin 10h30.

Nous sommes 6 parlant français (Christophe et Marion, Patrice et Maelle, Sylvie et Gérard) dans un 4X4 et Fanny monte dans un 2ème 4X4 avec un Australien, 2 Slovènes, 2 Allemands. Les voitures resteront toujours ensemble. 6  doivent partir vers la frontière Chilienne pour rejoindre San Pedro de l’Atacama (ils voyagent pour 600 bols), nous et 4 autres partiront ensuite pour Tupiza (pour 1000 bols). Sur la route nous reprendrons 2 anglaises qui avec l’Austalien remonteront ensuite à Uyuni.

 

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Nous commençons la visite par le cimetière des trains à la sortie de la ville. Des locomotives de toutes générations sont entassées sur les 2 voies, le paysage est décoré d’une multitude de sacs plastiques portés par le vent. Un peu comme nous voyons chez nous les jours de mistral à côté de la décharge d’Entressein dans la Crau. Puis nous partons pour Colchani. Là nous retrouvons 25 autres voitures, ça angoisse un peu…Une personne du village nous montre comment il récupère le sel du salar, l’assèche, le broie et le met en sachets pour la cuisine. Dehors  des stands d’artisanats pour ceux qui veulent s’acheter des bonnets, des gants, ou des chapeaux. Tout est moins cher qu’à Uyuni.

Nous partons ensuite pour le salar (3653 m d’altitude et 12 500 km2 c’est la plus grande réserve de sel au monde), où il est prévu de pique-niquer à l’ancienne maison de sel qui sert de petit musée.

 

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Le parc interdit maintenant les constructions des maisons de sel qui sont des hôtels, pour protéger le site et éviter la pollution.

En fin d’après-midi, 80 km après Colchani, en traversant des milliers de plaques de sel hexagonales, nous arrivons à l’Isla de Pescado ou Incahuasi : au milieu du Salar tout blanc, une montagne recouverte de cactus. Nous payons 15 bols pour pénétrer sur l’île et l’escalader et prendre un peu de hauteur sur cette immensité de sel. La promenade est agréable et un peu éprouvante, même si elle ne fait qu’une cinquantaine de mètres de haut, l’altitude calme un peu les ardeurs.

 

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Le soleil baisse, nous sommes en fin d’après-midi et les couleurs deviennent très chaudes. Nous continuons notre route pour sortir du salar et rejoindre notre hôtel. Nous croisons une extraction de sel qui sert à la construction. Le sel est découpé à la scie circulaire en bloc parallélépipédique de la taille d’une grosse brique. Nous profitons des ombres portées et du soleil rasant, pour faire quelques photos, coucher de soleil sur le salar oblige.

La sortie du salar se fait par une sablière, pilote amateur dans le sable mou s’abstenir. Des ornières de 30 cm, celà se croisent de partout, le jour tombe, on ne voit pas grand chose, les conditions idéales pour s’ensabler. Nos chauffeurs sans problème nous sortent de là, en 2 roues motrices, c’est des spécialistes des passages difficiles, même pas dur pour eux.

Nous arrivons à l’hôtel et prenons possession de nos chambres, tout est en sel même les lits. Nous sommes dans une chambre de 4, nous dormons avec les Franco-belges de Guadeloupe, Christophe et Marion voulant s’installer à Grenoble à leur retour.

De l’eau chaude est mise sur la table avec du thé, du café, ou de la tisane ou des feuilles de coca (apportées par Christophe) pour nous faire attendre le repas : une soupe de légumes suivie d’un « pique macho » ( viande de bœuf, saucisses, frites et légumes mélangés). A 10h30 plus d’électricité, tout le monde se couche. La nuit est froide, mais il y a plusieurs couvertures sur les lits qui suffisent à nous réchauffer.

Le lever est prévu à 6h pour le lever de soleil (pas terrible), et un départ à 7h. Nous traversons un petit salar, tout autour des volcans, dont un en activités. Nous allons nous arrêter à sa base pour voir les fumerolles.

 

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Nous nous dirigeons ensuite vers les lagunes. A la première, Laguna Canapa, il est prévu de pique-niquer. Le site est magnifique par les couleurs de l’eau et des flamants roses qui l’envahissent.

 

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Juste avant de partir, 2 vigognes viendront poser pour les photos. Nous enchaînons ensuite les lagunes, Hedionda, Charcota, Honda et Ramaditas, toutes avec des couleurs différentes dues aux minerais et leurs colonies de flamants.

 

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Nous traversons ensuite un désert pour arriver à l’Arbol de Piedra et la laguna Colorada où nous attendons le coucher de soleil. Le vent s’est levé en milieu d’après-midi, c’est glacial.

Mais tout le monde regarde les colonies de flamants sur le lac, c’est certainement la plus jolie de toutes ( nous sommes seulement à 4270 m ).

 

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Nous rejoignons notre « hôtel », dortoir de 7. En attendant le repas, idem, boissons chaudes. Là c’est beaucoup plus simple, soupe de légumes suivie de spaghettis à la sauce tomate, mais accompagnée de vin bolivien acheté dans un  petit village. Avec Christophe, nous connaissons la technique de l’ouverture de la bouteille de vin, sans tire bouchon et avec la chaussure. Les autres sont sceptiques, donc avec ma basket, la bouteille dans le talon, nous frappons sur le mur, et le bouchon petit à petit sort de la bouteille (le miracle de l’onde de choc à encore agit). Il fait froid, nous allons nous coucher tôt.

 

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En effet le lever est prévu à 4h du matin. Tout engourdi et sans déjeuner nous partons vers les geysers (la vapeur sort à 200° et se condense pour geler immédiatement sur le bord des geysers, tous les trous sont donc entourés de givre), puis nous repartons vers les thermes. A 6h du matin, il est prévu pour ceux qui le veulent la baignade dans un bassin d’eau chaude à 30 degrés. Il fait encore nuit, et l’eau le long de la rivière chaude est gelée.

Et nous avons là notre petit déjeuner, servi dans une grande pièce où se retrouve une cinquantaine de personnes ( une dizaine de 4X4 ). Mais cela nous réchauffe et nous réveille.

Nous pouvons continuer vers la laguna Blanca, la laguna Verde et le volcan Ucancabur.

 

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Vers 10h30, nous déposons à la frontière chilienne, ceux qui partent vers San Pedro de Atacama. Nous ne sommes plus que 2 dans notre voiture, nous reprenons le même chemin et arrivés aux thermes, nous embarquons 2 anglaises. Nous sommes maintenant 4 dans chaque voiture. Nous continuons notre traversée, 2 autres lagunes de nouveau avec leur colonie de flamants puis des passages à gué avant d’arriver à San Antonio de Lipez où nous allons passer la nuit.

 

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Nous traversons un village fantôme (une histoire de curé, de diable, de vin et aussi de la diminution du cours de l’or et de l’appauvrissement du site). Nous prenons une petite pause dans le village abandonné, c’est le repère des viscaches qui se cachent dans les vieilles pierres. L’hostal où nous nous arrêtons, est fermé, les guides font le tour du village et trouve un autre hostal où l’on s’installe. C’est encore plus désuet, toujours en dortoir, pas de douche. Les lits sont rudimentaires, les matelas mettent bien en valeur leurs ressorts.

On nous prépare le repas : soupe puis côtes de lamas avec légumes et frites.

Les guides nous amènent 2 bouteilles de vin. Nous sommes épuisés, les chauffeurs pire encore : tous les deux ont mâché de la coca après le repas pour ne pas s’endormir au volant. Luis a les yeux qui lui sortent de la tête.

 

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Le lendemain, départ à 7h, il reste encore pas mal de route. La piste est étroite, tortueuse, nous montons et descendons sans arrêt, avec des ravins de plusieurs centaines de mètres. Nous traversons San Pedro de Lipez, puis encore par des montées et descentes entre 4100 m et 4500 m nous continuons notre chemin. Le repas est pris dans un bled dont nous ignorons le nom, les chauffeurs cherchent un endroit pour préparer à manger, il y a trois maisons dont une qui fait épicerie et qui a une salle, aucune indication à nulle part, il faut savoir, c’est tout.

 

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Nous continuons jusqu’à Tupiza, la piste suit les crêtes, les ravines se succèdent, à droite puis à gauche, des deux côtés à la fois, on monte, on descend. Au sommet d’une colline à 4300m, nous sommes en Bolivie, nous croisons des restes d’anciennes mines d’or, des trous en nombre dans la colline, en face un camion et un compresseur, certaines doivent être encore en activité.

 

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L’arrivée sur la ville est grandiose, la montagne est sculptée de partout, là nous voyons un théâtre avec tous ses sièges, ici un château avec les remparts, ensuite une cathédrale, chacun avec son imagination voit des choses différentes. Nous finissons de descendre pour passer de 4000m à 2920m et arrivons vers 16h. Une voiture ramène les 2 anglaises et l’australien à Uyuni, l’autre voiture reste sur place, notre chauffeur Luis a de la famille sur place, nous avons compris que c’était sa grand-mère.

Nous nous installons à l’hôtel Nitru ( 200 bol ), c’est là que les voitures nous ont déposés.

Après une bonne douche, nous chargeons les photos : 1200 pour les 4 jours. Il faut dire que le tour était particulièrement beau et varié. Nous ne regrettons vraiment pas nos 1000 bols par personnes. Nous choisissons le restaurant le plus proche de l’hôtel, le chauffeur passe par le même restaurant, c’est sûrement sa grand-mère qui l’accompagne, elle a au alentour de 25 ans… Nous rentrons à l’hôtel et dodo.

 

 

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