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De Salta a Cachi

Publié le par Sylvie et Gerard

Après un café avec Nicole, nous montons dans notre nouvelle Chevrolet Corsa, en direction des Vallées Calchaquies. La route d’abord goudronnée puis en piste monte vers le Col de La Piedra del Molino à 3348m. Une trentaine de km avant le col, les nuages descendent et nous nous retrouvons dans le brouillard, visibilité à 10m. La piste est bonne, un peu humide par endroits, mais pas glissantes, dans les virages à droite elle fait tôle ondulée. Les passages à gué ne sont pas profonds, on traverse de grosses rigoles. Notre corsa fait merveille, elle n’a peur ni de l’altitude, ni des pistes. La petite chapelle du col sera à peine visible, tant pis pour la belle vue sur la Quebrada De Escoipe.


Heureusement sur l’autre versant, le soleil est présent, et nous descendons sur Calchi avec une superbe vue sur les montagnes avec même un peu de neige sur les sommets, ceux-ci dépassent les 6000m. Nous suivons une ligne droite de 19 km, la recta del Tin Tin qui traverse le parc de cardones sur un plateau à 3000 m. Des 2 cotés de la route, des cactus grimpent vers les sommets. Les vigognes seront introuvables, nous ne verrons que les panneaux routiers les signalant.

Cachi est un petit village avec une place centrale et de petites maisons blanches et étincelantes au soleil. C’est 15h, un seul hostal est ouvert, qui fait bar à vin avec restauration rapide. En terrasse, sous les poivriers, les quelques touristes présents profitent du soleil en grignotant. Nous faisons le tour du village, nous arrêtant pour regarder le match de foot. La température tombe vite, nous sommes à 2210 m et la nuit promet d’être froide avec le vent.


Demain, la piste vers Cafayate sera la Ruta 40, que nous avons déjà croisé dans la Quebrada, de Pumamarca pour monter au Salinas Grande. Une route en lacets montant jusqu’au col de Lipan à 4170m. Derrière des tas de cailloux, pour se protéger du vent, 2 femmes vendent des tuiles sur lesquelles elles dessinent des paysages et des animaux. Après nos photos du col nous leur achetons 2 pierres gravées, elles dessinent très bien. Puis nous descendons sur le plateau qui va nous emmener sur l’étendue blanche des salins. Nous roulons sur le sel jusqu’aux bassins d’eau creusés pour ramasser le sel. Tout est blanc, difficile à regarder même avec des lunettes. Joli effet d’optique : en roulant à 80 km, sur le sel, un mirage. A 20 m de la voiture tout est bleu, reflet du ciel sur le sel. Cela donne l’impression de plonger dans de l’eau . A l’horizon les tas de sel ressemblent à des ballons blancs flottant sur l’eau. Assez impressionnant. Le retour se fera par la même route.

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De Humahuaca à Salta

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous redescendons la Quebrada, jusqu’à Purmamarca, en nous arrêtons tout le long du chemin pour prendre des photos, il fait soleil et les couleurs sont jolies. Petite halte au village de Casabiendo, son église se détache sur des montagnes rouges.

    Arrivés à Purmamarca, il tombe quelques gouttes. Nous commençons à partir vers le Cerro de Sieste Colores. Le chemin commence au bout du cimetière, le ciel devient tout noir, nous rebroussons chemin. Quelques centaines de mètres plus loin, des rayons de soleil réapparaissent. Nous repartons sur le chemin, on verra bien. En réalité, nous ferons environ 5 km sous le soleil, en faisant un maximum de photos, le soleil jouant avec toutes les couleurs de blanc, d’ocre, de vert et de rouge. Promenade superbe.
  
Nous reprenons la route vers Jujuy, c’est l’heure de pointe, nous savons que nous allons avoir des difficultés pour déposer le voiture au centre ville. Et c’est ce qui arrive, garé dans le virage de l’agence de location, un policier viendra mettre en garde Gérard…La voiture est rendue, nous cherchons un hôtel qui ne sera pas terrible. Dans le quartier, un bruit infernal de circulation et des alarmes qui se déclenchent à tous les coins de rues. On s’en fiche un peu, le lendemain matin, nous partons pour Salta.
   
    Deux heures de route avec la Flecha Bus, et nous sommes à Salta. Nicole nous attend et nous amène jusqu’à l’hostal Del Cerro, très convenable et bien situé. Resto, puis nous traînons en ville sur la Plaza 9 de Julio. Ce soir, une commémoration : relève de la garde avec présence du gouverneur et de sa femme. Il y a beaucoup d’animation dans le centre ville. Assis à la terrasse d’un bar, je fais remarqué à Nicole, le déclenchement d’une alarme sur la place et lui raconte ces alarmes identiques que nous avons eu à Jujuy, un bruit infernal une partie de la nuit, elle éclate de rire en me disant que ce ne sont pas des alarmes mais des cigales argentines, bien plus grosses et bien plus stridentes que nos cigales provençales. Je sens un ton narquois dans sa voix.

    Le lendemain, il fait grand soleil, nous montons jusqu’au Cerro San Bernardo par le téléphérique, la vue sur Salta est magnifique, on se croirait à la Bonne Mère surplombant Marseille. Le haut de la colline est verdoyant avec des cascades artificielles et des arbres en fleurs. Nous trainassons au restaurant regardant passer les touristes en majorité argentins, puis nous visitons le MAM. C’est le musée qui raconte l’expédition qui a permis d’exhumer 3 momies d’enfants drogués et enterrés vivants à 6739 mètres sur le volcan Llullaillaco. On y retrouve aussi les jouets rituels présents dans la tombe. 2 momies sont exposées toujours congelées (dans l’état de leur découverte) ce qui permet leur conservation.

    Le soir, Nicole retrouve Ménardo sur la place, nous les rejoignons. Ce soir c’est les résultats d’une course vélo. Après une heure de techno, les cyclistes défilent un à un devant le présentateur. Nicole repart à Jujuy dans la soirée,  les bisous de séparation. Nous nous arrêtons au restaurant, chez Alvarez, mais plus de place en terrasse. En quelques minutes, tables et chaises sont sorties sur le trottoir. Le serveur s’occupe particulièrement de nous, allant jusqu’à nous ouvrir les humadas et les tamales au cas où nous mangerions l’emballage…Les asadas seront très bonnes, c’est un restaurant pour locaux, la note n’est pas élevée.

    Samedi, un peu de logistique, nous réservons une voiture pour trois jours chez Europcar, puis notre billet de bus pour Igazzu. Cela nous laisse le temps de flâner en ville et de visiter le musée Pajcha. Un peu loin du centre ville, installé depuis 2 ans, il expose des objets, couvertures, masques, bijoux, objets religieux que l’on trouve de nos jours dans les villages entre Cusco et Salta mais qui tiennent leur origine de l’époque Inca et des Conquistators. La visite est guidée avec un topo en français, mais très bien expliquée (anglais ou espagnol) sur les murs, le sous directeur nous accompagne dans presque toutes les salles pour nous donner des précisions très intéressantes en anglais. Nous voyons par exemple des Christs sur la croix, avec une couronne de plumes et une jupe. Sur le parvis des églises des anges femmes, enceintes qui représente la fécondité…Sur chaque objet présenté, se retrouve des signes de l’ancien empire, les plumes, le serpent et le tissu.

     Nous finirons la soirée dans un bar à vin, le Cordobesa (charcuterie ; jambon cru, mortadelle, chorizo, salami, mais c’est pas l’Italie et du fromage de chèvre) avec un vino tinto Alamaya, mélange de cépages de la région de Salta. Il a plu toute la soirée.

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De Yavi à Humahuaca

Publié le par Sylvie et Gérard

    Après un petit-déjeuner consistant : galette de pain chaud maison avec du dulche de letche, nous prenons la route pour Humahuaca, mais par la piste (Ruta 5) qui nous emmène à la Laguna de Pozuelos. A la sortie du village, un autostoppeur indien, nous le prenons et l’emmenons au centre de La Quica . Avant de descendre de voiture, il nous demande, combien il doit. Pour lui, la course sera gratuite.

    La piste est en tôle ondulée, mais il nous faudra changer de vallée en passant à 3800 m. En redescendant sur le plateau à 3500 m, nous apercevons de petites maisons en torchis isolées, avec des « pâturages » où broutent les lamas. Un peu plus loin, nous voyons des vigognes, mais il faudra faire vite pour déclancher l’appareil photo, elles sont très farouches. A l’embranchement de la Ruta 41 et 5, nous avons droit à un nouveau contrôle de police, Sylvie essaie de distraire le gendarme en demandant la direction à prendre, mais imperturbable, il faut sortir, le passeport, les papiers de la voiture, et le permis international, ensuite j’ai eu droit à la prononciation de mon nom, puis il a répondu à Sylvie, tourner à gauche et tout droit, bonne route (enfin c’est ce que nous avons compris).

     Après le village de Pozuelos, un abri de bus au milieu de rien. Un adulte et 2 enfants attendent, nous en profitons pour demander le chemin de la Lagune. Il s’agit de l’instituteur et de 2 écoliers qui attendent le passage d’un véhicule pour se rendre à l’école. Nous leur proposons de monter et nous rebroussons chemin pour les déposer devant l’école à 5 km.

    Sur le chemin de la lagune, dans un petit rio, s’abreuve une centaine de moutons. Ils doivent ensuite laisser la place à une vingtaine de lamas. Tout cela se fait avec l’intervention d’un « berger » et de son chien très efficace pour séparer les animaux. Un peu plus loin, nous arrivons à la Lagune, des vigognes broutent le peu d’herbe. Nous apercevons les flamants roses et d’autres oiseaux, qui s’éloignent au fur et à mesure de notre approche. Cela n’est pas si important, le paysage est magnifique, avec les nuages qui se reflètent dans l’eau. Sur les photos, il y aura des petits points…roses.

    Nous changeons de vallée, puis arrivons à Humahuaca, à l’hôtel Kuntur Wasi conseillé par Géo. Nous le trouvons facilement. Ce soir, le restaurant est fermé, il y a réunion, au programme, les droits des Aborigènes. Le patron nous conseille un autre restaurant, plus bas dans une autre rue, il nous fait un plan pour s’y rendre. Au menu il y aura, lama à la moutarde de Dijon….excellent. Puis nous allons dormir épuisés.

    Le lendemain, journée cactus…D’abord près de Humahuaca, nous visitons des ruines d’habitations au milieu de cactus cardones. Le site s’étend sur 40 hectares. Le village actuel n’est qu’un champs de cailloux et d’épineux. Sur la place se dresse une église, les maisonnettes l’entourent, nous avons donc les principales caractéristiques du village. Aucune personne à l’horizon, nous pourrions penser à un village abandonné, si de la musique à pleine puissance ne venait pas troubler la tranquillité du site. Retour par la piste, la voiture est jaune de poussière, Un vent se lève par intermittence, pour soulever le sable et nous aveugler. L’après-midi nous visitons le site de Pucara à Tilcara, 50 km plus au sud de la vallée, et seulement à 2700 m d’altitude, nous galopons presque comme des lamas et pourtant après le passage d’un pont de bois, ça monte. Il s’agit d’une forteresse, en partie restaurée. Du haut de la colline une vue superbe sur la vallée, le Rio Grande et les montagnes environnantes. Le site est recouvert de cactus cardones. Les constructions du Pulcara sont en pierre, les toits en un mélange de boue et de paille, soutenus par des poutres en bois de cactus cardones. Les archéologues ont reconstruit plusieurs bâtisses avec des cours reliées entre elles par des petits couloirs bordés de murets. Les cours servaient de parcs à lamas. Du haut de la forteresse une vue magnifique s’offre à nous sur trois vallées, la montagne nous entoure avec des strates de toutes les couleurs, un véritable arc-en-ciel.

    Nous rentrons à l’hôtel, le restaurant nous appartient, nous sommes seuls. Le patron fait des exploits dans sa cuisine. En amuse-gueule avec un vin blanc Torrontes de Cafayate, très fruité, il nous sert un morceau d’aubergine aux herbes et à l’huile d’olive avec une échalote confite. Nous enchaînons par du steak au poivre et du poulet au citron accompagnés d’un succulente purée maison, le tout est excellent et bien présenté. Avant de nous servir le queso de cabra à la confiture de pastèque et aux noix, le patron nous propose un verre de vin rouge, excellent lui aussi. Nous le félicitons pour sa cuisine et nous montons nous coucher.

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De Jujuy a la Quebrada

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Quelques occupations logistique : change, réservation de voiture et organisation de séjour dans la Quebrada de Humahuaca pour dimanche.  C’est vendredi soir, il y a foule dans les rues, les artisans s’installent, la sono se monte dans la rue piétonne pour des concerts nocturnes. Le soir, au Théatre Mitre passe Gustavo Patino, chanteur, guitariste, joueur de flutes, de charango…qui a enthousiasmé la salle. Deux autres chanteurs, José Simon et Monica Pantoja ( que l’on avait déjà rencontré au festival) étaient spectateurs, ils sont venus improviser sur scène avec Gustavo et son guitariste.

 

Vers minuit avec Nicole, nous retrouvons Hugo et Rafael pour une soirée barbecue chez des amis. Chacun amène de la viande, une salade. Nous ce sera du vin rouge argentin acheté à Carrefour, et oui…Et la soirée se termine par de la musique, des chants et des danses jusqu’à tôt le matin. Et les choppes de fernet branca – coca avec glaçons font le tour des convives et se vident et se remplissent plusieurs fois..

 

Le matin, lever difficile, de plus dès 9h, il fait très très chaud. Nous irons manger chez Rafael et Marinella : raviolis au fromage sauce roquefort (local). Après le repas, les instruments de musique sortent. Il y a Hugo et 2 chanteurs musiciens de l’Eco de la Puma. A tous les 4 avec Rafael, ils enchaîneront des morceaux de musique et de chansons pendant plus de 2h. Ensuite nous rentrons à pied à l’hôtel pour assurer la digestion.

Nicole rencontre toujours des difficultés pour la construction du poulaillier de l’école de San Juan, pour la construction du toit du préau, elle vient d’avoir l’autorisation, le devis, donc tout est ok pour le départ des travaux.

Le soir dans Jujuy nous rencontrons Nicole en train de faire des courses (petits bijoux) pour l’association avec la  fille de Rafael et Mariella.

 


Dimanche matin 9h, nous montons avec la Chevrolet de location, dans la Quebrada en traversant les villages de la Ruta 9. Nous ferons 315 km jusqu’à la frontière bolivienne. A la sortie de Jujuy, la route monte progressivement jusqu’à la Puna à 3500 m d’altitude ( 3780 au point le plus haut). La route est bonne et très roulante, pas de virages serrés, un enchaînement de grandes courbes. Sur l’altiplano, de grandes lignes droites presque plates entourés d’une végétation rase et pas très fournie. Paysages désertiques, des montagnes de couleurs et des troupeaux de lamas et de vigognes.

 

Le soir nous couchons dans un petit hostal, de Yavi, village de 200 âmes, près de la frontière bolivienne. Il y a des dessins dans un canyon près du village, des peintures rupestres que nous essaierons de découvrir demain en prenant la piste. Un orage vient d’éclater, demain les pistes risquent d’être glissantes, on verra pour le programme. Ce n’est pas de la pluie, mais des grêlons la courette de l’hostal est toute blanche.
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Jusqu'à Jujuy

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Bus et Jujuy

    Nous continuons notre visite de Buenos Aires, en flanant toute la journée, Place de mai, l’obélisque, Eglise, Cathédrale. A côté de l’église nous trouvons une vieille pharmacie, avec les présentoirs à l’ancienne, tout en bois et une grande balance à cadran, naturellement je me pèse avec le sac à dos. Nous allons repérer un autre hôtel pour le retour, moins cher à 180 pesos la nuit, de l’autre côté de la rue du 9 juillet. Nos sacs récupérés, nous partons à la station de bus, un sac devant, un sac derrière, 30 mn de marche, il ne fait pas très chaud, 30 degrés.

     A la station nous cherchons notre bus sur le tableau des départs, les bus ne sont annoncés que 5 à 10 mn avant leur départ, normal, il s’affiche lorsqu’ils arrivent, donc il ne faudra pas traîner. Départ sur la plate-forme 62, nous avons chacun un immense fauteuil en cuir très confortable, qui s’incline jusqu'à l’horizontal avec une tablette qui se remonte pour les pieds afin de faire un lit, une couverture et un petit oreiller, cela me semble correct pour faire nos 19 h de trajet. Nous partons à l’heure, en ayant l’impression de conduire un peu le bus, nous avons les 2 places au-dessus du chauffeur. D’autoroutes, en bretelles d’autoroute, et une multitude de péages, enfin la sortie de la ville, en longeant le port et ses milliers de containers, CMA, NEDLOYS, MAERSK, les mêmes que chez nous, pas de dépaysement de ce côté là. La nuit étoilée nous accompagne un moment puis nous nous endormons, au réveil un orage s’abat sur la pampa, des petits arbres couvrent la campagne. Le long de la route, des villages avec des fours à charbon de bois, des paquets cylindriques d’un mètre de long attendent les acheteurs amateurs de barbecue, ils sont nombreux paraît-il en Argentine.

    Nous arrivons avec 1h 30 de retard, Nicole nous attend à la descente du bus, elle a la voiture d’un copain chanteur, Hugo qui est venu exprès pour le festival, elle nous amène directement à l’hôtel qu’elle nous a réservé, il est 16h à ma montre, et l’on se donne rendez-vous à 17h, au cinéma où a lieu le festival, à une rue de l’hôtel. Une douche, on change de vêtements, Nous sommes prêts, au moment de sortir, la patronne nous interpelle et nous explique qu’entre Buenos aires et Jujuy, il y a 1h de décalage horaire, donc nous n’avions qu’une demi-heure de retard, ouf. Nous profitons de notre heure pour faire un tour dans Jujuy.
  





Nous retrouvons Nicole et ses amis, Merardo, Rafael et Hugo dans la salle. A 21h, la salle se remplit et les musiciens, chanteurs et danseurs se succèdent sur scène. En dernier, vers minuit, les Enfants de l’Atacama (nom de l’association), fatigués, stressés, montent en scène devant 350 personnes. Encouragés par le public (enfants et adultes) et leurs professeurs, ils réussiront magnifiquement leur prestation et seront contents de descendre de scène… Ouf…C’était un beau spectacle et une réussite pour Nicole et ses amis pour ce premier festival avec des artistes de qualité et un public nombreux et enthousiaste. A la sortie du théâtre, les artistes, enfants compris, se retrouvent au bar du coin pour une collation. Nous suivons. Après les embrassades, chacun rentre chez soi, et nous à notre hôtel.

    Jeudi, en traversant le centre ville, une manif, ici c’est vraiment très courant. Les drapeaux du Che et les tambours en tête, les 500 manifestants ( chiffre non communiqué par la Préfecture…) se rendent à l’Hôtel de Ville.
   
Nous retrouvons Nicole au départ des enfants. Ils reprennent un bus les ramenant dans leur village à Sey, à 250 km. Un gros orage nous fait changer de programme, nous nous rendons chez Rafael avec Menardo pour regarder les photos du festival. Après-midi à discuter autour d’une bière avec quelques expériences, feuilles de coca et maté.

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Buenos dias Argentina

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Dimanche matin 2 novembre 2008, réveil 4h 30, certains disent que c’est des vacances.

    Appel du taxi TUPP, 5h il est en bas de l’immeuble, pour 59 euros il nous conduit à Marignane. Les formalités d’embarquement se passent sans problème, 25 kilos de bagages pour nous deux. Arrivée à Madrid et attente jusqu’à 12h 30 pour le décollage. Pour rejoindre le terminal d’embarquement une petite marche de 25 mn en prenant la navette (type métro Lillois sans chauffeur).
En attendant nous passons au change pour avoir un peu de monnaie locale afin de payer le taxi jusqu'à l’hôtel, le change n’est pas favorable, nous le disons mais changeons tout de même. (100 euros pour 358 pesos, de l’arnaque). Le vol se déroule presque sans problème, au milieu de turbulences prononcées jusqu’à Buenos Aires.

    Les formalités douanières franchies, nous récupérons nos bagages qui tournent sur les tapis en nous attendant. Sortie sur le trottoir, et recherche d’un véhicule, nous prenons les taxis officiels classiques, jaunes et noirs. Pour 95 pesos, il nous dépose à l’hôtel (Catalinas suites), il connaissait même le numéro de la rue (313 Tucuman). Nous avions préparé l’adresse sur un papier avec le plan au cas où nous aurions eu des difficultés de prononciation ou de compréhension, Même pas besoin, notre dialecte local semble compréhensible aux autochtones. A l’hôtel, idem, ils trouvent notre nom sur les réservations ( internet a bien fonctionné ). Chambre 422, avec dans l’entrée une petite cuisine avec évier, frigo et micro-ondes, puis la salle de bain et la chambre assez grande, elle donne sur la cour intérieure donc silencieuse. Nous nous couchons et profitons du sommeil du juste jusqu’à 9h.

    En regardant le plan avant le petit-déjeuner, nous voyons que l’hôtel se situe en centre ville, et assez proche de la station de bus, objectif de notre matinée (dix blocs d’après le réceptionniste, sans problème pour nous y rendre à pied, dit’il ). Nous allons à l’aide du plan et de la boussole à la station de bus, que nous trouvons sans trop de problème, elle n’est pas bien située sur le plan du routard, mais très proche , donc nous rectifions l’erreur en nous adressant aux locaux. Gare routière immense, des centaines de guichets numérotés de 1 à 170, alignés sur une allée centrale, accessibilités des deux côtés, et classés par régions desservies, avec des panneaux indicateurs tous les vingt mètres, le top. Nous cherchons et trouvons, ceux pour aller à JUJUY, (prononcé Rourouille ou à peu prés). Nous choisissons la compagnie de bus LA FLECHA sur les conseils de Nicole. Sylvie se choisit les premières places en haut, au-dessus du chauffeur comme le lui a dit Annie, ce sont les plus confortables et la vue est magnifique, comme si tu conduisais. Nous réservons les suites 2 et 3, pour 720 pesos les deux. C’étaient les plus chères du bus, et nous n’avons pas de quoi les payer. Alors nous sommes sortis jusqu’à la place San Martin, pour une visite à la banco nationale argentina, ici le taux est bien plus favorable nous changeons 400 euros pour 1700 pesos, et nous retournons à LA FLECHA pour prendre nos billets et payer.

    L’après-midi, nous déambulons, dans les rues du centre avec un passage par la place de la république et son obélisque, la place de mai. Cette place où des centaines de mères et femmes de disparus venaient réclamer des nouvelles de leurs proches et protester contre la dictature de l’époque, ou tout opposant au régime disparaissait dans les geôles de la police.

   


Visite de Corrientes, le Broadway local, plein de cinémas et de théâtres, et aussi de petites rues commerçantes et touristiques avec des orchestres en plein air, le soir des danseurs de tangos, les artisans d’art venant essayer de vendre leur production.

    A partir de 19 heures, les magasins ferment et sortent leurs poubelles, une nouvelle tranche de population apparaît, les cartenores ou les ramasseurs de cartons, Au milieu des touristes et employés de bureau rentrant chez eux, ils viennent trier les poubelles et récupérer les cartons et papiers, puis ils refont les poubelles, c’est le tri sélectif directement dans la rue. Mais c’est surtout la misère des banlieues, qui apparaît au milieu des quartiers bourgeois, c’est le seul endroit où ils trouvent quelques choses pour subvenir à leur besoin. Suite au prochain numéro demain, nous partons pour JUJUY.

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Départ en Argentine

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Dimanche c'est le départ pour Bueno Aeres via Madrid.

Nous avons les billets d'avion et nous venons de réserver notre première nuit d'hotel sur place. Il se trouve en théorie prés du centre ville.
Nous devons rester 1 jour à Bueno Aeres et ensuite le bus pour Salta dans le nord est si nous arrivons à trouver un bus. On verra sur place. Normalement pas de problèmes, et s'il y en a, les problèmes c'est fait pour avoir des solutions.
Je ne sais toujours pas si je prends le micro, ou si nous nous débrouillerons sur place dans les cybers pour alimenter le blog. Mais nous ne sommes pas encore partis et tout peut changer.
Nous n'emportons pas les gros appareils, mais seulement 2 compacts, pour être plus légers et plus mobiles.
Il ne reste plus qu'à sortir les sacs à dos et à les remplir, le départ est proche.

 A bientôt sur le net.

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Les écrins

Publié le par Gerard

Petit week-end aux Ecrins.
    Le départ de Marseille se fait sans problème, bison futé annonçait un vendredi rouge, pour nous il est vert, pas de circulation, les vacanciers aoûtiens doivent tous être des parisiens. Nous passons à Gap à 18 heures, un peu de circulation du vendredi soir, nous arrivons à Ailefroide à 19h45, l’hôtelière nous attend, nous prenons possession de notre chambre avec balcon et descendons à la salle à manger, demi-pension oblige (53 euros/pers).

    La nuit est un peu plus fraîche qu’à Marseille mais sans plus, juste ce qu’il faut pour dormir correctement et être prêt pour le départ aux Aurores. Lever matinal et petit-déjeuner à 9h, nous partons escalader la montagne via le Pré de Madame Carles ou nous garons la voiture à 10h. Le timing est respecté, il faut partir tôt (humour) pour apercevoir les marmottes.   
   


La montée jusqu’au glacier blanc se fait par un bon sentier sans aucune difficulté technique, il monte régulièrement ( environ 550 mètres de dénivelé). Au détour d’un pierrier nous apercevons une marmotte, avec prudence et en essayant de ne pas l’effrayer nous prenons les premières photos. A notre grande surprise au lieu de fuir, elle se rapproche et attend que nous lui donnions de la nourriture, elle n’est pas du tout sauvage. Nous respectons les consignes du parc, il est interdit de nourrir les marmottes, les sucreries leur donnent de l’eczema et cela peut les faire périr.

Cela monte toujours, le soleil tape fort, la montée est régulière, je mouille le maillot. Enfin le petit col et la vue sur le glacier de près, beaucoup continue jusqu’au refuge. Le glacier atteint, nous prenons un peu de repos au soleil. Il est midi, l’heure du casse-croûte (jambon de pays et tome de chèvre), puis un moment de farniente et nous attaquons la descente, tranquille en prenant en photos les fleurs des alpes.
   
Retour à l’hôtel, c’est la fête des grimpeurs, l’association « tout a bloc » organise la remise des prix, un concours de grimpe sur blocs, un buffet froid, de la musique, et ensuite un film jusqu’à 2 heures du mat. Pour la soirée tranquille c’est ratée, mais il y a de l’animation.
   
Le lendemain, le week-end est déjà fini, nous redescendons par l’Argentière et la vallée de Fournel. Les chardons bleus sont en fleurs, paysage magnifique, nous rencontrons toute la variété des fleurs des alpes (elles se trouvent avec les albums à gauche). Clic clac font les appareils photos. Pique-nique et retour à Marseille.


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Lac rose et St louis

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Dimanche, nous partons tous vers le Lac Rose. Sur place, toujours l’accueil chaleureux de Salim, le patron des lieux. Les buggies nous attendent, en avant pour le tour du lac et le retour dans les dunes le long de la plage. Du tout terrain, mais attentions à ne pas rater la vitesse en haut d’une côte ou dans le sable mou…

Nous refaisons ensuite le tour du lac pour regarder le travail des Sauniers qui cassent la croûte de sel se trouvant sous plus d’un mètre d’eau. Le sel est chargé sur la pirogue puis de retour au bord de l’eau déchargé par les femmes, par pleines bassines posées sur la tête. Il y a un maximum d’activités, des dizaines de pirogues pour ramasser le sel, des tonnes de sel sur les berges attendant d’être conditionnées dans les sacs et les camions qui attendent le chargement.

Après le repas nous profitons de la piscine avant le retour vers Dakar.

Lundi nous prenons tous les 2 la route de St Louis dans le taxi de Tala. La R18 ,n’a plus de compteurs en fonction, vitesse, huile ou essence, mais du beau velours violet qui recouvrent les sièges. Après quelques prières et invocations du chauffeur pendant les 4h de route, nous arrivons à l’Hôtel de la Poste, héritage de l’époque de l’aérospatiale et de la Colonie. Sur l’île les bâtiments des entreprises françaises de l’époque : Singer, Lacoste…et de l’ancienne administration ainsi que le pont Faidherbe qui relie l’Ile de St Louis au continent. Beaucoup de ruines mais quelques bâtiments en réfection (patrimoine de l’Unesco).
En traversant le 2e pont, nous arrivons dans le quartier des pêcheurs. De partout ça grouille d’activités : bateaux de pêcheurs qui se déchargent à dos d’hommes, les femmes qui préparent le poisson pour le faire sécher au soleil ou en saumure. Dans le village, des centaines d’enfants jouent dans les ruelles, pendant que leur mère étend des lessives de toutes les couleurs.

Le lendemain, nous partons pour le parc du Djoudj. Beaucoup d’oiseaux ont migré mais il y avait encore de quoi en voir des centaines. Tous les environs sont recouverts de la bourre blanche des roseaux : un paysage sous la neige ! En début d’après-midi nous retrouvons Tala qui nous ramènera à Dakar. Nous mettrons une heure pour faire les 10 derniers km : autour de nous, tout est bleu de gaz d’échappement, les yeux pleurent, mais impossible de s’échapper, nous avons fait l’expérience de l’embouteillage sénégalais….

La partie de pêche n’a pas pu avoir lieu, le bateau est en réparation et ne sera prêt que le lendemain de notre départ. Les rumeurs disaient que des marlins rodaient au large, et les pêcheurs étaient prêts.

 

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Golf et N'Gor

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Nous sommes depuis le retour de l’Ile de Gorée, à Dakar. Nous allons de-ci de-là au rythme de Sophie et Richard. Courses sur la base, au super-air, chez les marchandes de légumes (elles n’ont jamais la monnaie donc citron, pomme, banane pour rendre la monnaie) et même chez le « poissonnier » qui nous sort le poisson de son coffre de voiture : Thiof, soles, gambas, crevettes… nous nettoie et prépare les achats directement dans le coffre : et le tout sera très bon !!!

Nous accompagnons Richard au Golf au bord de l’océan : passage au-dessus d’un étang de nénuphar, autre au-dessus d’une falaise ( les enfants ramassent les balles ratées dans les rochers), et au-dessus les vanneaux armés, qui ayant nichés sur la pelouse, essaient de nous intimider en nous plongeant dessus.

Petite balade sur l’île de N’Gor (500 francs CFA l’aller et retour), en passant Richard voit s’il est possible d’avoir un bateau pour la pêche : celui-ci est en « réparation » : 2 jeunes grattent la peinture sous l’œil du patron. Il faudra attendre quelques jours pour la sortie.
Après la ballade sur l’île nous attendons la navette, nous la voyons au milieu de la passe en panne, tous les passagers sont obligés de se transférer d’une pirogue à l’autre en pleine mer, c’est assez acrobatique. Le passeur arrive à redémarrer le moteur, il vient nous chercher, la traversée se passe sans halte technique, le moteur tiendra la traversée, ouf !!!

Et il faut aussi continuer à se reposer, c’est les vacances : ce jour après le resto, la piscine. Ce soir pot de départ : retour en France après 3 ans à la BA160.



 

 

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