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Articles avec #argentine tag

Aller à Jujuy

Publié le par Sylvie et Gerard

Départ de Buenos Aires à 16h 30. Nous allons au terminal de omnibus avec le bus 50 que nous prenons à Congreso. Un sac devant, un dans le dos nous allons à l'arrêt de bus. Devant l'arrêt du bus, un pickpocket nous asperge tous les deux avec une sauce verte dans le dos, plein les sacs et les pantalons. Naturellement quelqu'un nous signale notre malheur, pour soi-disant nous aider à nous nettoyer et en réalité nous dépouiller. Pas de chance nous avons déjà vu le film à Valparaiso avec du yaourt déjà sans succès. Alors nous déclinons l'offre et prenons le bus 50 local, plein de sauce. Il nous dépose devant le terminal de omnibus comme prévu.

Arrivés au terminal nous nous nettoyons grossièrement et prenons notre bus en cama, couchette inclinée à 160°, pas tout à fait un lit mais confort et surtout large, 3 sièges de front, 2 côte à côte et un isolé. Dans la partie inférieur du bus nous sommes 9. Nous allons passer 22h dans le bus, les chauffeurs se relaient, mais nous on reste.

Le printemps semble en retard, c'est dû à la sécheresse nous dit on. Depuis une semaine il pleut sur l'Argentine et de violents orages de grêle se sont abattus à Cordoba ou Jujuy.

Dans le bus en cama et vues du bus
Dans le bus en cama et vues du bus
Dans le bus en cama et vues du bus
Dans le bus en cama et vues du bus
Dans le bus en cama et vues du bus
Dans le bus en cama et vues du bus
Dans le bus en cama et vues du bus

Dans le bus en cama et vues du bus

Arrivée à Jujuy, histoire de nous dégourdir les jambes, nous allons vers les hôtels que nous avons sélectionner en centre ville sur internet et les guides. Une petite demi-heure de marche, mais après 22h de bus le sac à dos semble un peu lourd (14,6 kg à l'enregistrement). Nous commençons par visiter El Arribo Posada. Sylvie fait la visite et revient avec un grand sourire, je comprends que nous venons de louer. Le choix est judicieux une grande chambre donne sur un patio, ensuite un second patio avec d'autres chambres et un piscine, plutôt une pataugeoire, mais du plus bel effet. Cela va nous couter 500 pesos la nuit un peu cher. Avec le change à 12 pesos cela nous fait 41 euros, c'est encore dans nos prix. Tant pis, on va encore faire dans le luxe( hein Renée!), il faut reconnaitre que c'est très agréable.

On ressort boire une bière, la terrasse sous les orangers est pleine.

La bière, les orangers, le devant de la chambre dans le patio, les vacances
La bière, les orangers, le devant de la chambre dans le patio, les vacances
La bière, les orangers, le devant de la chambre dans le patio, les vacances
La bière, les orangers, le devant de la chambre dans le patio, les vacances
La bière, les orangers, le devant de la chambre dans le patio, les vacances

La bière, les orangers, le devant de la chambre dans le patio, les vacances

Nous recevons un mail de Nicole, elle va chercher Hugo le 4 novembre à 8h45 au bus, Nous y allons aussi et retrouvons, Rafael, Hugo et Nicole. Ils attentent Norma pour aller faire des courses pour le festival.

Nicole et Norma vont aux courses, Hugo, Rafael et nous allons faire du change dans Jujuy. Nous allons aussi louer une voiture pour 4 jours chez Hertz, 1940 pesos Km illimité et assurance tout risque sauf le vol. Nous nous séparons chacun va à ses occupations et nous nous retrouvons chez Rafael pour manger. Nous trouvons sans difficulté la mémoire des rues nous revient au fur et a mesure.

Demain soir, nous retrouvons tout le monde peut être vers midi à Purmamarca mais sùr à Susque.

Après manger, la musique et la cathédrale de Jujuy au croisement des lignes électriques
Après manger, la musique et la cathédrale de Jujuy au croisement des lignes électriques

Après manger, la musique et la cathédrale de Jujuy au croisement des lignes électriques

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Buenos Aires sous la pluie

Publié le par Sylvie et Gerard

Ce matin, il pleut à verse et cela nous rend un peu long au démarrage. Nous changeons le programme et nous nous replions sur le plan B, visite du musée du bicentenaire de l'indépendance.

En longeant les murs nous allons jusqu'au métro Congreso, et nous investissons dans deux magnifiques parapluies surement de fabrication chinoise et bas de gamme. Nous ne marchandons pas et acceptons de les payer 180 pesos, un peu cher mais efficace.

Le musée raconte l'histoire de l'Argentine depuis l'indépendance. Il est sous une verrière très moderne et en forme de vague. Cette verrière couvre l'ancienne cour qui se situait devant la douane au 19eme siècle, les arches ont été conservées et une toute petite partie de l'ancien fort. L'ensemble est réussi.

Dans chaque arche se trouve une vidéo retraçant une période depuis l'indépendance, c'est un peu à la gloire du péronisme. Les périodes Eva et Juan Domingo Péron ainsi que Nestor et Cristina Kirchner sont présentées de façon très très positive, Le musée a été inauguré par Cristina Kirchner ceci explique peut être cela.

De toute façon c'est très intéressant et cela nous a permis d'avoir une vision sur l'Argentine qui nous était inconnue.

En sortant, toujours sous la pluie nous faisons un tour sur Puerto Maduro et nous rentrons avec l'intention de boire un coup au café Tortoni. Une vingtaine de personnes font la queue sous la pluie, le café est plein. Il faut attendre son tour dehors. Nous passons et allons manger une pizza mi anchois, mi calabrese sur la place du congreso à côté de notre hôtel.

On rentre pour faire sécher le bas des pantalons et le reste.

Nous partons à Jujuy, à 16h30 le 2 novembre, dans 8h. Au moment ou j'écris cet article, internet marche bien le matin de bonne heure, le soir nous perdons la liaison en permanence.

Buenos Aires sous la pluie
Buenos Aires sous la pluie
Buenos Aires sous la pluie
Buenos Aires sous la pluie
Buenos Aires sous la pluie
Buenos Aires sous la pluie
Buenos Aires sous la pluie

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Tigre

Publié le par Sylvie et Gerard

Aujourd'hui nous allons dans le Delta, à Tigre exactement. Les porteños s'y rendent le week-end pour la promenade sur les multiples bras du delta et le loisir.

La région du delta était le territoire préféré des léopards entre les bras d'eau et les innombrables iles, dénommés tigres en argentin d'où le nom de la ville.

Nous partons de la gare centrale Retiro Mitre, prenons un aller-retour pour 7,5 pesos. Le train part dans 3 minutes, il y en a un tous les quarts d'heure. Nous courons pour attraper celui-là, cela nous permet de voyager debout car il est déjà plein... Pendant les vacances voilà ce que c'est d'être pressé, on attendait un quart d'heure nous avions le choix dans les places assises, au lieu de ça nous allons passer plus d'une heure debout, et nous ne sommes pas le week-end.

Nous flemmardons dans les quartiers de Buenos Aires, sans jamais voir le Rio del Plata. C'est un omnibus, après plus de vingt arrêts et plus d'une heure nous arrivons à Tigre, nous reconnaissons de suite l'arrêt, c'est le terminus. Nous trouvons une carte, Tigre d'un côté, le delta de l'autre. Forts de ses renseignements, nous décidons d'aller au Puerto de las frutas, sur le plan il y a 4 ou 5 bassins, nous pensons que cela doit être là ou arrivent les fruits, ou peut être un marché.

Le batiment de la gare est très chic, style colonial, autour nous ne sommes pas dépaysés Mac DO et un grand bar Coca Cola nous tendent les bras.

Nous suivons la rivière. Des catamarans attendent le touriste, d'autres bateaux semblent desservir les iles, le long du quai une multitude de guérites pour vendre des tours d'une heures, deux heures trente ou plus. Un peu plus loin d'autres vendent de billets pour des directions précises. Quelques gouttes humidifient mon crâne, le quai est bordé d'un abri devant l'embarquement des différentes directions. Nous nous y réfugions en attendant l'arrêt des hostilités. La petite pluie fine se transforme en orage, nous nous arrêtons donc au bar en attentant la fin de cette ondée.

Bateaux desservants les iles et attente sous l'orage
Bateaux desservants les iles et attente sous l'orage
Bateaux desservants les iles et attente sous l'orage

Bateaux desservants les iles et attente sous l'orage

L'orage terminé ou presque nous reprenons notre périple, nous passons devant un parc d'attraction fermé, une autre gare, celle du tren de la Costa (la liaison avec Buenos Aires est possible avec un changement à Maipu), un casino ouvert et enfin el Puerto de las Frutas. Un grand portique signale le lieu, nous sommes un peu dérouté cela ne ressemble pas à un port, nous ne voyons pas les bassins mais une multitude de magasins. Quand nous apercevons les bassins ils sont bordés de magasins à touristes et de restaurants. Voilà l'engouement de Porteños pour Tigre, le casino, le parc d'attraction, les restaurants et les magasins et le tour de bateau. La pluie n'étant pas franchement arrêté et ayant tendance à reprendre, nous visitons un restaurant à fromage, plat original et bon.

Après cette pause, nous apercevons les bassins de déchargement de bois, enfin un vrai port. Les barges sont chargés au maximum de grumes, la ligne de flottaison est sous l'eau. Les grutiers déchargent avec mastria, l'équilibre des barges et des camions est toujours respecté.

Tigre
Tigre
Tigre
Tigre
Tigre
Tigre

La pluie menace toujours, pas envie de faire un tour de barque dans le Delta dans ces conditions.

Nous rentrons par el tren de la Costa dont la gare se trouve en face du casino. Là le prix change 20 pesos l'aller simple. Il n'est pas surchargé, confortable et longe la côte et dessert toutes les résidence des rupins du coin. Maisons individuelles, résidences fermées piscines, terrains de tennis, terrains de foot etc etc…mais aussi petites maisons toute simple, se succèdent. Le train est rapide avec peu d'arrêts, les abords sont propres et gazonnés.

Nous changeons à Maipu, en traversant un hall rempli d'antiquaires,

Au bout du hall, la gare et à nouveau le train de banlieue lent et omnibus. Le retour prendra aussi plus d'une heure.

Nous rentrons ensuite de la gare en bus par le 150.

Tigre est a 30 km de Buenos Airès, mais par les transports s'est déjà une expédition...

Gare de Tigre, tren de la Costa, les antiquaires, gare de buenos Aires Retiro Mitre
Gare de Tigre, tren de la Costa, les antiquaires, gare de buenos Aires Retiro Mitre
Gare de Tigre, tren de la Costa, les antiquaires, gare de buenos Aires Retiro Mitre

Gare de Tigre, tren de la Costa, les antiquaires, gare de buenos Aires Retiro Mitre

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Buenos Aires, encore et encore

Publié le par Sylvie et Gerard

Le réveil est toujours matinal, le décalage horaire n'est pas encore digéré. Cela nous permet d'être dans les premiers au petit déjeuner.

Nous rejoignons à pied la gare routière de Retiro. Nous faisons le tour des compagnies de bus pour prendre des renseignements pour aller à El calfate. Cela semble difficile, 36h avec un changement à Bariloche ou Rio Gallegos. Nous réfléchissons.

Nous changeons un peu le programme, qui n'en était pas vraiment un et nous prenons des billets de bus pour Jujuy. Nous irons voir Nicole et le festival des enfants d'Atacama à Susques.

Nous repartons vers la place de Mayo pour visiter la Manzana de las Luces.

Place San Martin et garderie pour chiens
Place San Martin et garderie pour chiens

Place San Martin et garderie pour chiens

Nous visitons une galerie marchande Gallerias Pacifico et ce qui ne gâte rien, nous trouvons des baños. La visite de la Manzana se fait avec guide, elle est réputée pour les galeries souterraines, rien d'impressionnant, une dizaine de mètres sur trois directions, elles ont peut été bouchées, notre espagnol ne nous a pas permis de demandé de plus ample explication. Nous enchainons par la visite d'un petit théâtre, puis d'une grande cour entourée de pièces dont une recyclée en restaurant, très joli décor. Et pour finir l'église style roman de San Ignacio. La restauration est récente et bien faite. L'ensemble église, Manzana, cour, théâtre, batiment annexe devait être immense au temps de la splendeur de la Manzana.

En sortant nous rentrons dans la plus vieille librairie de Buenos Aires.

La galleria Pacifico, Le resto de la Manzana las Luces, la librairie
La galleria Pacifico, Le resto de la Manzana las Luces, la librairie
La galleria Pacifico, Le resto de la Manzana las Luces, la librairie
La galleria Pacifico, Le resto de la Manzana las Luces, la librairie

La galleria Pacifico, Le resto de la Manzana las Luces, la librairie

En rentrant à l'hôtel, nous voyons un spectacle dans une cour de restaurant, musiciens et chanteuse. Un groupe de jeunes danseurs font une exhibition devant les tables.

Dans les changements depuis la dernière fois, il y avait les abri-bus et les couloirs. Les bus roulent en contre sens, à l'anglaise cela permet lors des arrêts de descendre et de monter sur le quai central, celui-ci desservant les deux sens. Les portes du bus se trouvent face au quai et non sur la voie.

La réfection des rues et des trottoirs est aussi en cours, le vibrage du béton pour enlever les bulles se fait avec les pelles et en piétinant dans le béton liquide, attention de sortir avant la prise et de ne pas faire le plein des bottes.

Danse et vibrage du béton
Danse et vibrage du béton
Danse et vibrage du béton

Danse et vibrage du béton

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Arrivée à Buenos Aires

Publié le par Sylvie et Gerard

L'avion décolle à l'heure, il est 19h20 à Marseille. Escale à Roissy de 2h puis vol de 13h30 ou de 11 112 km. Nous touchons le sol en douceur à Buenos Aires, il est 8h54 heure locale.

Les différentes formalités, descente de l'avion, immigration avec photo et empreinte digitale (pouce droit), récupération des bagages puis douane avec scanner nous prennent 1h. A la sortie coté droit, Rodolphe (ami de Nicole, rencontré en 2009) nous attend. Il nous amène à l'Icaro suites dans Montevideo, (la rue pas la ville). Il est 11h30, il part pour Mar del Plata. Nous devons nous revoir demain ou après demain.

Nous avons fait le change avec des pesos bleus, comme ils disent ici. En France nous aurions dit au noir. Nous avons eu 12 pesos pour 1 euro au lieu de 8 pesos au cours officiel.

La chambre est spacieuse (41 m2), l'hôtel fait luxe. Après la douche et un moment de "réflexion" sur le lit, nous sortons à 2 h de l'après-midi faire un tour dans le quartier, la nuit et le décalage horaire pèsent dans les jambes.

La chambre
La chambre

La chambre

Sur l'avenue 9 de Juillet, de nouveaux abri-bus ont poussé avec une séparation de voies de circulation pour les bus. Autres nouveautés, il y a des vélos en location. Ils sont jaunes et la location se fait dans une guérite sur le trottoir avec une personne pour veiller au grain et au gain. Plus loin nous nous restaurons pour 75 pesos repas complet avec boisson.

On continue à déambuler dans les rues mitoyennes, nous trouvons qu'il y a plus de clochards que la dernière fois et aussi pas mal de magasins dont le rideau est tiré pour cause de fermeture (la crise économique est visible).

La fatigue se faisant sentir nous rentrons par la place du Congrès. En passant devant le théâtre Colon, nous voyons Green Peace qui fait signer une pétition pour soutenir Herman et Camila, 2 activistes argentins qui se sont fait arrêter avec 28 autres, car ils voulaient empécher Gasprom et Shell de faire des forages pétroliers sur le Pôle Nord. Bien sur j'ai signé la pétition. Même en vacances il faut résister au capital.

Sur 9 de juillet
Sur 9 de juillet
Sur 9 de juillet
Sur 9 de juillet
Sur 9 de juillet
Sur 9 de juillet

Sur 9 de juillet

Signer la pétition pour la libération d'Herman et Camila

Signer la pétition pour la libération d'Herman et Camila

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La première carte avant départ

Publié le par Sylvie et Gerard

Voici la première carte, uniquement pour Christian.

Buenos Aires

Nous allons à l'hotel Icaro Suites, situé ici

Tu vois j'ai fait des progrès sur les cartes.

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De Cordoba à Buenos Aires

Publié le par Sylvie et Gérard

Il est 8h, nous arrivons à Cordoba, Hugo nous attend sagement assis entre les arrivées 10 à 15, nous avons oublié de lui préciser la compagnie de bus, alors il surveille tous les bus. Nous le voyons du haut du bus, accolades et l’on va boire un coup au café du terminal.
Il nous accompagne dans un tour de quartier pour trouver un hôtel, C’est plus facile avec lui car il connaît les rues avec hôtels, nous trouvons rapidement l’hôtel Corona, à 2 pas du terminal de bus et à 600 mètres du centre ville, il est très bien situé et ne coûte que 140 pesos.
    Il rentre chez lui et nous invite pour l’apéro et un assado avec sa mère et ses copains pour ce soir. On va en ville, un tour de place et l’on rentre pour une petite sieste.
Nous partons en taxi jusque chez Hugo, nous arrivons en début d’après-midi (heure argentine), il est 19h30. Nous trouvons facilement : les indications d’ Hugo et de Mr Google  se sont parfaitement recoupées.
    Nous allons faire les dernières courses au Wall Mart, et attaquons l’apéro en attendant les copains qui doivent arriver en début de soirée, vers 21h30. Au programme, vin rouge et empanadas réalisées par sa mère, les deux étant d’excellente qualité, nous en oublierons de faire les photos pour immortaliser la soirée. Les copains arrivent échelonnés, l’apéro continu en attendant.
    22h tout le monde est là, nous sommes 9, la braise est chaude, les choses sérieuses commencent, Hugo a lancé le feu, puis Toto (un copain assureur) a pris les choses en main. La cuisson est excellente, la viande est délicieuse et les salades de sa mère aident le tout à passer. L’heure de la musique et du « Fernet branca, coca » est arrivée. Hugo distribue les guitares à 2 de ses copains, (nous ne nous souvenons pas de leur nom), mais dont le talent est immense. Un, en première guitare solo (virtuose) et le second qui l’accompagne avec brio, un régal, puis ils inversent car le second chante alors des tangos, puis Hugo chante et l’on recommence, un vrai récital à la maison. Après la glace et le gâteau, la fatigue et le vin aidant, nos yeux se ferment tout seul, il est temps de prendre le taxi pour rentrer. Nous les abandonnons en plein concert, il est 2 heures.

    Le réveil est tardif, nous prenons le bus pour Alta Gracia. Nous visitons l’estancia Jésuite et la maison d’enfance de Che Guevara transformée en musée, puis nous rentrons à Cordoba où nous allons réserver un tour dans la vallée de la Punilla pour le lendemain.
    Le bus vient nous prendre à l’hôtel, nous faisons un tour de Cordoba pour prendre les autres excursionnistes et c’est le départ. Nous passons par le barrage de San Roque (niveau très beau, il ne pleut pas) pour aller à la capitale du folklore Cosquin. Nous continuons la vallée et arrivons à Capilla del Monte, au pied du mythique Cerro Uritorco. C’est l’endroit, paraît’il, ou apparaisse le plus grand nombre d’OVNI d’Argentine. Ensuite nous allons à Los Cocos, ou nous faisons le tour de télésiège jusqu’en haut de la colline, jolie vue sur la vallée et retour à Cordoba via La Cumbre et Villa Carlos Paz.

    Le lendemain nous avons une deuxième excursion, pour aller à La Cumbrecita. Nous longeons une retenue d’eau le lago Los Molinos. Dans ce lac arrivent les quatre rivières qui alimentent une des réserves d’eau de Cordoba. La colline est brûlée un peu partout, un incendie a ravagé les bois, il y a une dizaine de jours, la sécheresse est présente. Aujourd’hui la saison estivale commence, il pleut depuis ce matin et nous faisons notre tour sous la pluie et le brouillard. Nous dégustons les spécialités régionales, fromage de chèvre, jambon, coppa, saucisson etc…

    La visite du village piétonnier de La Cumbrecita, se fait sous l’orage. C’est un ensemble de chalets construits par des Allemands, on se croirait au Tyrol. Nous regagnons le bus, trempé jusqu’aux os. L’arrêt suivant, s’effectue à La Villa General Belbrano, bourgade très touristique, des magasins et des bars restaurants partout. La ville est aussi dans le style montagnard tyrolien, nous essuyons notre deuxième orage pendant la visite.

     Nous rentrons à Cordoba à 19h 30. Le gérant de l’hôtel nous explique avec force gestes, la visite d’Hugo. Nous allons chercher nos sacs et attendons dans le hall. Hugo et sa maman sont venus nous accompagner au bus pour Buenos Aires que nous devons prendre à 22h31.
Nous allons ensemble au terminal de bus, dans la voiture de Hugo et nous installons au bar avec des empanadas et des boissons en attendant notre départ. Au revoir à Hugo et sa maman et nous montons dans le bus, les vacances sont bientôt terminées.
Nous n ‘avons pas d’hôtel à notre arrivée, l’Ayamitre est complet et nous n’avons pas eu le temps de lire les guides. Nous faisons une demi-heure de queue pour prendre un taxi que nous envoyons vers le quartier de Congreso. Nous apercevons un hôtel qui doit être dans nos prix. Nous faisons arrêter le taxi. L’hôtel Normandie coûte 240 pesos avec AC, frigo et wifi dans la chambre. Ce sera très bien.
Après la douche, un peu de logistique : lessive chez le Chinois et change. On traîne dans les rues avant de rentrer à l’Hôtel.
Le lendemain, nous n’avons plus beaucoup de courage, nous allons flâner à San Telmo, puis à Puerto Madero. Le soir, nous retrouvons Rodolphe pour manger dans le quartier.
Et le dernier jour arrive. Nous avons gardé la chambre d’hôtel jusqu’au soir ( pour terminer le blog avec le wifi). Nous visitons le Palacio de l’Agua, un superbe bâtiment construit en 1894 pour apporter l’eau potable de Mar del Plata à Buenos Aires. Ca ressemble au Palais Longchamps. A  l’intérieur ont peut voir les canalisations et les réservoirs de l’époque.
C’est aussi notre dernier repas à Buenos Aires : au Palacio de la Papas Fritas, on avalera notre morceau de viande à 400g accompagné d’un vin de Mendoza. Il fait très lourd.
Nous sommes à l’hôtel pour faire les sacs, l’orage éclate, il pleut à verse.


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Ca sent la fin

Publié le par Sylvie et Gérard

Une dernière  pour Christian, c'est en vert car il y a  des parties ou nous sommes allés  plusieurs fois.
Les aventures de Cordoba arrivent

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Mendoza et les environs

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous sommes arrivés à Mendoza vers 10h. C’est dimanche, comme beaucoup de villes d’Argentine, tout est fermé sauf les restaurants. Nous nous installons en terrasse d’un restaurant de parilla où nous accompagnons notre viande d’un vin local : La Linda. Après la bouteille de Malbec, et la nuit passée dans le bus, la sieste s’imposera… En fin d’après-midi nous nous promenons au parc San Martin. Là, les familles sont venues pique-niquer sur les pelouses, certaines avec tables et chaises et même bouteille de gaz. Nous, nous avons une bouteille d’eau …
L’hôtel s’est occupé de notre séjour, lundi, nous partons vers le Chili. Nous montons la vallée de l’Aconcagua que nous apercevons du haut de ses 6962 mètres. Nous passons aussi à Puente del Inca, une arche faite de concrétion minérale et sulfureuse, une vingtaine de mètres au-dessus de la rivière. Les couleurs varient suivant l’éclairage et le soleil. Nous avons des verts, des rouges, des marrons et des blancs avec toutes les gammes de dégradés. Des vendeurs offrent aux touristes, les minéraux locaux et différentes variétés d’articles pétrifiés par les eaux, des chaussures, des bouteilles, et de nombreuses petites sculptures recouvertes par le calcaire coloré.

    Nous allons jusqu’à la frontière Chilienne, Las Cuevas à côté du tunnel à 3100 m et nous redescendons à Mendoza.
Le lendemain nous sommes plus terre à terre : visite de bodegas. Chaque cave présente son vin, et lors de la dégustation explique comment découvrir le vin : couleurs, arôme…Nous visitons également une exploitation d’huile d’olive, là aussi avec dégustation (d’huile, mais aussi de tomates séchées  l’huile d’olive).
Et comme nous n’avons pas tout compris dans la dégustation, nous recommençons la visite le mercredi de 2 autres bodegas, une très grande, elle produit 45 millions de bouteilles, la bodega Lopez, Les installations, (cuves, pressoirs) sont impressionnantes, toutes en inox et automatisées, Le raisin est déversé dans 4 cuves avec vis sans fin. . L’embouteillage et la mise en carton sont aussi automatiques. L’autre bodega est plus artisanale, elle fait du vin bio, la bodega Cecchin, ensuite nous faisons la visite d’une huilerie et d’une fabrique de liqueur avec dégustation.
Nous rentrons, prenons nos sacs à l’hôtel et allons directement au terminal des bus, embarquement pour Cordoba en cama.

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Toujours dans la Puna et les enfants de Puesto Sey

Publié le par Sylvie et Gérard

    On se débarbouille à l’eau froide et après avoir déjeuné avec tous les enfants, nous chargeons nos bagages. Ils nous embrassent tous avant que nous montions dans la voiture, cuisinier et cuisinière y compris. Ils nous feront des signes d’adieu jusqu’à ce qu’on disparaisse au bout de la route.
Nous reprenons la piste pour descendre jusqu’à Susques . De nouveau nous nous arrêtons chez Norma pour acheter du ravitaillement.
        La route est toujours barrée, les manifestants n’ayant pas eu gain de cause, continuent à bloquer la route. Nous, nous prenons la ruta 40, la piste qui nous amène jusqu’à Puesto Sey. La route est différente, nous montons puis descendons dans le lit des rivières que nous traversons à gué ( il n’y a pas beaucoup d’eau ). Nous rencontrons des lamas et des vigognes ainsi qu’un renard, el zorro, qui nous regardera passer. Avec l’eau de la rivière il y a plus de présence animale, particulièrement des oiseaux que sur la piste de San Juan. 72 km plus loin, nous arrivons dans le village de Puesto Sey. Là le bus passe, mais il n’y a ni électricité ni téléphone. C’est le dernier village de la province de Jujuy.
   
    Les enfants sont au réfectoire. La directrice nous accueille et nous fait asseoir. Les cuisiniers retournent en cuisine pour nous préparer le repas. Pendant ce temps, le prof de musique, Luis,va chercher les instruments de musique. Il accompagnera à la guitare un groupe d’une dizaine d’enfants qui nous font un concert de musique et de chants. La directrice et les instituteurs entraîneront les autres enfants à chanter et à taper dans les mains. Nous aurons ainsi droit à un super concert d’une heure environ. A la fin, la directrice fait monter sur un banc une nina de cinq ans qui chantera puis fera de la flutte : une future artiste…

    Nicole restera à discuter avec la directrice qu’elle ne connaissait pas encore. Lors du festival c’est Rober qui accompagnait les enfants. Mais ayant des problèmes de santé, il ne peut pas vivre loin d’un hôpital et a donc quitté l’école de Puesto Sey pour celle de Susques.
Nous partons de l ‘école vers 15h, nous avons encore pas mal de piste pour rentrer à Salta.
Les enfants nous accompagnent, là aussi jusqu’à la voiture et nous disent adieu.

    Nous continuons notre trajet, nous allons remonter jusqu’à 4393 m derrière le volcan Tuzgle.
Soudain, devant nous un pickup garé et un peu plus loin un scrappeur. C’est une partie de la piste très étroite et en descente, nous ne pouvons pas passer. Les ouvriers sont venus réparer une partie de la piste, un virage où il y a eu un effondrement. Nous attendons un quart d’heure environ, puis le scrappeur descend la piste. Nous le suivons jusqu’à une ligne droite où nous pouvons le doubler. A l’aller il avait aplani le terrain, ce qui fait que nous roulons sur une piste plate sans cailloux. On apprécie particulièrement, puisque la route passe dans le lit de la rivière et qu’à notre dernier passage il y avait beaucoup de cailloux et un peu d’eau.

    Nous apercevons bientôt le pont du chemin de fer, derrière c’est la descente sur piste toujours jusqu’à San Antonio de los Cobrès. Nous avons ensuite une cinquantaine de km sur asphalte puis les 70 derniers km en piste. Nous arrivons à Salta vers 21h 30. Nous déposons Julia chez sa mère et nous nous installons à l’hôtel, tout poussiéreux. Nous remettons la douche à plus tard et partons boire une bière en attendant notre pizza.
Le lendemain, nous rendons le pickup. Nous le garons en face de l’agence puis allons tirer de l’argent au distributeur. C’est moins cher de payer cash que par carte bleue.
Nous retrouvons ensuite Nicole au restaurant. Nous reparlons de notre voyage, avec de temps en temps les larmes qui nous montent aux yeux en repensant à ces moments plein d émotion passés avec les enfants des 2 écoles perdues au fond de la Puna.
Nous allons bientôt quitter Salta et la région nord de l’Argentine, nous avons nos billets pour Mendoza. Nicole remontera à Jujuy.

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