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Articles avec #argentine tag

A travers la Puna à la rencontre des enfants

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous nous mettons d’accord avec Nicole, pour aller rendre visite aux écoles parrainées par l’association, les Enfants d’Atacama, Julia, une agronome doit nous accompagner. Hélas il n’y a aucun pick up de disponible pour lundi à Jujuy. Nous partons donc à Salta, ville plus grande et plus touristique. Les agences sont fermées le samedi après-midi et le dimanche. Nous trouvons quant même une petite agence Earth, ouverte et avec un Toyota Hillux de disponible.
        Dimanche matin, Nicole vient nous retrouver à l’Hôtel avec les croissants pour le petit-déjeuner.
Lundi matin, nous partons tous les 3 à l’agence. Nous avons prévu de prendre la voiture à 8h30, mais heure argentine, l’agence ouvrira à 9h. Nous réglons les formalités et prenons la route pour la maison de Rafael, à Jujuy, où Julia nous attend et d’où nous chargeons les paquets de vêtements récupérés de France et d’Argentine.
Une fois la plateforme du pick up chargée, nous montons dans la Quebrada. Nous avons prévu une étape à Purmamarca à 2200 m pour ne pas monter directement au col à 4170m. Nous faisons quelques achats, puis un tour de voiture dans « la palette de couleurs » des montagnes derrière le village.

    Nous attaquons doucement la montée en lacets qui nous mène au col puis à Susques où nous avons prévu de passer la nuit. La propriétaire des lieux, Gladys, nous accueille. C’est l ‘ancienne directrice du collège, à presque 70 ans, elle se met à l’informatique. Toute contente, elle nous montrera ses cours de Word et d’Excel…L’hôtel, La Viguna, n’a pas l’eau chaude (et pas de chauffage), le réveil est donc tonique, et nous entraine pour les prochaines étapes. On se rendra compte en sortant qu’il a gelé pendant la nuit.

    Nous nous rendons à la boutique de Norma pour acheter du ravitaillement pour l’école : du riz, des pâtes, des sodas, quelques légumes et de la viande hachée et des poulets congelés. Nous ferons connaissance avec la fille de Norma, Wara qui nous présentera « Princesse », le petit agneau élevé derrière la maison. Nous faisons un 2e ravitaillement dans une autre boutique de Susques.
Et nous partons à la manif ; en effet la route du Chili est bloquée par les manifestants qui réclament des effectifs pour l'école. Nous sommes accueillis par les femmes du village qui nous proposent maté et pain. Il faut bien se réchauffer pour commencer la journée. Les grandes marmites d’eau chauffent. Petit à petit la manifestation s’organise, d’abord de gros blocs de rochers coupant la route, puis le Padre arrive avec des feuilles de papier, des crayons, de la ficelle…pour écrire les slogans et un câble pour barrer la route solidement.

    Nous ne restons pas longtemps voulant arriver à l’école de San juan de Quillaquès pour le repas du midi.
La piste part derrière le village, il n’y a aucun moyen de transports publics. Le seul véhicule du village est celui du Maire. Nous remontons à 4100 m et arrivons au village à 3900 m ( qui compte 130 habitants ) vers 12h.
Les enfants sont dans la cour et travaillent à la construction d’une mare pour des canards, que la Directrice Elisa ramènera de Jujuy, le week-end prochain. Après avoir désensablé le trou bétonné, les garçons apportent l’eau tirée du puits, et les plus petits ainsi que les filles regardent si l’eau s’échappe…

    Elisa fait reprendre les cours. Elle est seule, les 2 institutrices étant absentes. Nous en profitons pour faire le tour de l’école et regarder les installations : des panneaux solaires pour l’électricité sur le toit, des fours solaires dans la cour, le trou dans le sol qui sert de puits. A l’extérieur se trouve le four à pain, l’école fait son pain une fois par semaine. Il y a aussi le poulailler, une idée de Nicole qui l’a fait construire pour que les enfants aient des œufs et éventuellement de la viande. A côté la serre qui n’a pas résisté aux rafales du vent.

    La cloche sonne, c’est l’heure du repas au réfectoire. Nous nous asseyons en bout de table à côté l’Elisa. Steacks hachés ( qui a bien supporté les quelques heures passées sous la bâche) avec du riz, puis une soupe de légumes et une banane en dessert.
Les enfants après un petit moment à jouer dans la cour reprennent les cours. Julia avec les 3 plus grands va à la serre. Elle fera découper les morceaux de plastique arrachés, et par bandes entourera les fils de fer de la carcasse. Il y aura peut-être plus tard du plastique de remis, mais en réalité, c’est la conception de la serre qui est à revoir : elle ne résiste pas aux assauts du vent, donc l’enterrer plus profond, mettre des plaques de marcolite (tôle ondulée fibrée transparente) au lieu du plastique…

    Nous participons également au goûter : maté avec du cake. A chaque repas il y a un tour pour mettre la table et la desservir. De même, les grands doivent s’occuper des 3 petits : leur couper la viande, les aider à manger.
Ce sera ensuite la distribution des vêtements apportés. Des grands désignés par Elisa font faire des tas séparés selon les tailles. Ensuite elle appellera les plus petits en taille et leur distribuera les vêtements, puis ce sera le tour des filles, puis des garçons. Aucun enfant se manifestera, tous attentent le vêtement qu’Elisa leur donnera. Puis ils se retirent, plient délicatement le tee-shirt ou le jean et vont les ranger dans leur dortoir. Certains tellement contents vont garder les combinaisons de ski qu’ils ont eues…Peut-être étonnant mais l’hiver par des températures négatives et peu de chauffage, cela est très pratique.
    Il y a également des peluches et des poupées distribuées :  un ravissement. Chacun part dans son coin pour jouer, même les garçons.
Elisa distribuera également les chaussettes achetées par Nicole : 4 paires pour chacun. De même les enfants vont les prendre avec soin et les ranger.
C’est une atmosphère irréelle : loin de notre société de consommation, les enfants connaissent le prix des choses et sont contents de recevoir en cadeau une paire de chaussettes…
Elisa connaissant toutes les familles, partagera ensuite les vêtements de bébé et d’adultes pour les frères et sœurs ou les parents des enfants.
Tous les enfants nous embrasseront.
    Gérard leur passe sur le micro une sélection des photos faites pendant le festival. Assis par terre ils se regardent et commentent.
   
    Nous changeons de pièce et allons à la cuisine, ou le cuisinier et la cuisinière préparent les empanadas, nous apportons une aide symbolique à étendre la pâte et à la confection, les notres se repèrent de suite par leurs irrégularités.
Nous prenons le repas avec les enfants, empanadas et poulets avec riz. 

    Les enfants nous récitent des poèmes et nous offrent un cadeau à chacun, bonnet pour Gérard, bérets pour les filles, ponchos et un cactus décoré. La séance de photos est animée, Julia et Gérard prêtant leurs appareils à photos pour que chacun puisse prendre son cliché. La directrice doit intervenir pour calmer l’enthousiasme des enfants et la pagaille que nous avons organisée.
Il fait très frais, la cuisinière propose de ranger la voiture sous un abri pour que le radiateur ne gèle pas pendant la nuit. . Tout le monde va se coucher plein d’émotion, sous un ciel étoilé, des étoiles partout, magnifiques.
   

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2eme Festival des enfants d'Atacama

Publié le par Sylvie et Gérard

    Le festival a été une réussite, 250 entrées payantes. Le spectacle a été exceptionnel, les enfants ont fait des prestations de grandes qualités, que de travail en amont, pas un raté, des vrais pros. Les enfants de San Juan ont allié la musique, le spectacle théatrale et l'humour, ceux de Puesto Suey ont interprété leur parti musicale comme de vrai pro.
    Les artistes furent aussi à la hauteur, avec une grande diversité de musiques locales. Nous avons eu aussi 3 spectacles de danses gauchos.
    Dans le premier album, quelques photos des prestations.

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Les Yungas, la presse, l'arrivée des enfants

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous quittons Salta par la Ruta 9, celle qui passe dans les montagnes à la végétation tropicale.  Des lianes pendent des arbres, des orchidées recouvrent les branches. La température est passée au-dessus de 40 °. Nous nous arrêtons dans une aire de pique-nique municipale à Carmen à l’ombre sous les mûriers. Nous repartons en direction de Libertador Général San Martin, la ville proche du Parque National Calilegua où se trouvent les yungas.. Les enfants plongent dans les canaux d’irrigation des champs de tabac, les parents les regardent assis sur les chaises pliantes sur la berge, à l’ombre. Tout le monde a chaud …

    Les champs de tabac sont peu à peu remplacés par des champs de canne à sucre. Au loin les fourneaux de la raffinerie de sucre fument, dans l’air une odeur sucrée. Nous sommes arrivés. Personne dans les rues, tous les magasins sont fermés. Nous trouvons un hôtel avec air conditionné. Nous prenons une chambre pour avoir un peu de frais, la chaleur est étouffante. On branche la clim et la TV. On verra vers 20h30, l’heure d’ouverture des restaurants, si la ville s’anime.
    Quelques magasins vont s’ouvrir, mais pas de restaurant, nous prenons une pizza « especiale » en terrasse. Les habitants de la ville ont sorti leur chaise sur le trottoir, certains même y mangent. La température est inhabituelle : à 22h il doit toujours faire 40°.
    Lundi nous partons pour les Yungas, un parc à la sortie de la ville. Une piste nous amène jusqu’à l’entrée où le ranger nous explique les promenades à faire. Il fait 38°, nous nous attaquons aux plus faciles, celles qui ont peu de dénivelé. Même les arbres ont chaud, les feuilles sont toutes fripées par manque d’eau. Nous reviendrons à la voiture, trempés de transpiration. On essaie de monter plus haut, les montagnes s’élèvent à 2000 m, mais la piste est vraiment mauvaise avec beaucoup de cailloux. De toute manière, même plus haut, il fait trop chaud pour voir les animaux. Notre seule rencontre sera un iguane « à queue courte «  sur la route et deux oiseaux noirs avec des grandes plumes sur la queue entre la dinde et le paon.

    Nous rentrons à Jujuy. Nous retraversons les champs de tabac. Des ouvriers binent pour faire des tranchées par les lesquelles vont se faire l’irrigation. D’autres coupent les fleurs qui sont jetées et « cautérisent » la plante. Au nombre de champs et de bâtiments séchoirs, la culture du tabac dans la région est importante.
A 20h nous rendons la voiture.
Les préparatifs pour le festival des enfants continuent. Ce mercredi Nicole et Rafael ont rendez-vous au département de la culture pour une conférence de presse.
   
    Ce sera impressionnant le nombre de caméras et d’appareil photos. Le représentant de la  Culture fera l’introduction, Nicole enchaîne. Après la conférence, les interviews avec les journalistes se poursuivent, Nicole avec une télé, puis une radio, Rafael de son côté avec la presse écrite et la radio, Martine avec une radio. Si nous avions parlé espagnol, il aurait fallu aussi assuré. Il restera à regarder les TV et écouter les radios, en espérant que cela fera venir du monde au théâtre jeudi.

    Nous mangeons chez Mariella et Rafael et ferons connaissance de la petite dernière de la famille : Sophia. Hugo est arrivé de Cordoba, nous nous retrouverons tous au théâtre, a la magnana pour les derniers préparatifs. En fin d’après-midi, les enfants des 2 écoles arrivent, Nicole est là, pour les accueillir.

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Traversée de l'Argentine

Publié le par Sylvie et Gérard

    Depuis la dernière carte nous avons fait beaucoup de kilomètres.
Nous sommes passés du grand sud au grand Nord.
Un vol Ushuaia vers Buenos Aires, un tour de bus de Buenos aires à Jujuy et ensuit une location de voiture pendant 4 jours dans la Puna.

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De Susques à Salta

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous n’avons pas très bien dormi : soif et chaud toute la nuit, effet de l’altitude ( nous sommes à 3800m ) ou de la bière partagée avec l’allemand… Nous nous levons, il est 9h30. Nous ne comprenons pas la jeune fille de l’Hosteria, mais au ton, nous comprenons qu’elle nous dispute… Il est trop tard pour commander le petit déj, normal les cloches de l’église sonnent et Dimanche de Toussaint, il ne faut pas rater la messe. Elle nous abandonne avec notre petit-déjeuner…nous chargeons la voiture et partons, sans même dire au revoir, il n’y a plus personne…
Après le plein d’essence, nous prenons la piste qui s’appelle Ruta 40 qui doit nous amener à San Antonio de los Cobrès. La piste en tôle ondulée est bonne, nous traversons 3 fois la rivière où coule juste un filet d’eau. Nous y voyons des canards et des oies.

    Les lamas aussi profitent du peu d’eau pour tremper les pattes et manger l’herbe un peu verte. Après 72 km nous traversons Puesto Sey, un des villages de l’association de Nicole. La rue principale est vide, même pas d’enfants dans les rues. Nous traversons sans nous arrêter, au ralenti, nous n’avons même pas repéré l’école.
    Un peu plus loin le paysage change, de gros blocs de cailloux sont en équilibre sur le flanc de la montagne, près à s’écraser sur la route…Par moment la piste est plus étroite, nous traversons plusieurs fois un petit rio avec un peu d’eau. Nous quittons la province de Jujuy pour celle de Salta.
   
Depuis Puesto Sey, il n’y a plus de signalisation sur la piste et cela continuera jusqu’au pont de chemin de fer. A voir les traces, ce tronçon de piste doit être très peu pratiqué. Quelques maisons isolées, un chien qui attaque la voiture…quelques vigognes. Mais le paysage est magnifique, les montagnes changent continuellement de couleur. Nous pique-niquons, assis sur des rochers rouges et jaunes, en repartant un petit mal de tête, en réalité nous étions remontés à 4300 m.

    Nous terminons les derniers kilomètres vers le pont de chemin de fer, le paysage est superbe, cette fois les montagnes sont roses et rouges et déchiquetées. Par contre la route devient plus difficile, en pente raide, étroite, sans difficulté majeure pour la voiture et dans le lit d’un rio. La voiture passe très facilement.
Nous voyons enfin le pont qui se trouve à 4200 m d’altitude avec de l’autre côté un minibus de touristes…Ouf le plus dur est fait, nous retrouvons les pistes fréquentées.

    Nous entamons la descente vers San Antonio de los Cobrès, un peu déçus par les paysages qui sont moins jolis. De plus nous ne voyons même pas le trajet de train. La ville nous paraît moche. Nous nous y arrêtons juste pour boire. La descente continue, d’abord par la route goudronnée puis de nouveau par la piste. C’est à partir de ce moment-là que les paysages changent, la piste devient plus difficile, surtout plus étroite avec des virages, nous traversons des montagnes de cailloux, avec quelques cardones, puis des cheminées de fée, et en plus nous retrouvons le chemin de fer avec ses ponts de fer pour traverser les vides entre les montagnes.
    Nous pensions trouver un hôtel avant de rentrer à Salta, mais nada. Nous rentrons donc dans la ville, sans carte, elles sont dans le coffre. Nous repérons les poteaux du téléphérique sur la montagne et nous roulons dans leur direction. Nous savons que l’hôtel El Cerro, que nous connaissions de l’année dernière se trouve dans les environs. Il y a de la place, nous nous installons. Nous sommes couverts de poussière et la première chose à faire est de prendre une douche. Il est 19h30, nous retournons à la réception pour nous déclarer. Là un couple de Français nous fait la conversation et nous propose d’aller manger avec eux.  Après des bières sur la place centrale en attendant l’heure d’ouverture du resto, nous mangeons notre asado de tirra. Nous nous couchons, il est 23h et il fait encore très chaud.

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De Jujuy à Susques

Publié le par Sylvie et Gérard

Nous réservons la voiture chez Hertz pour demain matin, une Corsa 4 portes, 1040 pesos les 4 jours avec le kilométrage illimité et l’assurance totale. C’est plus cher que chez SudAmerica, mais nous pouvons payer carte visa et non en liquide. Nous ne voulons pas être juste pour la suite.
Ensuite nous sommes rentrés pour faire les 3 articles du blog de hier. Nous avions du retard. Puis nous avons retrouvé à 19h 30 Nicole et Rafael devant l’académie, ou le directeur bavard devait donner sa réponse pour les prix ou la subvention, il n’était pas là, il était déjà parti. Ils y retourneront demain.

Nous sommes allés boire une bière et nous sommes partis faire une promotion à la radio en direct. Il y avait un groupe connu de musique andine, l’accordéoniste est réputé , Ramos Fortunata, Nicole et Rafael le connaissaient. Il jouait très bien et était entouré de 4 autres musiciens qui assuraient un max.
Entre deux morceaux, le journaliste a interviewé Nicole et Rafael dix minutes. Ensuite, le journaliste et Fortunanata sont revenus sur l’action de Nicole. Nous sommes sortis une fois l’émission terminée, il est 10h 30. Nous allons dans un restaurant en suivant le choix de Rafael. Nicole et Sylvie des salades, nous du lama avec un vin rouge, cépage tanat, je ne connaissait pas, 14,5%, et long en bouche avec un reste de tanin.
On se couche, il est 1h.
Nous allons chez Hertz prendre la voiture, et nous trouvons sans problème la sortie et la bonne direction, nous longeons le parc San Martin puis tout droit, il n’y a aucune indication, mais la route suit la routa 9 pendant plusieurs kilomètres, puis nous rentrons sur la routa 9.

Nous nous arrêtons à Pumamarca, un tour de ville, nous repassons par la place centrale qui est entourée de stands d’artisanats, Sylvie achète deux nappes carrées.
Maintenant c’est la montée vers les Salinas Grande, nous passons le col à 4170 mètres et redescendons jusqu’à 3750 mètres. Il fait très chaud, le soleil réfléchit sur le sel, les lunettes de soleil ont du mal à faire leur boulot, ou quelques rayons doivent passer sur les côtés. Nous sommes éblouis. Rapidement nous faisons notre tour, par rapport à l’an dernier, plus de tas de sel, proche de la route, certains déjà en sacs, prêts pour le chargement.

Nous continuons sur le plateau à 3800 mètres et arrivons à Susques. Ce petit village est rempli de camions, nous pensons qu’ils sont arrêtés à l’hosteria du coin, pour passer la nuit, quand nous apercevons la douane. Elle n’est pas située sur la route venant du Chili, mais il faut rentrer dans le début du village, pas très pratique, cela génère peut-être du commerce…
L’hosteria Los Cactus est complet, nous recherchons un autre hôtel, près du batiment de la douane. Nous demandons à un passant, qui nous indique trois lieus, Los Captus, un autre à 4km ou se trouve la pompe à essence, et la Vigunia qui se trouve à côté du poste de police.
Nous optons pour celui-ci, entrée par le resto et dans une cour 2 ou 3 chambres. Nous faisons un tour du village à pied lorsqu’un motard allemand en BMW, nous demande un endroit pour dormir, nous lui en indiquons 2, Los Andinos  qui se trouve à côté de l’endroit ou il nous accoste et le nôtre, il choisit le même que nous. Nous ne pouvons visiter l’église, elle est fermée. En discutant avec la propriétaire de l’hôtel de la possibilité de restauration, nous lui en parlons, elle revient avec des clefs, nous tendons la main croyant que se sont celles de notre chambre, elle nous explique que se sont celles de l’église et que si nous voulons visiter, c’est maintenant.

    La petite église blanche et son enceinte sont couvertes de chaume, elle date de 1598, elle est construite en bois de cactus, les décorations et l’hôtel sont très jolis.
Nous prenons avec l’immense allemand, 1,95 m, le repas sur place. Poulets pour nous, steak pour lui, les plats sont très bien présentés et bons.

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Jujuy ou de 0 degré à 35

Publié le par Sylvie et Gérard

 Voilà nous avons rattrapé un peu de retard, la carte arrive au prochain article.
Nous arrivons à Jujuy à 16h, nous n’avons pas bien compris l’horaire puisque nous avons 3h d’avance sur l’heure donnée à Nicole.
Le taxi nous emmène à l’hôtel Sumay ( 170 ps) en centre ville, la chambre est réservée. On prend la douche, on téléphone à Nicole qui nous rejoint à l’hôtel. On se tape une bière en terrasse et l’on va à au  restaurant, le Ruta 9. Les prix sont bien moins chers qu’en Patagonie.
Chacun raconte ses péripéties du mois précédent, pour nous les vacances, pour Nicole les tracasseries de l’organisation du festival.
Nous rentrons à l’hôtel, Nicole chez Rafael et Mariella, le lit est le bienvenu après 20h de bus.
    Le lendemain, nous commençons la journée par l’office du tourisme et nous regardons les locations de voiture. En passant devant le théâtre Mitre, nous apercevons Nicole et Rafael à l’intérieur, nous les rejoignons et visitons les installations : en plus de la salle de spectacle, il y a une salle à l’étage qui va servir pour la collation, il y a des tables et des supports pour les photos, un problème de résolu, la matinée commence positivement. Dans la foulée, nous l’accompagnons chez le directeur d’Académie qui nous reçoit. C’est un bavard, nous avons droit à 3/4h de discussion, sur l’écologie, les besoins en matières premières, les gisements de gaz, des ressources en lithium, la possibilité de refaire un chemin de fer alimenté par les énergies nouvelles etc etc, enfin c’est ce j’ai compris, puisque la discussion était en espagnol.
Rafael rappelle le but de la visite, faire baisser le prix de l’hébergement des enfants. La discussion reprend sans propositions concrètes, il trouve que l’école prend trop chère et nous dit que pour quelques pesos de plus, les enfants pouraient être dans un 5 étoiles, enfin du blabla.
Nicole et Rafael, lui demande d’intervenir pour faire baisser le prix ou trouver une autre solution, ou donner une subvention. Il note tous les besoins d’hébergement et doit donner une réponse pour demain, un beau parleur. Il assure que l’autorisation pour l’école de San Juan de participer est acquise définitivement.
Ouf, on sort, direction le restaurant pour nous et Nicole, Raphael rentre chez lui, il nous rappelle que le rendez-vous avec la télé Canal 7 est à 16h.

Salade avalée, nous sommes à la télé, comme nous avions un peu de retard, un groupe de musiciens locaux passe devant nous, nous devons attendre pendant 2 h la fin de l’enregistrement. Les musiciens étaient assez bons, surtout les cuivres, le chanteur n’avait pas de voix, il n’avait pas le niveau des autres, mais il semblait être le male dominant du groupe, c’est lui qui a fait l’interview.

    Vient le tour de Nicole et Rafael, le chef des programmes et intervieweur nous propose de participer avec Sylvie, nous nous défilons, Sylvie explique que nous allons prendre des photos.
L’interview se passe très bien, 7 minutes 30, il doit passer dimanche midi. Le journaliste insiste plusieurs fois sur le lieu et la date du festival. C’est une émission culturelle très regardée qui passe sur toute la province explique Rafael.
Journée bien remplie, la chaleur n’a pas bougé, nous sommes toujours entre 35 et 40 degrés, après le froid, il fait trop chaud, jamais content. Nous avons bien mérité d’aller boire un coup.

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Ushuaia la fin

Publié le par Sylvie et Gérard

    Le temps est toujours couvert, il neigeote, nous décidons de retourner au parc. Le tour de bus de 10H à 50 ps, nous ne sommes que deux,  au bout de 4 km, il nous sous-traite à un de ses collègues. Le bus est rempli avec un groupe de hollandais, nous payons à nouveau l’entrée du parc à 50 ps puis nous abandonnons les hollandais dans une crique que nous ne connaissions pas. Le bus nous amène au départ du trail , nous voilà à pied d’œuvre. Nous longeons le lago Roca, le paysage est toujours couvert, la neige tombe en rafale puis s’arrête et ça recommence, le sentier est presque plat mais accidenté avec passage dans les rochers, quelques morceaux boueux et glissants jusqu’à la frontière chilienne. Le sentier se termine, nous faisons le tour de la borne, histoire d’aller au Chili, nous rentrons,  il neigeote toujours. Il est 15 heures, le temps de prendre un thé et c’est le départ du bus.

    C’est notre dernier jour, le téléphérique et le sentier pour le glacier Martial sont fermés d’après l’office du tourisme, il faut les crampons. Nous décidons donc de monter au pied du téléphérique par la route, 8 km de l’hôtel. Pour changer, il neigeote, mais il n’y a pas de vent, donc il ne fait pas très froid. Arrivé au pied du téléphérique, petite visite à la Casa de thé, pour se réchauffer avant de redescendre, nous allons voir le départ du télésiège et nous voyons des touristes argentins monter par la piste de ski en chaussures de ville,  alors pourquoi pas nous en baskets. Il est 13h, la neige est un peu transformée, elle n’est pas dure, ni glissante et ne mouille pas les chaussures, nous montons d’une centaine de mètres de dénivelé pour mieux voir le glacier et la vue sur Ushuaia. Nous croisons des jeunes qui descendent en ski, et un groupe super équipé, tente, crampons, bâtons, sac à dos. Raisonnable, nous arrêtons, nous n’avons pas l’équipement pour aller jusqu’au glacier et nous redescendons.

    Lundi 26 octobre, adieu Ushuaia, nous prenons l’avion, il neigeote toujours. Nous arrivons à l’hôtel Ayamitre à 18h 30, nous avons rendez-vous à 20h avec Rodolphe, pour récupérer le sac pour Nicole. Nous prenons un taxi pour le terminal de omnibus, Chez flecha bus, nous trouvons des suites premium cama pour Jujuy à 376 ps, départ à 20h demain, cela fait notre affaire. Nous rentrons à  pied, Rodolphe nous attend avec le sac, dépôt dans la chambre et direction immédiate au restaurant, nous mangeons avec Rodolphe et trois jeunes français qui sont en voyage pour 8 mois. Rodolphe propose de faire un assado, chez lui, le lendemain 13h, tout le monde est d’accord, nous rentrons nous coucher, les 2 garçons  partent faire un tour dans un bar de nuit.
    Avant de rendre la chambre, nous passons à la laverie, nous devons récupérer notre linge à 12h 30, un tour au change à Sarmiento, le taux est à 5,68 ps pour un euro, ça monte.
L’assado est copieux, chorizo, boudin, steak, poivron avec œuf, salade, fromages, gateaux, fraises, vin, eau et café. Tout le monde est gavé. C’est l’heure de récupérer les sacs et de prendre le bus. Un petit tour de taxi, un petit tour de bus (23h), une vitre de cassée à Rosario, jet de pierre d’un noctambule, tout le monde se retrouve à l’étage, car après la réparation au scotch, la vitre tombe, la ventilation est au maximum en bas, et nous voilà bientôt à Jujuy, plus que 500 km.

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Après pin pon, coin coin

Publié le par Sylvie et Gérard

Voici quelques exemplaires de canards patagoniens, sur terre, en vol, sur l'eau, n'étant pas de grands connaisseurs, des erreurs peuvent s'être glisser. Ensuite  de la nouriture locale à volonté entrées, agneaux, boeufs et desserts pour 45 pesos (8,5 euros). L'enquête de gendarmerie ne précisait pas la nécessiité de prendre en photos la bière, Quilmes, Stelle artois et bières locales, ainsi que les centaines de bouteilles de vins différentes.

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pin pon

Publié le par Sylvie et Gérard

re special Christian

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