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Articles avec #argentine tag

Arrivee a Buenos Aires

Publié le

Le transport s’est passé sans problème, à Madrid nous avions 3h pour le changement. En arrivant nous prenons la direction porte RSU, le temps prévu est de 24 mn, Il passe un train automatique sans chauffeur toutes les 4mn, Le transfert s’est écoulé donc sans difficulté, Nous avons même pris le temps de manger une salade avant de regagner la salle d’embarquement.

Comme d’habitude, à l’étroit dans nos sièges en classe économique, nous avons somnolé avec plus ou moins de réussite. Après le dédouanement à Buenos Aires, il y avait une nouveauté dans nos voyages, Rodophe (un copain à Nicole) nous attendait. Il nous a rapatrié jusqu’à l’hôtel Ayamitre (rue Ayacucho 200 pesos la double), après un change à l’aéroport (1 euro pour 5,61 pesos). Nous allons jusqu'à chez lui et nous lui laissons le sac pour Nicole.


Rodolphe nous invite pour 20h à un assado chez lui, Une douzaine de français de passage, ou étudiants partage la soirée bien arrosé, vin et bière. Le temps est clément, tee-shirt ou petit tricot léger, l’assado se passe à l’extérieur sur une terrasse mi découverte.

Le lendemain matin le réveil s’effectue à 7h, changement de climat, l’hiver est revenu, il pleut et il caille, polaire et veste de rando.

Nous respectons le programme, aller chercher notre réservation de bus (Barriloche pour le mardi). Nous trouvons des cama premium à 365 pesos, les camas simples faisaient 265 pesos, la différence de confort est notoire. Le cama est confortable, les sièges inclinés à 160°, le cama premiun est très confortable, siège à 180°. Le voyage durant de 15h à 11h 40 le lendemain, le confort s’apprécie lorsque l’on peut l’avoir.

Ensuite toujours sur la pluie, mais il est dimanche donc direction les puces à San Telmo. Il flotte fort, pas grand monde dans les rues, Lors d’une petite accalmie les rues se repeuplent et les exposants ressortent leurs camelotes, Sylvie repère des bouteilles d’eau de seltz pour un achat éventuel, lors du retour.


On rentre à l’hôtel épuisé.

Lundi, la température est toujours basse, mais il ne pleut pas, alors visite de Recoleta, du jardin japonais et un passage à la banque pour rechanger, quand nous nous décidons les banques sont fermées, la clôture à lieu à 15h. Retour à l’hôtel

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Périple argentin en novembre 2008

Publié le

En vert le tracé de notre périple en Argentine du nord en novembre 2008. Nous sommes partis de Buenos Aires direct à San Salvador de Jujuy, Nous avons rayonné pendant 18 jours autour de Salta jusqu'à la frontière Bolivienne, ensuite un petit tour en bus jusqu'au parc d'Iguaçu coté argentin et brésilien et retour à Buenos Aires toujours en bus.

Nous retournons cette année du 25 septembre 2009 au 25 novembre 2009. Pour l'instant les seules certitudes sont l'arrivée et le départ à Buenos Aires et le 5 novembre à Jujuy pour le festival des enfants d'Atacama. La suite reste à déterminer ou à concevoir sur place.



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Buenos aires la fin

Publié le par Syvie et Gerard

Nous voici revenus à Buenos Aires, ça sent la fin des vacances. Ce mardi nous prenons un taxi pour la Bocca, où se trouve la Bombonera (stade de foot jaune et bleu de l’équipe de Boca Junior ou joua Diégo Maradona). Dans le quartier de Caminito, les magasins de T-shirts ne manquent pas, mais préférence nationale aux clubs argentins. Prés du stade se trouve le siège des supporters des Fanatics de la Bocca avec une jolie décoration et tout l’attirail du parfait supporter.

 

Le quartier de Caminato, carte postale la plus célèbre de Buenos Aires, fut restauré en 1959, les tôles et les planches des maisons furent repeintes en couleurs vives : jaunes, bleues, rouges, et les touristes arrivèrent. Assez décevant en premier abord, des dizaines de bus descendant des centaines de touristes sur ce tout petit quartier. Des boutiques de souvenirs et des restaurants attirant les touristes, des artistes peintres exposant leurs œuvres, tout cela ressemble un peu à Montmartre.


















Mais le temps de boire une bière à l’ombre d’un bar au tarif touriste (30 pesos les 2 petites bières), l’heure des visites organisées est terminée, et nous avons les rues presque désertes pour nous. Mais le soleil tape encore dur aujourd’hui. En nous éloignant du quartier, re-apparaissent les maisons délabrées de la vie quotidienne des habitants : le coup de peinture sur les tôles date de plusieurs années. Nous attrapons un bus, un peu au vol qui nous ramènera centre ville, où avec une certaine flemme nous rentrerons à l’hôtel en métro.

 

 

 

Le soir nous partons pour un repas show de tango, au restaurant El Querandi. La salle immense est divisée en 2, pour les groupes et les individuels. Dés l’ouverture à 20h30, le service commence : il y a un choix de menus avec le vin ou la bière à volonté. (560 pesos pour 2 …c’est pas donné). Les serveurs s’affairent autour de nous, toutes les tables seront au café lorsque le spectacle de musique et tango commencera à 22h. Des musiciens, (en autre contrebasse, bandonéon, violon et piano) et des danseurs qui exécuteront un spectacle de très bonne qualité. Un photographe professionnel fait des photos de toutes les tables, à la fin du spectacle il en offre une à chaque table dans un beau livret, joli cadeau souvenir, jusqu’à la sortie ou l’on nous réclame 40 pesos, pour la photo, et Gérard a cru que c’était gratuit, pauvre innocent.


Nous retournerons dans notre quartier du Congrès à pied, sur Corrientès l’artère la plus vivante de la ville, les Argentins sortent des restos, des cinémas ou des théâtres.

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D'Iguazu à Buenos Aires

Publié le par Sylvie et Gérard

    Avant de prendre le bus en cama, pour Buenos Aires, nous passons voir un jardin tenu par une jeune dame, qui donne depuis plusieurs années du nectar de fleurs et des graines aux oiseaux. Son jardin est devenu le rendez-vous de dizaines de sortes de colibris, des petits bleus, des verts, des légèrement jaunes, des plus gros, ils sont tous là à butiner les flacons en formes de fleurs, des centaines pendant le temps de notre visite, magnifique. Au rythme des battements d’ailes, nous essayons de faire quelques photos, ce n’est pas facile, ça va vite et c’est nerveux, enfin sur 100, trois ou quatre à peu prés de bonnes.





    La chaleur est accablante, plus de 40 degrés, nous nous installons au restaurant, la salle est climatisée, la terrasse est en plein cagnard, 2 filets de bœufs de 400 grammes chacun et une bouteille de blanc, (Torrontes de Cafayate, le préféré de Sylvie). Le tout pour 125 pesos, 30 euros pour 2 avec accompagnements et déserts. Nous sommes prêt à attendre le bus jusqu’à 19 h 30, à ce moment là il fait encore 38 et ce n’est plus le vin qui nous donnent chaud.


    Le bus part à l’heure comme d’habitude. Après quelques kilomètres nous nous offrons 2 contrôles de police avec des chiens, sûrement à cause de la frontière du Paraguay et du Brésil, un couple de jeunes a gagné un contrôle en règle, fouille de leurs bagages et isolement dans deux salles différentes, les chiens renifleurs avaient trouvé une piste. Après une demi-heure d’attente, ils nous rejoignent souriants, le chien avait reniflé des restes de fumée, l’odeur n’est pas encore un délit, ouf, nous repartons. La nuit se passe et nous sommes à Buenos Aires.

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Chutes d'Yguazu

Publié le par Sylvie et Gerard

Nous sommes à l’hosteria Los Helechos, près du terminal de bus. Pratique pour monter dans El Practico, le bus jaune qui va nous emmener dans le parc des Chutes d’Iguazu. Différents chemins partent vers les chutes, nous commençons par le tour « inférieur », au pied des chutes, puis le tour « supérieur » déjà plus impressionnant, qui donne un panorama sur l’ensemble des chutes. Balades dans la forêt, on ne rencontrera pas de jaguar, dommage, on se contente de papillons et de coatis, particulièrement intéressés par les poubelles des restaurants.



Pour se rafraîchir, nous montons dans un bateau qui fait un circuits entre les cascades. En réalité, il s’avance tellement dans les remous, que nous prenons « des tonnes d’eau sur la tête », c’est ce qui nous semble…Nous descendons tous du bateau, trempés et dégoulinants. De retour sur le circuit supérieur nous serons presque secs.





Un petit train dessert les différents chemins, nous le prenons pour le dernier parcours, la Gorge du Diable. Une passerelle de 1100 m traverse le fleuve jusqu’à la faille.  Un tourbillon d’eau en forme de fer à cheval plonge de 70m, un bruit de tonnerre et des trombes d’embruns qui nous tombent dessus. Extraordinaire….mais de nouveau trempés

Après 8h de marche, nous reprenons El practico pour rentrer en ville.

Le lendemain, nous repartons vers les chutes, mais du côté brésilien, un peu plus compliqué, il faut faire un changement de bus et se faire tamponner le passeport. Coté brésilien, également, le parc est aménagé : bus, restos, souvenirs….Le parcours est beaucoup plus court, une heure de marche. Tout le long du chemin, on aperçoit les chutes du côté argentin, et en fin de parcours une passerelle emmènent les touristes également vers la Gorge du Diable, mais par le bas de la faille. Aussi spectaculaire que par le haut. On sortira de là, encore trempés.


En face des chutes, le parc des Avés rassemblent les oiseaux de la région et en particulier, les aras, les perroquets et les toucans. Nous traversons de grandes volières, en approchant les oiseaux, , les toucans ne sont pas peureux du tout, nous pouvons les toucher, ce qui n’est pas le cas des colibris, qu’il sera très difficile de voir de près.


Nouveau tampon sur le passeport et nous rentrons en Argentine. Nous avons nos billets de bus, nous rentrons sur Buenos Aires. Les vacances se terminent.

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De Cafayate a Salta

Publié le par Sylvie et Gérard

    Aujourd’hui, nous allons terminer la boucle des vallées calchaquies qui va nous ramener à Salta. Mais avant nous faisons un détour par le sud, pour visiter les ruines de Quilmès, site construit à flan de collines. Les constructions sont bien reconstituées sur une partie du site, montrant l’importance de l’agglomération et de ses défenses avec des petites tours qui se superposent dans la colline. Construite au IXe siècle par les Indiens Quilmes, elle résista longtemps aux conquistadores.


   
Un peu plus au sud nous faisons halte au musée de la Pachamama, la Mère Terre. Ce musée construit par Hector Cruz expose ses œuvres, tapisseries, peintures, poterie, tout à l’effigie de la Pachamama. Même l’extérieur du musée vaut le détour, plusieurs bâtiments en pierre, sur les murs des représentations en pierre blanche, quartz certainement, de tous les signes mythologiques de la création de la terre : suris, lamas, pumas…Et le tout au milieu de fontaines, d’arches, et de cactus cardones.


    En début d’après-midi nous remontons à Cafayate au milieu des vignobles et prenons la route du retour. Cette fois nous sommes sur une route goudronnée avec pas mal de virages qui passent au milieu de la quebrada Las Conchas. Les roches rouges ou blanches découpées, los castillos, las ventanas, l’obélisque, la Gorge du Diable…se suivent sous un ciel noir de plus en plus menaçant. Ça craint un peu, la route est inondable et il y a quelques petits rios à traverser.

    Puis la route arrive dans la vallée de Salta, plus large, et …nous sommes arrivés après l’orage. Il y a de grosses flaques d’eau dans les rues, la circulation est « bordélique », particulièrement celle des bus locaux qui font du gymkhana entre les voitures, les motos et les piétons. Toujours très difficile la circulation le soir. Nous rendons la voiture à Europcar et nous allons boire une bière, une Stella Artois. On passe sur le repas du soir, où il a fallu se goinfrer de viande (du cabri et des côtes de bœuf en rib grillés) pour ne pas laisser trop de restes dans l’assiette.

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De Calchi à Cafayate

Publié le par Sylvie et Gérard

    Après un petit-déjeuner copieux à l’Hostal Llaqta Mawk’a nous visitons le musée archéologique de Calchi. Le directeur nous donne des explications mais hélas en espagnol. Beaucoup de céramiques et surtout des pétroglyphes datant d’avant l’ère Inca.

    Nous prenons ensuite la ruta 40, pour 165 km de piste. Nous traversons de petits villages : Molinos, Seclantas et nous arriverons même à trouver une terrasse, plein soleil pour boire un coup à Angastaco. En réalité, les villages traversés se composent de quelques maisons disséminées. Par contre le paysage est féerique :des québradas à la suite les unes des autres tout en longeons des rios et en autre le rio Calchaquie pas mal à sec, ce qui permet de traverser les gués. La plus jolie sera la Québrada de La Flechas, avec ces roches déchiquetées.

   


Après 7 heures de pistes, les yeux éblouis, nous arrivons à Cafayate. Il s’agit d’une petite ville, en bout de piste et qui permet de retourner vers Salta par une route goudronnées. Autour de la place centrale des bars et des restaurants à la recherche du touriste, assez rare en cette saison, mais très souvent français…peut être à cause des vignobles de la vallée. Cafayate est réputé pour ses vins en cépages torrontès. Nous en profiterons pour boire de nouveau une bouteille de vin blanc de ce cépage, accompagné d’un excellent repas. Il nous faudra faire le tour de la place avant de prendre la rue de notre hostal, Del Valle.

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De Salta a Cachi

Publié le par Sylvie et Gerard

Après un café avec Nicole, nous montons dans notre nouvelle Chevrolet Corsa, en direction des Vallées Calchaquies. La route d’abord goudronnée puis en piste monte vers le Col de La Piedra del Molino à 3348m. Une trentaine de km avant le col, les nuages descendent et nous nous retrouvons dans le brouillard, visibilité à 10m. La piste est bonne, un peu humide par endroits, mais pas glissantes, dans les virages à droite elle fait tôle ondulée. Les passages à gué ne sont pas profonds, on traverse de grosses rigoles. Notre corsa fait merveille, elle n’a peur ni de l’altitude, ni des pistes. La petite chapelle du col sera à peine visible, tant pis pour la belle vue sur la Quebrada De Escoipe.


Heureusement sur l’autre versant, le soleil est présent, et nous descendons sur Calchi avec une superbe vue sur les montagnes avec même un peu de neige sur les sommets, ceux-ci dépassent les 6000m. Nous suivons une ligne droite de 19 km, la recta del Tin Tin qui traverse le parc de cardones sur un plateau à 3000 m. Des 2 cotés de la route, des cactus grimpent vers les sommets. Les vigognes seront introuvables, nous ne verrons que les panneaux routiers les signalant.

Cachi est un petit village avec une place centrale et de petites maisons blanches et étincelantes au soleil. C’est 15h, un seul hostal est ouvert, qui fait bar à vin avec restauration rapide. En terrasse, sous les poivriers, les quelques touristes présents profitent du soleil en grignotant. Nous faisons le tour du village, nous arrêtant pour regarder le match de foot. La température tombe vite, nous sommes à 2210 m et la nuit promet d’être froide avec le vent.


Demain, la piste vers Cafayate sera la Ruta 40, que nous avons déjà croisé dans la Quebrada, de Pumamarca pour monter au Salinas Grande. Une route en lacets montant jusqu’au col de Lipan à 4170m. Derrière des tas de cailloux, pour se protéger du vent, 2 femmes vendent des tuiles sur lesquelles elles dessinent des paysages et des animaux. Après nos photos du col nous leur achetons 2 pierres gravées, elles dessinent très bien. Puis nous descendons sur le plateau qui va nous emmener sur l’étendue blanche des salins. Nous roulons sur le sel jusqu’aux bassins d’eau creusés pour ramasser le sel. Tout est blanc, difficile à regarder même avec des lunettes. Joli effet d’optique : en roulant à 80 km, sur le sel, un mirage. A 20 m de la voiture tout est bleu, reflet du ciel sur le sel. Cela donne l’impression de plonger dans de l’eau . A l’horizon les tas de sel ressemblent à des ballons blancs flottant sur l’eau. Assez impressionnant. Le retour se fera par la même route.

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De Humahuaca à Salta

Publié le par Sylvie et Gérard

    Nous redescendons la Quebrada, jusqu’à Purmamarca, en nous arrêtons tout le long du chemin pour prendre des photos, il fait soleil et les couleurs sont jolies. Petite halte au village de Casabiendo, son église se détache sur des montagnes rouges.

    Arrivés à Purmamarca, il tombe quelques gouttes. Nous commençons à partir vers le Cerro de Sieste Colores. Le chemin commence au bout du cimetière, le ciel devient tout noir, nous rebroussons chemin. Quelques centaines de mètres plus loin, des rayons de soleil réapparaissent. Nous repartons sur le chemin, on verra bien. En réalité, nous ferons environ 5 km sous le soleil, en faisant un maximum de photos, le soleil jouant avec toutes les couleurs de blanc, d’ocre, de vert et de rouge. Promenade superbe.
  
Nous reprenons la route vers Jujuy, c’est l’heure de pointe, nous savons que nous allons avoir des difficultés pour déposer le voiture au centre ville. Et c’est ce qui arrive, garé dans le virage de l’agence de location, un policier viendra mettre en garde Gérard…La voiture est rendue, nous cherchons un hôtel qui ne sera pas terrible. Dans le quartier, un bruit infernal de circulation et des alarmes qui se déclenchent à tous les coins de rues. On s’en fiche un peu, le lendemain matin, nous partons pour Salta.
   
    Deux heures de route avec la Flecha Bus, et nous sommes à Salta. Nicole nous attend et nous amène jusqu’à l’hostal Del Cerro, très convenable et bien situé. Resto, puis nous traînons en ville sur la Plaza 9 de Julio. Ce soir, une commémoration : relève de la garde avec présence du gouverneur et de sa femme. Il y a beaucoup d’animation dans le centre ville. Assis à la terrasse d’un bar, je fais remarqué à Nicole, le déclenchement d’une alarme sur la place et lui raconte ces alarmes identiques que nous avons eu à Jujuy, un bruit infernal une partie de la nuit, elle éclate de rire en me disant que ce ne sont pas des alarmes mais des cigales argentines, bien plus grosses et bien plus stridentes que nos cigales provençales. Je sens un ton narquois dans sa voix.

    Le lendemain, il fait grand soleil, nous montons jusqu’au Cerro San Bernardo par le téléphérique, la vue sur Salta est magnifique, on se croirait à la Bonne Mère surplombant Marseille. Le haut de la colline est verdoyant avec des cascades artificielles et des arbres en fleurs. Nous trainassons au restaurant regardant passer les touristes en majorité argentins, puis nous visitons le MAM. C’est le musée qui raconte l’expédition qui a permis d’exhumer 3 momies d’enfants drogués et enterrés vivants à 6739 mètres sur le volcan Llullaillaco. On y retrouve aussi les jouets rituels présents dans la tombe. 2 momies sont exposées toujours congelées (dans l’état de leur découverte) ce qui permet leur conservation.

    Le soir, Nicole retrouve Ménardo sur la place, nous les rejoignons. Ce soir c’est les résultats d’une course vélo. Après une heure de techno, les cyclistes défilent un à un devant le présentateur. Nicole repart à Jujuy dans la soirée,  les bisous de séparation. Nous nous arrêtons au restaurant, chez Alvarez, mais plus de place en terrasse. En quelques minutes, tables et chaises sont sorties sur le trottoir. Le serveur s’occupe particulièrement de nous, allant jusqu’à nous ouvrir les humadas et les tamales au cas où nous mangerions l’emballage…Les asadas seront très bonnes, c’est un restaurant pour locaux, la note n’est pas élevée.

    Samedi, un peu de logistique, nous réservons une voiture pour trois jours chez Europcar, puis notre billet de bus pour Igazzu. Cela nous laisse le temps de flâner en ville et de visiter le musée Pajcha. Un peu loin du centre ville, installé depuis 2 ans, il expose des objets, couvertures, masques, bijoux, objets religieux que l’on trouve de nos jours dans les villages entre Cusco et Salta mais qui tiennent leur origine de l’époque Inca et des Conquistators. La visite est guidée avec un topo en français, mais très bien expliquée (anglais ou espagnol) sur les murs, le sous directeur nous accompagne dans presque toutes les salles pour nous donner des précisions très intéressantes en anglais. Nous voyons par exemple des Christs sur la croix, avec une couronne de plumes et une jupe. Sur le parvis des églises des anges femmes, enceintes qui représente la fécondité…Sur chaque objet présenté, se retrouve des signes de l’ancien empire, les plumes, le serpent et le tissu.

     Nous finirons la soirée dans un bar à vin, le Cordobesa (charcuterie ; jambon cru, mortadelle, chorizo, salami, mais c’est pas l’Italie et du fromage de chèvre) avec un vino tinto Alamaya, mélange de cépages de la région de Salta. Il a plu toute la soirée.

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De Yavi à Humahuaca

Publié le par Sylvie et Gérard

    Après un petit-déjeuner consistant : galette de pain chaud maison avec du dulche de letche, nous prenons la route pour Humahuaca, mais par la piste (Ruta 5) qui nous emmène à la Laguna de Pozuelos. A la sortie du village, un autostoppeur indien, nous le prenons et l’emmenons au centre de La Quica . Avant de descendre de voiture, il nous demande, combien il doit. Pour lui, la course sera gratuite.

    La piste est en tôle ondulée, mais il nous faudra changer de vallée en passant à 3800 m. En redescendant sur le plateau à 3500 m, nous apercevons de petites maisons en torchis isolées, avec des « pâturages » où broutent les lamas. Un peu plus loin, nous voyons des vigognes, mais il faudra faire vite pour déclancher l’appareil photo, elles sont très farouches. A l’embranchement de la Ruta 41 et 5, nous avons droit à un nouveau contrôle de police, Sylvie essaie de distraire le gendarme en demandant la direction à prendre, mais imperturbable, il faut sortir, le passeport, les papiers de la voiture, et le permis international, ensuite j’ai eu droit à la prononciation de mon nom, puis il a répondu à Sylvie, tourner à gauche et tout droit, bonne route (enfin c’est ce que nous avons compris).

     Après le village de Pozuelos, un abri de bus au milieu de rien. Un adulte et 2 enfants attendent, nous en profitons pour demander le chemin de la Lagune. Il s’agit de l’instituteur et de 2 écoliers qui attendent le passage d’un véhicule pour se rendre à l’école. Nous leur proposons de monter et nous rebroussons chemin pour les déposer devant l’école à 5 km.

    Sur le chemin de la lagune, dans un petit rio, s’abreuve une centaine de moutons. Ils doivent ensuite laisser la place à une vingtaine de lamas. Tout cela se fait avec l’intervention d’un « berger » et de son chien très efficace pour séparer les animaux. Un peu plus loin, nous arrivons à la Lagune, des vigognes broutent le peu d’herbe. Nous apercevons les flamants roses et d’autres oiseaux, qui s’éloignent au fur et à mesure de notre approche. Cela n’est pas si important, le paysage est magnifique, avec les nuages qui se reflètent dans l’eau. Sur les photos, il y aura des petits points…roses.

    Nous changeons de vallée, puis arrivons à Humahuaca, à l’hôtel Kuntur Wasi conseillé par Géo. Nous le trouvons facilement. Ce soir, le restaurant est fermé, il y a réunion, au programme, les droits des Aborigènes. Le patron nous conseille un autre restaurant, plus bas dans une autre rue, il nous fait un plan pour s’y rendre. Au menu il y aura, lama à la moutarde de Dijon….excellent. Puis nous allons dormir épuisés.

    Le lendemain, journée cactus…D’abord près de Humahuaca, nous visitons des ruines d’habitations au milieu de cactus cardones. Le site s’étend sur 40 hectares. Le village actuel n’est qu’un champs de cailloux et d’épineux. Sur la place se dresse une église, les maisonnettes l’entourent, nous avons donc les principales caractéristiques du village. Aucune personne à l’horizon, nous pourrions penser à un village abandonné, si de la musique à pleine puissance ne venait pas troubler la tranquillité du site. Retour par la piste, la voiture est jaune de poussière, Un vent se lève par intermittence, pour soulever le sable et nous aveugler. L’après-midi nous visitons le site de Pucara à Tilcara, 50 km plus au sud de la vallée, et seulement à 2700 m d’altitude, nous galopons presque comme des lamas et pourtant après le passage d’un pont de bois, ça monte. Il s’agit d’une forteresse, en partie restaurée. Du haut de la colline une vue superbe sur la vallée, le Rio Grande et les montagnes environnantes. Le site est recouvert de cactus cardones. Les constructions du Pulcara sont en pierre, les toits en un mélange de boue et de paille, soutenus par des poutres en bois de cactus cardones. Les archéologues ont reconstruit plusieurs bâtisses avec des cours reliées entre elles par des petits couloirs bordés de murets. Les cours servaient de parcs à lamas. Du haut de la forteresse une vue magnifique s’offre à nous sur trois vallées, la montagne nous entoure avec des strates de toutes les couleurs, un véritable arc-en-ciel.

    Nous rentrons à l’hôtel, le restaurant nous appartient, nous sommes seuls. Le patron fait des exploits dans sa cuisine. En amuse-gueule avec un vin blanc Torrontes de Cafayate, très fruité, il nous sert un morceau d’aubergine aux herbes et à l’huile d’olive avec une échalote confite. Nous enchaînons par du steak au poivre et du poulet au citron accompagnés d’un succulente purée maison, le tout est excellent et bien présenté. Avant de nous servir le queso de cabra à la confiture de pastèque et aux noix, le patron nous propose un verre de vin rouge, excellent lui aussi. Nous le félicitons pour sa cuisine et nous montons nous coucher.

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