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Articles avec #chili bolivie argentine tag

Valparaiso

Publié le par Sylvie et Gerard

    Après une journée à Santiago et une grasse matinée, nous partons pour Valparaiso. Nous prenons le taxi (2500 pesos) jusqu’à la station de bus Almeda, le bus Pullman nous conduit en 2h à Valparaiso, puis taxi à nouveau (4000 pesos) jusqu’à l’hôtel qui se trouve en haut du Cerro Allegre. La chambre n’est pas prête, nous faisons un tour de quartier et trouvons un restaurant à proximité, ce n’est pas loin de l’hôtel et nous restons dans les hauteurs. Ici les collines sont abruptes, beaucoup de maisons sont recouvertes de tôles peintes de toutes les couleurs, cela donne un très bel aspect à toutes les collines.

   

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En bas au bout de la rue, nous voyons l’Océan Pacifique et le port, de retour à l’hôtel, nous prenons possession de l’appartement. Les chambres avec salle de bain privé étant prises, nous avons opté pour un appartement de 75 m2 avec cuisine, salon, un deuxième salon et une chambre en mezzanine. La salle de bain a une grande fenêtre qui donne sur les collines, de la baignoire la vue est magique, du salon nous voyons l’océan, c’est un bon choix. Nous nous embourgeoisons sur la fin des vacances.

 

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    Nous descendons en ville, faire quelques courses. Avec la cuisine, nous prendrons un repas sur place. Nous essayons un ascenseur (Conception) pour descendre de la colline en fait un funiculaire très pentu, c’est vraiment un monument historique, mais cela marche.
Les courses faites, nous déambulons le long des rues au bord du port et nous remontons par le bus. La rue est magnifique, elle est en surplomb et en corniche, pleine de virages, c’est sportif pour rester en équilibre dans le bus. Ayant repéré le quartier et vu l’église avant de descendre, nous trouvons l’arrêt près de notre hostal sans problème.

 

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    Grasse matinée, nous profitons du logement, le petit déjeuner nous attend devant la porte, il est royal, fruits, fromage, confitures et beurre. Nous descendons en ville à pied par la corniche, en passant nous visitons la seconde maison de Pablo Neruda. Cette maison est un musée, tout comme celle de Santiago, les pièces ne sont pas meublées mais garnies d’objets d’art et de collection avec une vue exceptionnelle sur la ville et la baie.

 

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    Puis nous descendons la rue Ferrari où se trouve une partie du musée à ciel ouvert. La municipalité a demandé dans les années 75, à une dizaine d’artistes de peindre des fresques sur les murs du quartier. Certaines ont été dégradées par des tags, mais la majorité est bien conservée, cela donne beaucoup de couleur et de gaîté au quartier.
On se prend quelques ascenseurs ( Peral mais Espiritu Santo ne fonctionne plus), juste pour les essayer, on fait quelques courses et nous rentrons manger une salade de tomate avec fromage de chèvre et avocats.

 

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    Aujourd’hui samedi, nous allons du côté du port par l’ascenseur Reine Victoria et montons par l’ascenseur Artillera vers le musée de la marine, cela semble plus touristique, un groupe folklorique de gauchos exécutent des danses. Des stands de babioles longent la corniche, nous nous asseyons en face du port, et regardons charger et décharger les conteneurs des bateaux. Une fliquette passe et demande à Sylvie de prendre son sac sur ses genoux en le tenant dans les bras, elle nous dit que des pickpockets sévissent dans le quartier, de faire attention.

 

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    Nous continuons notre visite du quartier en contournant le musée, au croisement suivant nous nous faisons arrêter par deux dames, qui nous parlent très vite. Nous ne comprenons rien , elle conclut leurs propos en nous disant de ne pas aller à gauche en nous montrant la direction de la main et en ponctuant leur geste par un NO catégorique et avec le pouce en l’air, elles le passent sous leurs mentons. Malins nous en déduisons que cela doit être un coupe gorge, alors nous prenons la rue de droite et redescendons vers le corniche et les touristes.

 

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    Nous retraversons la ville pour aller voir les lions de mers sur la jetée, ils sont là comme indiqué sur le guide, mais il y a aussi une manifestation à l’occasion de la 3ème exposition culturel de Valparaiso. Cela se passe dans les ex-ateliers des ferrocarils. L’Italie expose avec un visuel sur Pompei, Le Quebec avec la construction d’un pont, le Chili avec un atelier sur les techniques de restauration etc. Un petit tour pour trouver d’autres ascenseurs ( Baron, Larrain,Lecheros, Monjas qui ne fonctionnent plus) et l’on s’en va. Le bus 612 pour 250 pesos nous ramène à l’hôtel.

 

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    Apres une nuit réparatrice, nous partons vers Isla Negra en bus Pullman, 5800 pesos, le trajet dure 1h 30 comme prévu. Nous allons prendre nos billets pour la visite de la 3ème maison de Pablo Neruda (Isla Negra), mais l'on nous annonce la prochaine visite à 15h en anglais et 15h30 en espagnol, nous choisissons l'anglais et les 2h30 d'attente.

En attendant un empanada au crabe et fromage pour Sylvie et un jambon fromage pour Gérard, en revenant chez Pablo, il y a un spectacle sur son poême lu et chanté (winnipeg  el barco de la esperanza, nous trouvons 2 places assises. A la fin du spectacle on nous sert le champagne, c'est trés convivial, un trentaine de personnes avaient des places réservées, nous avons du nous immiscer dans le groupe.

   

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Isla Negra Pablo Neruda - 2


    A 3h la visite de la maison se fait en anglais et au pas cadencé, pas le temps de trainer pour admirer les bibelots. La vue sur le Pacifique et la côte est extraordinaire, par contre nous trouvons les pieces trop étroites et encombrées. Des collections d'insectes, de coquillages, de bateaux en bouteilles remplissent la maison, il y a de tout partout.

Le salon est interressant avec les proues de bateaux, des sirènes acrochées au mur.

Le jardin est au dessus de la plage, sa tombe fait face à l'océan.

La visite terminée nous rentrons à Valparaiso, et visitons le seul vrai ascenceur. Nous traversons d'abord un tunnel d'une centaine de mètres avant d'atteindre l'ascenceur, Nous montons une première partie sous terre, puis une seconde partie dans une tour. Nous sortons en haut de la tour avec une vue à 360° sur Valparaiso et enpruntons une passerelle de 30m pour rejoindre la colline.

 

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Nous rentrons ensuite à L'hotel par le bus 612 en investissant 250 pesos. Demain nous partons pour Pucon, plus au sud dans la région des lacs.


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San Pedro de Atacama

Publié le par S

    C’est 10h30, Jacqueline de First nous téléphone à l’hôtel pour nous prévenir que l’auto est prête. C’est une Toyota Yaris. Les formalités faites nous prenons la route de San Pedro d’Atacama. Nous nous installons à l’Hostal Eden Atacameno et y retrouvons Jacqueline et Jean Louis avec qui nous avons fait connaissance pendant la visite de la mine de Calama.
   

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Vallee de la lune

 

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    Nous ne perdons pas de temps et partons pour la visite de la Vallée de La Lune à quelques kilomètres de San Pédro. Une fois le droit d’entrée payé (2500 pesos par personne), nous prenons la route qui traverse la vallée. C’est d’abord un trou, ancienne mine de sel que nous regardons (et goûtons) avec curiosité. Nous marchons sur des plaques de sel, très original. A côté les Tres Marias puis l’amphithéâtre et ses couleurs. Un peu plus loin un chemin de sable mène à la dune. Nous pouvons monter sur bord jusqu’au sommet mais il est interdit de marcher sur la crête, juste pour les yeux. Le coucher de soleil approche, pour l’instant nous sommes seuls. Mais cela ne va pas durer, les tours organisés pour la Vallée de la Lune partent à 16h et nous les retrouvons à l’entrée du parc (nous avons fait la visite dans le sens inverse). Nous retrouvons donc les touristes à l’entrée du canyon. Nous allons les suivre dans le passage des grottes, de sel évidemment. Assez sportifs, nous sortons des grottes dans le noir, à 4 pattes et couvert de poussière. Petite escalade avant de retrouver le canyon où nous attendent d’autres grottes. Ce sera l’arrivée de la nuit qui nous fera faire demi-tour. Nous sommes recouvert de poussière. Un peu d’eau sur le visage et nous allons tous les quatre au restaurant.

 

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    Jeudi, après notre petit déjeuner, nous allons acheter un pique-nique : tomates et fromage de chèvre (délicieux) avec bananes en dessert. Notre destination la laguna Chaxa dans le Salar d’Atacama.

 

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    Nous nous arrêtons à Toconao, et descendons dans la quebrada de Jeres, petit oasis au milieu du désert situé dans le fond du canyon, grâce à l’eau « sans arsenic ». A la sortie du village, la sortie du canyon avec la réserve d’eau arrêtée par un barrage. Nous commençons ensuite la traversée du salar, pas joli esthétiquement, d’une couleur jaunâtre-marron, et arrivons à la laguna Chaxa. Nous sommes seuls de nouveau sur le site, et les flamants nous attendent : flamants Chiliens (les plus roses), des Andes ou James. Du sel de partout avec des espaces d’eau d couleurs différentes. Nous déjeunons à l’ombre de l’aire de pique-nique en regardant ce paysage magnifique.

 

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    Le jour d’après nous partons pour les lagunes de l’Altiplano. Là nous ne savons pas si la piste qui y mène est faisable avec notre Toyota. A quelques kilomètres de San Pedro, nous nous faisons arrêter par une brigade de douaniers à la recherche de drogues. Ils nous confirment que la voiture peut monter la piste qui amène aux lagunas Miscanti et Miniques à 4300m.
Nous découvrons après le passage du péage deux lacs, des plus esthétiques avec leu eau bien bleu, les volcans en toile de fond, les vigognes en premier plan et un renard en prime…

 

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    Au retour, de l’autre côté de San Pedro, dans la Cordillère du Sel, nous rentrons dans le canyon de la Vallée de la Mort. C’est une boucle, mais un banc de sable nous fera faire demi-tour. S’y trouvent des dunes de sable (autorisées au surfeur cette fois). Nous nous promenons aux alentours, marchant dans le sable vierge de pas et en regardant les surfeurs se lancer du haut des dunes, sur le fond de la dune trois cavaliers galopent dans le sable. Nous reviendrons encore bien poussiéreux.
    Notre voiture ne pouvant pas emprunter toutes les pistes, nous partons samedi pour le Paso de Jama. C’est le poste frontière avec l’Argentine, que nous avons déjà fait en bus mais que nous  avons envie de refaire, les paysages nous ayant beaucoup plus.
Pique-nique dans le coffre (toujours tomate-fromage de chèvre mais cette fois avec des mangues) nous attaquons la montée qui de San Pedro à 2440 m va nous amener à 4780 m (on ne dépassera pas le Mont Blanc…). La voiture a un peu de mal, mais arrivera au bout de son effort. Un troupeau de lamas tout en haut (spécial photos devant le volcan) lui permettra de souffler.De partout des volcans (2 actifs nous montrerons leur petit panache de fumée), des 5000 et 6000 m, mais qui nous paraissent accessibles à notre altitude.

 

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    De nouveaux des lagunes avec quelques flamants roses et des rochers dans tous les sens. Nous sommes un peu déçus de ne pouvoir aller jusqu’à la laguna de Tara et ses cathédrales de rochers, il y a trop de pente et de sable pour la voiture, dommage. Nous nous arrêtons avant la frontière, la voiture ne peut pas la franchir. Au retour, nous voyons les vigognes qui viennent en fin de journée se désaltérer dans les cours d’eau. En arrivant à San Pedro, des cavaliers se retrouvent dans une arêne, ils participent à un concours de conduite de jeunes toreaux et vachettes, nous montons dans les tribunes avec les authocyones et regardons le spectacle, c'est gratuit, ùais les chevaux et les vachettes soulèvent ennormément de poussière.

 

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    Après le restaurant, nous nous disons au revoir avec Jacqueline et Jean Louis. Eux, demain vont en Bolivie, nous nous retournons à Calama rendre la voiture.
Nous avons nos billets de bus pour Santiago en cama premier. Nous avons 20h de route pour décider de notre prochaine étape.

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Calama

Publié le par Sylvie et Gerard

       Nous quittons Salta à 7h du matin. Le bus prend la direction de Purmamarca. Pour la nième fois nous allons monter la côte de Lipan, jusqu’au col à 4170 m. Cette fois nous sommes dans un bus à l’étage supérieur, la vue est un peu différente mais toujours aussi magnifique.
    Nous traversons les Salinas Grande, passons sans nous arrêter à Susques.
A partir de là, c’est l’inconnu pour nous : nous ne connaissons pas la route.
Celle ci continue jusqu’au poste frontalier entre 3000 et 4000m. De temps en temps quelques habitations, quelques lamas ou vigognes.
La sortie de l’Argentine au Paso de Jama sera une formalité de quelques minutes. Tous les passagers du bus descendent et font la queue sous le contrôle des chauffeurs de bus, pour obtenir leur tampon.

 

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Une fois le Paso de Jama traversé, la route monte (elle ira jusqu ‘à 4760m), et zigzague entre les volcans, les salars et les lagunes. Maintenant plus d’habitations et plus d’animaux, c’est le désert.
    Puis au lointain, on croit apercevoir sur un plateau quelques habitations. C’est San Pedro de Atacama. Le bus tout en contournant le volcan va descendre de 2000m jusqu’au village et le poste de police du Chili. Là il faudra de la patience. Il y a déjà 2 bus devant nous. Il nous faudra faire tamponner le passeport, puis apporter les sacs à dos à la fouille. Nous avons pris une heure et demi de retard. Les passagers touristes descendent à San Pedro, nous nous continuons vers Calama.
Nous arrivons à 20h, il fait nuit. Les 2 premiers hôtels sont complets, nous allons à l’hôtel El Mirador, il reste une chambre pour une nuit. Nous nous installons, on verra bien demain. Il est cher (40 000 pesos) , mais la chambre est très bien.
    Après le petit déjeuner la réceptionniste nous envoie à un hôtel très proche, le Quitor. Un peu moins bien et plus cher (41 500 pesos), nous prenons…
Après être passés au distributeur, nous essayons de louer une voiture. Chez Hertz, il y en a plus, chez First il y en a peut-être une de retour pour demain après-midi. Nous mettons une option dessus.

 

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    En début d’après-midi nous partons pour la visite de la mine de Chiquitamaca. L’office de tourisme, où nous nous sommes inscrits, nous installe dans des collectivos. Nous ne savons pas où il va, mais nous retrouvons d’autres tourismes dans un bâtiment à la sortie de la ville. Après l’inscription, nous montons dans un bus qui nous emmène à 16 km de là à la mine.         Visite d’abord de l’ancienne ville maintenant abandonnée. Tout est en état, les maisons, les commerces, l’église. Toute la population a été réinstallée à Calama à cause de la pollution. La ville était en effet sur le site même de la mine. Tout est gardé et surveillé.
Ensuite nous traversons le complexe jusqu’au trou, la mine à ciel ouvert d’un km de profondeur et 4km de diamètre. C’est le balai incessant des immenses camions qui descendent pour se faire charger de pierre (100 à 400 tonnes) et remontent en 50 mn  jusqu’au lieu de décharge. La cabine avec le chauffeur semble minuscule.
Il y a de la poussière partout, au retour à Calama nous étouffons.

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Festival à Susque

Publié le par Sylvie et Gerard

 

 

    Nous passons deux nuits chez Rosa et nous voilà à Jujuy. A la descente du bus, Nicole et Paco (Jean François) nous attendent avec la camionetta. Paco est arrivé à midi avec Hugo de Cordoba. Nous allons prendre possession de nos chambres à l’hostal Jujuy. Nous avons les chambres en vis à vis de chaque côté de la petite cour. Nous prenons rendez vous pour le soir chez Rafael.
    Une douche et quelques courses (vins et fromages pour l’apéro) après, nous essayons de nous souvenir de la route pour chez Mariella et Rafael. La recherche de l’escalier pour grimper sur la colline, (7 fois 14 ou 15 marches) ne nous pose pas trop de problème (une seule demande de renseignement), nous voici sur le plateau, nous reconnaissons la rue Arias, nous la remontons et à une rue prés, on tourne à gauche, nous demandons la direction au vétérinaire encore ouvert, c’est la rue suivante.
Au frais sur la terrasse, nous commençons l’apéro.

 
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    Après manger, nous rentrons tous vers l’hôtel, nous, Paco et Nicole pour dormir, Rafael et Hugo pour courir en bas autour du parc (dixit Hugo). Au bout de 100 mètres, trouvant qu’il fait trop froid, ils retournent chercher la voiture, et doivent nous attendre devant l’hôtel... Nous ne les reverrons que le lendemain.
Petit tour en ville, pour une nouvelle découverte de Jujuy, plus d’hôtels, de boutiques touristiques et de restaurants, c’est l’impression que cela nous donne.
Nous traînons jusqu’à 20h30, rendez vous pour l’anniversaire des 70 ans de Paco, chez des amis de Rafael. Nous devons trouver facilement c’est sur la place et cela doit sentir la parilla. En arrivant sur la place, nous voyons Nicole qui vient chercher de la menthe chez la voisine pour le morito, cela a simplifié la recherche.
   

 

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    Les festivités commencent avec un petit tour de quartier, Paco en face, nous sur la gauche, pour chercher de l’eau pétillante et du coca. Chacun revient avec ses trouvailles, il ne manque plus rien, la parilla rôtie doucement sur les braises, le morito est comme à Cuba.
La soirée se passe dans la cour en musique et en extérieur, même avec le rhum, le vin et le Fernet coca, la petite laine était la bienvenue. A 3h30, nous rentrons nous coucher, abandonnant les argentins. Ils ont continué la fête jusqu'à 7h.
    Nous partons pour Susque à 9h, devant chez Rafael, tous les sacs sont chargés dans la camionetta à l’arrière, nous protégeons les bagages avec une bâche, la sono, la guitare et le charango dans la voiture de Hugo.
Le premier arrêt se fait à Volcan pour l’essence, puis à Purmamarca sur la place du village, pour faire quelques achats sur le marché artisanal. Tous les ans il y a un peu plus de commerçants.
    Nous montons la côte de Lipan sans problème, nous prenons la photo traditionnelle au col (4170m), effectuons une petite visite au salar, Nicole doit 20 pesos au chef de chantier pour un prêt d’huile lors d’un passage précédent.
    A Susque, nous faisons des courses pour l’école de San Juan et déposons les affaires chez Robert (ex directeur de l’école de Puesto Sey) qui nous attend avec une bouteille de vin, il revient de la chasse à la viscache (il en a tué plusieurs). Après le dépôt de la sono, des instruments et des affaires pour Puesto Sey, Hugo gare sa voiture et nous partons tous les six dans la cabine de la camionetta, à trois à l’avant, Rafael et Paco sont un peu serrés et Nicole à du mal à passer les vitesses.
La piste est refaite à neuf, elle est deux fois plus large et avec des panneaux indicateurs. La réfection de la piste continue après le pont mais pas dans la direction de San Juan. La réfection de la piste suit le trajet du Dakar. Ont ils refait la piste pour le Dakar ou pour les populations locales ?
   

 

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    L’accueil à l’école est chaleureux, nous nous installons dans les chambres, les filles d’un côté, les garçons de l’autre. Nous mangeons à effectifs réduits, les enfants du village étant rentrés chez eux. Pour la plus grande joie des 6 enfants qui restent, des institutrices et de nous même, Rafael et Hugo jouent et chantent ce que les enfants veulent. Ils les font chanter et mettent au point avec eux une chanson pour le festival, ils la connaissent tous.
Avant de se coucher, nous admirons le ciel. Il y a des étoiles partout, nous essayons de reconnaître les constellations, la lune n’est pas visible ce soir.
    Réveil, les enfants sont tous là, la journée commence par la montée des couleurs puis le petit déjeuner. Les enfants vont en classe et avec Sylvie nous faisons le tour du village, assez large en passant par le cimetière et le terrain de foot. Nous rentrons par la colline qui domine le village. En bas, nous voyons Hugo et Rafael, de l’autre côté du canyon Paco.             Nous nous regroupons et rentrons à l’école. La classe finie, il y a la distribution des vêtements amenés par Nicole, puis c’est l’heure du repas.
Après le repas, Hugo et Rafael répètent avec tous les élèves le morceau pour le festival. Le soleil tape dur, la différence de température est énorme par rapport à la nuit.
    Nous repartons pour Susque préparer le festival et régler les derniers problèmes.
L’hôtel est en travaux, les ouvriers font un bruit d’enfer et pour accéder aux chambres il faut enjamber le béton en préparation.
Les chambres sont très bien, mais pour avoir de l’eau chaude, il faut demander afin que le personnel rallume le chauffe eau à gaz.
La double coûte 160 pesos, c’est cher pour le lieu et les conditions de travaux (ou de tranquillité).
Nous mangeons à la Vigona, restaurant où logent les amis de Nicole du Lot venus eux aussi pour le festival. Nous mangeons tous ensemble et nous racontons nos différentes péripéties de voyage.
 

 

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    Et voici le jour du festival. Nicole court de partout pour les dernières mises au point. A 18h la sono arrive et est installée par des jeunes du village. Le festival a lieu dans un hangar-salle de sport, dur dur pour l’écho. A 19h, heure du spectacle, aucune école est arrivée et en spectateurs, 10 Français, Hugo et Rafael…On s’inquiète un peu. Mais petit à petit le monde arrive, d’abord l’école de Susque qui fera le 1er spectacle, puis quelques habitants.

 

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A 21h, avec 2 heures de retard, les écoles sont présentes et les gradins pleins. Le spectacle commence. Les enfants enchaînent les danses traditionnelles ambiance carnaval et les concerts. A 11h, 120 personnes dans chaque gradin et plus de 200 dans la salle, 450 au total. Jusqu’à minuit, fin du spectacle, il y aura des entrées. Le festival a été une réussite, en spectateurs et en qualité du spectacle. Il y a eu beaucoup d’investissements de toutes les écoles participantes.

 

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Le lendemain, nous laissons Nicole et Paco à Susques, tous nous repartons vers une destination différente.
Nous ce sera Salta, chez Rosa, à L’Hostal du Cerro. Nous avons acheté nos billets pour Calama au Chili. Nous partons lundi matin.



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Arrivée en Argentine

Publié le par Sylvie et Gérard

Après 11h de route nous arrivons à Salta en Argentine. Le passage de la frontièe s'est déroulé sans formalité. Le plus long est d'arriver à la frontière et de remonter dans un bus argentin. De la gare routière où nous descendons au pont qui fait frontière, il y a presque un km en descente : des bureaux de change, des restaurants, des boutiques de souvenirs jalonnent la route. Arrivés sur le pont, faut se faire tamponner le passeport. Il y a la queue pour l'entrée en Bolivie, personne pour la sortie. Ensuite nous traversons le pont, mais là c'est l'heure du repas, il faut attendre quelques minutes le retour du douanier pour se faire tamponner le passeport. Ensuite, il faut monter la côte jusqu'à la gare routière, il 13h, tout est fermé, c'est grand soleil, il n'y a pas d'ombre. Un km plus loin, nous voyons le bus de Balut, on achète les billets, on monte, on démarre...ouf. Mais si le douanier nous a laissé passer facilement, le gendarme lui veille. A 150 km, à Las Cruces, les gendarmes arrêtent les bus, font descendre voyageurs et bagages pour la fouille. Nous sommes le 3e bus à attendre ( presque 45mn), pour nous c'est seulement un coup d'oeil dans la soute et à l'intérieur. Nous traversons la Québrada, toujours aussi jolie. A 23h nous sommes à Salta. Sacs sur le dos nous partons ver l'hôtel Del Cerro où le veuilleur de nuit nous attend. Après une bonne nuit, fenêtre ouverte, nous allons dans le centre pour faire du change et quelques achats. Ici c'est el adios a Nestor Kirchner, le mari de la Présidente.

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Tupiza

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Nous nous sommes arrêtés 3 jours à Tupiza. La ville est toute petite et sans intérêt, mais les environs sont magnifiques. Nous en profitons de nous reposer de l’altitude, nous sommes ici à 2960m. Nous sommes de nouveau en Tshirt, il fait chaud, même très chaud en début d’après-midi. D’ailleurs à cette heure là, la ville est morte, pas la peine de chercher à boire.
L’hôtel nous a donné une carte des randonnées à faire dans les alentours, sauf qu’elle est complètement bidon, pas à l’échelle et sans les difficultés.

 

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Nous partons le sac avec le pique-nique sur le dos. La première promenade est le canyon, dix minutes de traversée d’un canyon large d’un mètre à 5m qui se termine dans une quebrada qui elle se termine par un mur d’escalade…nous de trouvons pas de sortie et faisons demi-tour ( sur la carte, il y avait possibilité de boucle…). Mais nous sommes contents de la balade.

 

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Le lendemain, nous partons vers la porte du diable. Mais nous avions le soir retrouvé Fanny et le couple de Slovènes qui étaient partis pour cette balade qui s’est également terminée par un mur de rochers à escalader. Nous savons donc que notre balade se terminerait au canyon de l’inca. Nous avons bien profité du paysage et des cactus.
Nous avons maintenant nos tickets de bus pour Villazone, demain nous passons la frontière argentine.

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Pour nous situer

Publié le

002 carte chili3

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Uyuni

Publié le par Sylvie et Gerard

Nous voici samedi 23 octobre  en fin d’après-midi débarquant tout cradingue à Tupiza après 4 jours magnifiques.

Nous avons quitté Potosi mardi dernier, nous avions réservé dans un grand bus pour être sûr que nos bagages voyagent en soutes et non sur le toit. Bien sûr en arrivant pas de grand bus, 2 agences ont regroupé les voyageurs sur un bus « moyen », et les sacs partent sur le toit…Dans le bus, majorité de touristes. Nous prenons des locaux en cours de route.

Nous arrivons à Uyuni en fin d’après-midi après 6 h de bus, pratiquement que de la piste. La ville est toute petite, tout se regroupe sur 2 rues. Nous nous installons à l’hôtel Julia, une immense chambre à 150 bol avec petit déjeuner. N’ayant rien mangé depuis le petit déj de l’hôtel, nous décidons d’aller manger avant toute chose, mais en repassant devant la réception nous demandons où se trouve l’agence Expemsa, recommandée par le couple d’Italiens à Arica. La jeune fille nous accompagne sur le trottoir, et devant la porte de l’hôtel, nous présente la dame de l’agence…qui discutait sur le trottoir avec d’autres personnes. Cette dernière nous emmène dans son agence à 20m de l’hôtel et nous explique le programme en 4 jours. Mais pour l’instant, nous ne sommes que 2 à éventuellement s’inscrire et le 4X4 ne part qu’avec 6 personnes.

Nous partons vers la place centrale où se trouvent boutiques de souvenirs et restos. Nous venons de parler avec des Françaises et un Québequois revenant d’un tour qui nous conseille une pizzeria. Il fait encore soleil, nous nous mettons en terrasse avec le Lonely Planet version française bien en vue sur la table : ce serait bien d’arriver à remplir une voiture.

Passent devant nous 3 Français ayant fait avec nous le voyage en bus de Potosi. Ils démarchent les agences. Nous leur parlons de notre agence, et leur disons que nous sommes volontaires pour combler une voiture. La pizza arrive, nous commençons à manger. Arrivent un couple Franco-Belge avec qui nous avons également voyagé. Ils cherchent eux aussi à partir. Nous les envoyons également à l’agence et nous continuons à manger tranquillement.
Quelques minutes plus tard, tous les 5 reviennent et nous font la proposition d’aller à Tupiza au lieu de revenir à Uyuni  ce qu’ils ont négocié très bien à l’agence pour compléter avec d’autres personnes déjà inscrite, nous acceptons. Tous ensemble nous partons nous inscrire et payer l’avance avant de tous nous retrouver à la pizzeria. Le départ est pour le lendemain matin 10h30.

Nous sommes 6 parlant français (Christophe et Marion, Patrice et Maelle, Sylvie et Gérard) dans un 4X4 et Fanny monte dans un 2ème 4X4 avec un Australien, 2 Slovènes, 2 Allemands. Les voitures resteront toujours ensemble. 6  doivent partir vers la frontière Chilienne pour rejoindre San Pedro de l’Atacama (ils voyagent pour 600 bols), nous et 4 autres partiront ensuite pour Tupiza (pour 1000 bols). Sur la route nous reprendrons 2 anglaises qui avec l’Austalien remonteront ensuite à Uyuni.

 

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Nous commençons la visite par le cimetière des trains à la sortie de la ville. Des locomotives de toutes générations sont entassées sur les 2 voies, le paysage est décoré d’une multitude de sacs plastiques portés par le vent. Un peu comme nous voyons chez nous les jours de mistral à côté de la décharge d’Entressein dans la Crau. Puis nous partons pour Colchani. Là nous retrouvons 25 autres voitures, ça angoisse un peu…Une personne du village nous montre comment il récupère le sel du salar, l’assèche, le broie et le met en sachets pour la cuisine. Dehors  des stands d’artisanats pour ceux qui veulent s’acheter des bonnets, des gants, ou des chapeaux. Tout est moins cher qu’à Uyuni.

Nous partons ensuite pour le salar (3653 m d’altitude et 12 500 km2 c’est la plus grande réserve de sel au monde), où il est prévu de pique-niquer à l’ancienne maison de sel qui sert de petit musée.

 

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Le parc interdit maintenant les constructions des maisons de sel qui sont des hôtels, pour protéger le site et éviter la pollution.

En fin d’après-midi, 80 km après Colchani, en traversant des milliers de plaques de sel hexagonales, nous arrivons à l’Isla de Pescado ou Incahuasi : au milieu du Salar tout blanc, une montagne recouverte de cactus. Nous payons 15 bols pour pénétrer sur l’île et l’escalader et prendre un peu de hauteur sur cette immensité de sel. La promenade est agréable et un peu éprouvante, même si elle ne fait qu’une cinquantaine de mètres de haut, l’altitude calme un peu les ardeurs.

 

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Le soleil baisse, nous sommes en fin d’après-midi et les couleurs deviennent très chaudes. Nous continuons notre route pour sortir du salar et rejoindre notre hôtel. Nous croisons une extraction de sel qui sert à la construction. Le sel est découpé à la scie circulaire en bloc parallélépipédique de la taille d’une grosse brique. Nous profitons des ombres portées et du soleil rasant, pour faire quelques photos, coucher de soleil sur le salar oblige.

La sortie du salar se fait par une sablière, pilote amateur dans le sable mou s’abstenir. Des ornières de 30 cm, celà se croisent de partout, le jour tombe, on ne voit pas grand chose, les conditions idéales pour s’ensabler. Nos chauffeurs sans problème nous sortent de là, en 2 roues motrices, c’est des spécialistes des passages difficiles, même pas dur pour eux.

Nous arrivons à l’hôtel et prenons possession de nos chambres, tout est en sel même les lits. Nous sommes dans une chambre de 4, nous dormons avec les Franco-belges de Guadeloupe, Christophe et Marion voulant s’installer à Grenoble à leur retour.

De l’eau chaude est mise sur la table avec du thé, du café, ou de la tisane ou des feuilles de coca (apportées par Christophe) pour nous faire attendre le repas : une soupe de légumes suivie d’un « pique macho » ( viande de bœuf, saucisses, frites et légumes mélangés). A 10h30 plus d’électricité, tout le monde se couche. La nuit est froide, mais il y a plusieurs couvertures sur les lits qui suffisent à nous réchauffer.

Le lever est prévu à 6h pour le lever de soleil (pas terrible), et un départ à 7h. Nous traversons un petit salar, tout autour des volcans, dont un en activités. Nous allons nous arrêter à sa base pour voir les fumerolles.

 

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Nous nous dirigeons ensuite vers les lagunes. A la première, Laguna Canapa, il est prévu de pique-niquer. Le site est magnifique par les couleurs de l’eau et des flamants roses qui l’envahissent.

 

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Juste avant de partir, 2 vigognes viendront poser pour les photos. Nous enchaînons ensuite les lagunes, Hedionda, Charcota, Honda et Ramaditas, toutes avec des couleurs différentes dues aux minerais et leurs colonies de flamants.

 

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Nous traversons ensuite un désert pour arriver à l’Arbol de Piedra et la laguna Colorada où nous attendons le coucher de soleil. Le vent s’est levé en milieu d’après-midi, c’est glacial.

Mais tout le monde regarde les colonies de flamants sur le lac, c’est certainement la plus jolie de toutes ( nous sommes seulement à 4270 m ).

 

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Nous rejoignons notre « hôtel », dortoir de 7. En attendant le repas, idem, boissons chaudes. Là c’est beaucoup plus simple, soupe de légumes suivie de spaghettis à la sauce tomate, mais accompagnée de vin bolivien acheté dans un  petit village. Avec Christophe, nous connaissons la technique de l’ouverture de la bouteille de vin, sans tire bouchon et avec la chaussure. Les autres sont sceptiques, donc avec ma basket, la bouteille dans le talon, nous frappons sur le mur, et le bouchon petit à petit sort de la bouteille (le miracle de l’onde de choc à encore agit). Il fait froid, nous allons nous coucher tôt.

 

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En effet le lever est prévu à 4h du matin. Tout engourdi et sans déjeuner nous partons vers les geysers (la vapeur sort à 200° et se condense pour geler immédiatement sur le bord des geysers, tous les trous sont donc entourés de givre), puis nous repartons vers les thermes. A 6h du matin, il est prévu pour ceux qui le veulent la baignade dans un bassin d’eau chaude à 30 degrés. Il fait encore nuit, et l’eau le long de la rivière chaude est gelée.

Et nous avons là notre petit déjeuner, servi dans une grande pièce où se retrouve une cinquantaine de personnes ( une dizaine de 4X4 ). Mais cela nous réchauffe et nous réveille.

Nous pouvons continuer vers la laguna Blanca, la laguna Verde et le volcan Ucancabur.

 

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Vers 10h30, nous déposons à la frontière chilienne, ceux qui partent vers San Pedro de Atacama. Nous ne sommes plus que 2 dans notre voiture, nous reprenons le même chemin et arrivés aux thermes, nous embarquons 2 anglaises. Nous sommes maintenant 4 dans chaque voiture. Nous continuons notre traversée, 2 autres lagunes de nouveau avec leur colonie de flamants puis des passages à gué avant d’arriver à San Antonio de Lipez où nous allons passer la nuit.

 

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Nous traversons un village fantôme (une histoire de curé, de diable, de vin et aussi de la diminution du cours de l’or et de l’appauvrissement du site). Nous prenons une petite pause dans le village abandonné, c’est le repère des viscaches qui se cachent dans les vieilles pierres. L’hostal où nous nous arrêtons, est fermé, les guides font le tour du village et trouve un autre hostal où l’on s’installe. C’est encore plus désuet, toujours en dortoir, pas de douche. Les lits sont rudimentaires, les matelas mettent bien en valeur leurs ressorts.

On nous prépare le repas : soupe puis côtes de lamas avec légumes et frites.

Les guides nous amènent 2 bouteilles de vin. Nous sommes épuisés, les chauffeurs pire encore : tous les deux ont mâché de la coca après le repas pour ne pas s’endormir au volant. Luis a les yeux qui lui sortent de la tête.

 

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Le lendemain, départ à 7h, il reste encore pas mal de route. La piste est étroite, tortueuse, nous montons et descendons sans arrêt, avec des ravins de plusieurs centaines de mètres. Nous traversons San Pedro de Lipez, puis encore par des montées et descentes entre 4100 m et 4500 m nous continuons notre chemin. Le repas est pris dans un bled dont nous ignorons le nom, les chauffeurs cherchent un endroit pour préparer à manger, il y a trois maisons dont une qui fait épicerie et qui a une salle, aucune indication à nulle part, il faut savoir, c’est tout.

 

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Nous continuons jusqu’à Tupiza, la piste suit les crêtes, les ravines se succèdent, à droite puis à gauche, des deux côtés à la fois, on monte, on descend. Au sommet d’une colline à 4300m, nous sommes en Bolivie, nous croisons des restes d’anciennes mines d’or, des trous en nombre dans la colline, en face un camion et un compresseur, certaines doivent être encore en activité.

 

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L’arrivée sur la ville est grandiose, la montagne est sculptée de partout, là nous voyons un théâtre avec tous ses sièges, ici un château avec les remparts, ensuite une cathédrale, chacun avec son imagination voit des choses différentes. Nous finissons de descendre pour passer de 4000m à 2920m et arrivons vers 16h. Une voiture ramène les 2 anglaises et l’australien à Uyuni, l’autre voiture reste sur place, notre chauffeur Luis a de la famille sur place, nous avons compris que c’était sa grand-mère.

Nous nous installons à l’hôtel Nitru ( 200 bol ), c’est là que les voitures nous ont déposés.

Après une bonne douche, nous chargeons les photos : 1200 pour les 4 jours. Il faut dire que le tour était particulièrement beau et varié. Nous ne regrettons vraiment pas nos 1000 bols par personnes. Nous choisissons le restaurant le plus proche de l’hôtel, le chauffeur passe par le même restaurant, c’est sûrement sa grand-mère qui l’accompagne, elle a au alentour de 25 ans… Nous rentrons à l’hôtel et dodo.

 

 

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Potosi

Publié le par Sylvie et Gerard

    De notre chambre, nous surveillons le terminal de bus, celui de San José arrive, nous rejoignons le hall et le quai 15. Le bus est à l’heure et charge d’énormes paquets dans les coffres. Sur le quai, une dame en habits traditionnels, nous demande où nous allons, d’où l’on vient…toutes ces petites questions que l’on pose aux touristes. Puis avec sa couverture dans le dos, et son chapeau melon marron sur la tête, elle monte avec nous dans le bus.
Nous sommes sur la route de Potosi, de petits villages de temps en temps. Ceux-ci sont entourés de murs en terrasse qui montent très hauts sur les versants. C’est l’époque des labours, nous voyons les paysans labourer, en couple en poussant la herse, ou avec des animaux, mais très peu de tracteurs. Dans les premiers kilomètres pâturent des vaches (à 3 500 m) et des moutons puis des alpagas. Après 2 h de route, le chauffeur s’arrête dans un petit village pour manger. Là, pas de banos, un terrain vague, un côté femme, un côté homme. Et nous comprenons l’avantage d’avoir une jupe plissée, bien ample, à la place d’un pantalon…Nous arrivons en début d’après-midi à Potosi. De loin nous apercevons les différentes collines de la ville avec plein d’immeubles en construction. Nous descendons dans une énorme gare routière, comportant 2 immenses espaces cylindriques, toute neuve. Il n’y a ni taxis, ni mini bus en vue. Nous rejoignons la route, là nous retrouvons notre copine de bus . Un mini bus arrive, elle monte dedans, nous demandons au chauffeur : el centro ? devant sa réponse positive, nous montons également. Pendant une vingtaine de minutes, nous allons monter et descendre des petites rues, certaines complètement embouteillées. Notre copine descend et demande au chauffeur de nous laisser à un arrêt près de la place du 10 Novembre.

 

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Consigne respectée, nous descendons et trouvons notre hôtel « Compania de Jesus » dans une rue proche. Nous nous installons (110 bol la matrimonial avec petit déjeuner). La chambre est spacieuse, claire, la fenêtre donne sur un petit patio intérieur.
Nous sortons faire un tour, dans les rues avoisinantes, à chaque montée, il nous faut reprendre notre souffle, nous sommes épuisés : les 4 060 m de Potosi se font sentir. Nous nous couchons, il y a 5 couvertures et un couvre lit. Impossible de dormir là dedans, c’est très très lourd et nous n’avons pas froid : on enlève 3 couvertures.

Pour le petit déjeuner, nous avons une grande tasse de café, thé, maté de coca au choix, deux petits pains ronds avec beurre et confiture, tous les rabs sont à supplément. Pour 11 euros, chambre et petit-déjeuner compris, cela nous semble normal.
Nous partons en ville avec notre linge sale sous le bras, à la lavanderia que l’on nous a conseillée la veille, après la pesée du linge (4 kg), remise du ticket de 40 bol, Nous devons le reprendre à 8h ce soir.

 

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Le musée de la monnaie étant ouvert, nous prenons nos billets et l’on nous indique qu’il y a une visite guidée en français à 10h30. Nous ressortons pour attendre l’heure, nous passons devant le couvent Santa Thérésa, ouvert mais que nous ne visitons pas, ce n’est pas au programme aujourd’hui. Retour au musée de la monnaie, nous ne sommes que 2 français, nous faisons la proposition de nous intégrer dans un groupe d’anglais, cela est refusé. La guide en français, arrive, cherche d’autres français dans les cours, revient bredouille et commence la visite rien que pour nous. Des salles d’exposition de peinture, puis les matrices et les monnaies des différentes époques, Potosi frappait la monnaie pour tout l’empire espagnol.
Nous voyons aussi la forge, les laminoirs, puis les presses tout est d’époque. Potosi a frappé la monnaie de la Bolivie jusqu’en 1953, maintenant elle est frappée au Chili et les billets imprimés en France.
A la fin de la visite, dans une cour intérieure, au milieu d’une exposition d’art moderne sur le thème de la boule de pierre, un groupe folklorique est en train de faire un enregistrement de leur spectacle. Nous regardons, la danse est très rythmée avec des sauts et des rotations incessantes, à la fin de la représentation les danseurs sont épuisés. Il est midi, les gardes mettent tout le monde dehors, c’est l’heure de la fermeture.
Nous prenons une petite collation au Café de la Plata : ensalada greca et jugos, nous n’avons pas très faim et rentrons à l’hôtel après être passés dans un cyber pour récupérer les mails. Nous sommes de nouveau fatigués.

 

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En passant devant la cathédrale de la Merced, notre attention est attirée par une collection de batterie de cuisine en argent suspendue pour faire une arche jusqu’aux portes de l’église. Une fanfare joue sur le côté à l’intérieur de la cour, nous passons à côté de l’arche et rentrons dans l’église où trônent deux vierges de tailles différentes, des autochtones sont en train de prier, nous nous faisons discrets et ressortons. Sylvie se fait accoster par une dame qui lui propose un verre d’alcool pour boire et verser aux pieds des piquets soutenant l’arche de plats en argent, des kilos d’argenterie. Elle refuse, certains sont déjà bien éméchés et la fête ne fait que commencer.

 

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Sur la place du 10 novembre, un orateur annonce des groupes folkloriques qui dansent les uns derrière les autres, puis vient le tour de chanteurs et musiciens. Pendant le concert, plusieurs voitures passent, décorées de blancs et les casseroles traînants à l’arrière, les mariés passent mais cela ne dérange point le concert, tout le monde cohabite avec des moments de cacophonie. Nous faisons un entracte afin de récupérer notre linge et de se restaurer dans un lieu chic, le 4060 en référence à l’altitude du coin, 2 steaks et une bière la Potosina et cela va mieux. En sortant nous clôturons le festival culturel du 200ème  anniversaire de la libération de Potosi en écoutant le dernier couple sur l’estrade, chansons avec des musiques très entraînantes et deux voix agréables. Il est 10H30, nous rentrons nous coucher.

C’est dimanche, la majorité des commerces sera fermée. Nous partons vers le Couvent Santa Teresa, dans le guide il serait ouvert . Et bien, non, porte de bois, il n’y aura donc pas de visite ce jour. Nous descendons vers le petit terminal de bus pour Uyuni où se trouvent les différentes agences. Nous en profitons pour prendre nos tickets pour mardi (60 bolivianos pour 2).
A côté ça grouille de monde, il y a en effet un grand marché que nous allons traverser. Fruits et légumes, viande, vêtements, et gargotes. Nous y retrouvons notre copine du bus. Jupe plissée bien étalée, chapeau- melon sur la tête, elle tient un étal de layette. Bien contente de pouvoir de nouveau nous dire quelques mots.
Nous sommes en bas de la ville, il est midi, il n’y a plus d’ombre, et nous devons remonter. De plus pas de mini bus en vue, nous avons du sortir du marché par le mauvais côté. Tout doucement, nous remontons vers le centre et nous nous affalons sur un banc de la place du 10 novembre. Le bar sur lequel nous comptions pour boire, Le Café de la Plata est fermé. Autour de nous, à la place des petits stands de jus de fruits pressés, de friandises, que des touristes qui n’ayant pas grand chose à faire en ce dimanche, prennent le soleil. Nous partons vers la petite rue piétonne, et rentrons vers le petit restaurant le Saltena, où il y a des saltenas à manger. Il s’agit d’une spécialité locale, un peu comme une empanada. Il n’y a pas de choix de menu, donc saltenas (Une dizaine de centimètres de long, 5cm de diamètre et sur le dessus une petite crête, la pâte est garnie de petits morceaux de poulet, bœuf, pommes de terre, raisin sec avec de la sauce à la cannelle sucrée salée, lorsque l’on croque dedans cela dégouline de partout) et Fanta ( même pas d’eau minérale)…c’est dur le dimanche !

 

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Nous rentrons tranquillement à l’hôtel et regardons la fin d’un Indiana Jones. Dehors il nous semble entendre des tambours, nous décidons de ressortir. Dans la rue d’à côté passent des élèves de tout âge sous les banderoles de leur école. Le cortége passé, nous remontons vers la place où nous en voyons un autre arrêté. Quelques minutes plus tard arrivent 4 jeunes filles portant une vierge. Le cortège démarre et sort de l’église une grande vierge portée par une vingtaine d’hommes. Au balcon, les habitants sortent des nappes blanches et lancent des confettis, des fleurs de papiers ou des cadeaux sur la vierge. D’autres lui apportent des offrandes, bagues, fleurs…La Vierge est accompagnée de prêtes qui de temps en temps s’arrêtent et font des prières dans un porte-voix. La foule très émue suit, les larmes aux yeux et le petit mouchoir à la main. Ce cortège vient retrouver le précédant, et se dirige vers l’église de la Merced.

 

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Toutes les cloches sonnent, les portes sont grandes ouvertes, tout est éclairé. Les 2 vierges se retournent vers la foule pour une dernière prière puis rentrent dans l’église où elles retrouveront leur place. La foule se sépare. Les portes de l’église se ferme.
Il y est 7h du soir, nous trouvons un petit resto ouvert où nous mangeons avant de rentrer.
Nous sommes fatigués et nous avons très mal aux yeux, pourtant nous ne quittons jamais les lunettes de soleil.
Notre visite du couvent de Santa Térésa est donc reportée à ce lundi matin. Nous y arrivons avec un groupe de quebecquois, nous aurons donc une visite en français de 2h. Visite très intéressante, le couvent est en très bon état et la vie de ces 21 nonnes bien que pas du tout passionnante et enviable est à connaître.

 

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A l’intérieur de très jolies œuvres d’art, l’or brille de partout, surtout dans l’église grâce à l’argent des dots payées en or. Pour rentrer au couvent les deuxièmes filles des familles les plus aisées devaient se mettre sur liste d’attente, attendre un décès et payer l’équivalent de 100 millions de dollars en équivalent or de maintenant. Aujourd’hui seulement 10 nones vivent ici, dont 8 brésiliennes, la crise frappe partout, même l’église recrute des immigrées. A la sortie nous déambulons dans les rues pas encore visitées du centre de Potosi.
L’après-midi, nous montons à la Torre de la Compania de Jésus, pour la vue sur la ville. La Torre cohabite avec l’office du tourisme, c’est un clocher ouvragé, très joli, vestige d’une ancienne église jésuite. Ensuite nous visitons le couvent de Saint François, le plus ancien couvent du pays et la plus grande église de Potosi.
Ici c’est de la pierre, très peu d’or, des fleurs fraîches sont dans des vases dans tous les recoins de l’église, une odeur de roses envahit l’atmosphère. Après la visite des catacombes sans intérêt, nous montons au mirador, sur les toits en coupole de l’église, le chemin est très aérien, mais c’est une très belle vue de Potosi.

 

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Dans notre élan mystique et religieux, il nous reste la visite de la cathédrale. L’ouverture est prévue à 16h, à 17h la porte étant toujours close, nous rentrons à l’hôtel, il commence à faire froid.

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Voici ou nous sommes allés et ou nous sommes a present

Publié le par Sylvie et Gerard

Voici une carte confectionnée avec les moyens du bord, carte papier photografiée et assemblage

 

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