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Parcs Sheritoko et Akan

Publié le par Sylvie et Gérard

Le réveil est sur 5H30, le train est à 6H41, le vent est terrible, il pleut à seau, c’est la tempête, le typhon est arrivé sur Hokkaido. Nous prenons la décision de rester au lit jusqu’à 9h pour voir l’évolution de la situation.

 

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A 10 h nous prenons le train pour le parc Shiretoko, 40 mn de train en longeant la mer, les vagues sont impressionnantes. Nous arrivons à Shiretoko-Shari ( où nous n’avions pas réussi à avoir un hôtel, tout était complet) et nous prenons un bus pour 1H et 40 Km. Le bus traverse Oturo, petite ville en bord de mer, moche, mais qui se trouve à l’entrée du parc. Nous payons  4000 yens AR par personne, c’est pas donné. Le soleil se lève et repart rapidement, nous arrivons au parc il ne pleut plus mais le vent est toujours de la partie.

Pour 250 yens le garde nous fait remplir un formulaire, puis nous donne chacun un permis, ensuite il nous fait une petite conférence en japonais sur les dangers d’une rencontre avec l’ours.

En résumé, nous avons compris, il faut faire du bruit, si malgré cela l’ours se présente, alors il faut sortir le permis, le faire tamponner par l’ours avec sa situation géographique, pour qu’au retour le Ranger puisse indiquer sur le tableau la date et le lieu de la rencontre avec l’ours…Mais peut-être n’avons nous pas tout compris… Le dernier signalement d’ours est du 17 septembre, les 4 autres datent du mois d’aout, nous avons notre chance.

 

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Nous partons à travers bois sur un sentier bien balisé, nous devons rencontrer des biches, des oiseaux de toutes sortes et 5 lacs pendant la randonnée. Nous ne sentons pas trop le vent, mais la pluie transperce le feuillage, le chemin est un peu boueux, mais ferme sous la chaussure. Nous rencontrons les écureuils, les biches et leur petit, la pluie, les lacs. La visibilité est réduite par instant car la pluie tombe en rafale, la qualité de la photo va s’en ressentir. Il faut essuyer l’objectif sans arrêt. Un Japonais silencieux nous accompagne pendant tout le parcours, il nous attend pour les photos, regarde sans arrêt si nous suivons, nous croyons qu’il a peur de présenter son permis à l’ours tout seul.

La fin du parcours est plus aménagé, nous marchons sur un ponton accessible par un double portail métallique et électrifié. Le ponton est lui même entouré de trois rangés de fils électriques en protection de l’ours. Nous sommes sur la partie empruntée par les tours opérateurs. Le ponton est en bois, pas sale du tout, mais exposé au vent. Nous rencontrons des personnes courbées en deux, se protégeant comme elles le peuvent des rafales, les parapluies à l’envers ou se cachant la figure sous leurs ponchos. Nous, nous sommes trempés, transpercés jusqu’au os.

 

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Enfin le centre des rangers, nous rentrons nous mettre à l’abri. Nous avons bien des chaussures de rechange dans le sac, mais nous n’avons pas de vêtements secs. Notre copain le Japonais silencieux nous fait une courbette et disparaît…

Nous attendons le bus pour aller jusqu’au centre de tourisme, ou doit se trouver la plus haute cascade d’Hokkaido, elle se jette directement dans la mer de 80 mètres.

 

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Entre les lacs et le centre 10 mn de bus, puis une petite marche d’un kilomètre, il ne pleut plus, mais la marche doit être soutenu, car nous ne voulons pas rater le dernier bus pour rentrer.

Nous marchons avec le vent dans la figure jusqu’à la falaise, et là, face à la mer, nous le sentons bien. Nous montons sur la plate forme pour être mieux exposés, nous nous accrochons aux rambardes et nous avons la surprise de ne pas voir tomber la cascade à la mer, elle descend sur un dizaine de mètres, puis elle s’envole sous la pression du vent pour finir dans un nuage d’eau qui se disperse de partout sans tomber.

Nous sommes un peu déçus par cette cascade, pas beaucoup d’eau et en plus elle s’envole.

Nous rentrons, il est l’heure du bus pour Shari. Le train a 25 mn de retard, mais il nous ramène à destination. Notre seule hâte, mettre des vêtement secs et aller manger, c’est l’anniversaire de Sylvie. Aujourd’hui c’est fête, steaks, frites et bière…La serveuse est réticente à servir un grande bière et demande qui conduit. Nous la rassurons en disant que nous sommes à pied. La tolérance pour l’alcool au volant est de zéro.

Ce matin nous partons pour Kawayu Onsen en train. Il y a un petit soleil. En longeant la côte, nous pouvons constater que les vagues sont plus calmes.

 

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Nous descendons dans une petite gare en bois. Dehors un bus JR nous attend pour nous amener en ville, 3 km plus loin. A l’horizon, une montagne avec des fumerolles, on aimerait bien y aller.

La ville est très plaisante, cela nous change : Shari est un bled et Oturo moche. Nous sommes maintenant dans le parc d’Akan.

Des panneaux de partout, et nous y trouvons le chemin qui conduit au pied du volcan. Petit chemin très agréable dans la forêt. Au bout de 2 km nous sentons les odeurs de souffre, nous sommes arrivés. Il y a quelques touristes japonais. Nous prenons quelques photos et retournons par le même chemin.

 

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Nous visitons ensuite le musée de la personnalité locale, un sumo qui a gagné 32 tournois .Nous traversons la rue principale avec des commerces pour touristes. Un peu plus loin, de la vapeur se dégage. C’est une petite piscine d’eau chaude pour tremper les pieds. Nous défaisons les chaussures et faisons trempette. L’eau est trop chaude pour Gérard, ses pieds deviennent rouges, ce qui fait rire nos voisins. Nous restons dans ce bain que quelques minutes.

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Nous rentrons : le bus est là pour nous amener à la gare. Le train est déjà en gare. Le long des plages, les pêcheurs sont installés. La tente est plantée et chacun installe plusieurs canes. La nuit tombe sur la mer d’Okhotsk.

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Nous pensons manger dans le restaurant face à l’hôtel. Il est 19h, le papy enlève ses drapeaux et croise les doigts pour nous dire que c’est fermé. Nous nous dépêchons vers la rue « commerçante » ou tout est déjà fermé. Nous retournons au restaurant du premier soir. La dame nous écrit sur un papier « 8 ». Il nous reste 45mn pour commander et manger…et nous nous régalons avec notre plat de nouilles aux fruits de mer. Evidemment, il n’y a plus personne dans les rues. Ah ces petites villes….

Demain nous retournons à Sapporo.

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